par Jauclin

   SOMMAIRE


INITIATION AU DECODAGE BOUDET

 

1 – Introduction

Quand un chercheur débutant découvre pour la première fois la VLC , il se pose la question très légitime : ce livre est-il l’œuvre d’un fou ou d’une personne qui souhaite transmettre un message dans un ouvrage « de prime abord » incompréhensible ?

J’ai eu ce même sentiment il y a maintenant bien longtemps . Quand je repense au  « détail » qui m’a converti , c’est à la traduction de Lockmariaquer , réalisée  par l’abbé Boudet  que j’attribue ma conversion . Sans être un spécialiste des mots , j’ai tout de suite remarqué que ce terme était en relation avec Marie , alors comment un abbé du XIXeme siècle pouvait au mépris de sa propre fois , passer à coté de cette évidence et nous proposer une histoire de Lac et de chasseurs ?

Voila comment tout à commencé pour ma part ……..

1 – 1 Le but de VLC

 

Le but de la VLC est de nous faire deviner un endroit particulier de la région de Rennes les Bains dont il ne prononcera jamais le nom : ce sera sa façon de le mettre en évidence . Mais les lieux qui en seront proches feront l’objet d’un nombre très important de descriptions sous le voile du secret .

Il me faudra mettre en place un peu de vocabulaire pour expliquer mon point de vue .

Ce ne sera pas comme certains pourraient injustement le croire dans le but d’étaler un savoir ou un savoir-faire , mais simplement afin gagner en précision dans « ma démonstration » .

La VLC se décompose en « scènes » qui se déroulent à des époques et des lieux différents . Pour en nommer que quelques unes, voici pris au hasard quelques noms que je leurs ai attribués …

*La langue Kabyle

*Moïse

*La Bretagne

*Le Basque

*Les constellations

Etc …..

A ces différentes scènes que je qualifie de secondaires s’ajoute La scène principale :

La description de la région de Rennes les Bains .

Cette dernière peut être réduite de façon schématique aux lieux que l’on trouve dans la « carte Boudet »

La VLC aura donc pour fonction principale de comparer grâce à un vocabulaire codé , la scène principale à chacune des scènes secondaires en vue de nous faire découvrir ce lieu particulier qui se retrouvera dans chaque comparaison . Pratiquement à  chaque fois , l’abbé prendra le même chemin , celui qui passe par l’homme mort pour arriver juste derrière la colline ..dans la vallée de Lavaldieu

 

1 – 2 Un procédé souvent utilisé

Le nom que j’attribue à ce procédé me semble le plus représentatif : c’est la « transposition » . Dans une scène secondaire , l’abbé va « transposer » la scène principale . De ce fait des éléments communs vont être choisis pour créer ce lien . Je les appelle « mots ou expressions relais » . Pour certains , le domaine d’application sera étendu , nous les retrouverons donc dans un nombre de  scènes important : c’est le cas du mot « repos » que j’utiliserai dans cette étude .Pour d’autres deux à trois scènes seront « reliés » , le domaine d’application sera donc réduit : c’est par exemple le cas du mot « héritier » .

 

1 – 3 Quelques outils

a – la traduction anglaise

Le premier outil se trouve dans « l’intention » de cet ouvrage : la langue celtique est comparable à la langue anglaise , c’est la langue d’origine .

C’est l’outil le plus important .

Sans indication particulière de l’abbé, il est celui qui doit être utilisé en priorité .

De façon concrète , il nous faudra nous intéresser à la traduction proposée :

* Est-elle exacte ?

* Le mot anglais utilisé n’a-t-il pas d’autres significations ( très utilisé par l’abbé ..)

* N’y a-t-il pas dans le mot proposé la suggestion d’un mot ou d’une phrase anglaise que l’abbé ne nous propose pas ?

* Un « mot Français inhabituel »se trouvant de façon inattendue dans le texte  ne trouve-t-il pas une traduction anglaise intéressante ?

Toute mon étude sur la VLC est « truffées » d’exemples de ce type que je ne vais pas ici ré expliquer pour ne pas surcharger mon propos …je vous invite donc à les rechercher pour en avoir l’exemple ..ou à en redécouvrir certains dans les exemples qui vont suivre ….

b – L’indication « Boudet »

D’une façon générale , n’oubliez jamais de faire ce que l’abbé Boudet vous dit de faire ….. !

Ainsi sur plusieurs chapitres , l’abbé nous propose une façon d’interpréter ses propos : parmi plusieurs propositions je vais en développer deux .

 - le jeux de mots

Il fait l’objet de cette étude, il est recommandé dans la scène « Kabylie » . Vous verrez que les exemples sont nombreux et variés et ne se réduisent pas qu’aux deux jeux de mots essentiels : « l’homme Maure est Numide »  ..( « l’homme mort est humide » ) .

Je ne vais donc pas « développer » dans cette partie d’étude ,  mais juste vous proposer la définition du jeux de mots ..

Un jeu de mots est en général n'importe quel jeu de langue qui manipule les mots ou des sonorités, et en particulier celui qui consiste à créer deux mots ou phrases homophones (le plus souvent humoristique) ayant un sens différent.

Citons le calembour connu : Demandez nos exquis mots ! ( nos esquimaux ..glacés .. !)

Comme l’exemple le montre , le jeux de mot possède ce coté « un peu stupide » , qui pourrait faire croire qu’une interprétation soit « tirée par les cheveux » . Mais il faut bien passer par cela pour comprendre le message ….

 

- les périphrases

C’est par ce biais que l’abbé nous demande de lire la scène « Basque » .

Rappelons ce qu’est une périphrase .

Ici pas de définition pompeuse et rébarbative , prenons un exemple concret de la vie courante . Grand amateur de « San Antonio » , je ne peux m’empêcher de vous proposer cet exemple très …triviale , je vous le concède .Mais je suis certain qu’il marquera les esprits et  vous permettra de ne  jamais oublier ce qu’est la périphrase ( ici légèrement métaphorique !! ;-) ..)….

Si en société , l’envie pressente « d’uriner vous prends à la gorge » , à la place d’un « j’ai envie de pisser » peu adapté à la situation , vous pouvez alors vous éclipser discrètement sur « l’élégante » périphrase suivante «  je vais ..faire pleurer le monstre » …

Après ce moment de honte passager qui m’envahit , et certain que cette périphrase ne serait pas  reniée par mon « commissaire préféré » , je vais vous expliquer concrètement comment l’abbé utilise ce procédé dans la VLC …

Prenons dans « l’acte  calendrier » ( ;-) ..) de la scène « Basque » l’expression concernant le mois de Février ( page 121 ) :

" Février, Otsaïla. "

La chaleur est suffisante pour déterminer la débâcle des glaces des côtes du Pont-Euxin et permet de mettre à la voile - hot, chaud, - to sail (séle), mettre à la voile -.

Analysons l’expression …

« Pont-Euxin » est une expression qui ne se devine pas naturellement ( voir outil précèdent : dans « mot inhabituel » ) donc intéressons-nous à elle ..

Une petite recherche va vous apprendre que « Pont-Euxin » désignait il y a fort longtemps la mer morte , et que sur les cotes de la mer morte se trouve un très grand port , très actif du temps de l’abbé Boudet : le port d’Odessa …Comparez les mots « Odessa » et « Otsaila » , ne trouvez-vous pas une certaine ressemblance ?

Revenons à Odessa …

Fin XIX , à l’époque de Boudet , ce port était l’ un des plus grands exportateurs de blé du monde…donc la périphrase " La chaleur est suffisante pour déterminer la débâcle des glaces des côtes du Pont-Euxin et permet de mettre à la voile » signifie .. »il est temps de se mettre en route pour aller récolter le blé »

Continuons quelques moments sur cette scène très intéressante …

Le mois de janvier …

« Le mauvais temps du mois de janvier arrête les travaux de ceux qui voudraient passer la herse dans leurs champs » est une périphrase qui fait référence au texte que l’on trouve en page précédente :

« Ils préféraient d'ailleurs les productions du sol aux métaux précieux existant abondamment dans leur pays, puisqu'ils fermaient les yeux au lieu de les ouvrir avidement, lorsque en hersant les champs, leurs regard étaient frappés par l'éclat de " l'argent, cilharra " que leur travail amenait à la surface de la terre cultivée »

autrement dit … il n’est pas encore temps de se mettre à la recherche de certains métaux précieux ….( en fait , trop d’eau sur le lieu recherché .. ! )

Intéressant , non ? Oui …

Alors continuons ….

Mars ..

« Les pluies continuelles de mars changent forcément les terrains en marécages »

Il va donc falloir traverser un terrain marécageux ..à la fin de l’étude , vous connaîtrez sans aucun doute ce lieu …. Mais je pense que vous en avez déjà une idée …

Avril , Mai ..

« Désirer que les céréales présentent bientôt l'image de l'épi …. Aux épis souhaités viennent s'adjoindre, en mai, les brillantes fleurs des champs » ..

Nous y voila , les épis de blé ( mot relais important , caractéristique du lieu recherché )..la récolte va pouvoir commencer , nous sommes arrivés au lieu ..

Au fait …pourquoi « brillantes » ??.c’est un mot  « inhabituel » ..il est synonyme du mot relais « éclat » …donc il est logique de le trouver ici …

Juin ..

« S'agiter pour passer la herse dans les champs » ..périphrase en relation avec le mois de Janvier :  « la récolte peut commencer.. »

 

Le reste du calendrier me parait très clair ….

Il explique pourquoi sur le versant d’à coté , dans la vallée de l’homme mort » , la présence d’eau est un problème pour entrer dans le lieu . Je ne serais pas surpris qu’une entrée possible pour ce lieu se fasse par une « petite résurgence » asséchée en été …

Il y a encore tellement de choses que je peux vous dire sur cette scène …

Par exemple le « levé et coucher de soleil et de lune »ainsi que le bourdonnement et les cris , en relation avec le « repos » objet de l’article que je vous propose aujourd’hui …( mot relais « bourdonnement » …)

Le tonnerre et l’éclair ( mot relais important , que j’ai déjà expliqué ..relatif au lieu recherché …)..

Mais arrêtons là ..je m’éloigne de mon propos ….peut être  j’y reviendrai dans un bonus…

 

c – Les expressions imagées

L’abbé utilise parfois des expressions caractéristiques pour souligner le caractère important d’un élément de scène, citons deux exemples importants …  « avoir l’œil sur » et « est l’image exacte de .. »

 

d – Les déclinaisons

Elles arrivent dans une traduction et nous indique souvent en « fin de parcours » , le mot le plus important à analyser . Dans cette étude nous verrons :

Page 105 « c'est " le Grand " - aroumi, - roomy » notre ’intérêt se portera donc sur ..roomy …

Page 126 : » " gloire, loria, - lore, » ..ayons donc l’œil sur …l’or e ….

 

e – La symbolique

Elle est très utilisée par l’abbé pour représenter le lieu recherché .

Quand cela est possible  et selon les scènes , un symbole fort sera utilisé .

Donnons quelques exemples …

Dans la scène principale ..c’est la kaïrolo et son  blé ..représenté aussi par le menhir ( voir traduction menhir par l’abbé …)

Dans la scène « constellations » , c’est l’étoile polaire qui sera choisie …

Dans la scène « Moïse » , c’est le mont Sinaï sur lequel il reçoit les dix commandements ..

A ce propos , avez-vous remarqué la transposition ?

Moïse doit traverser un endroit aride aux eaux « amères » ( mot relais …) avant d’y arriver ..c’est en effet l’homme mort …

Observez l’expression « éclater la gloire » ..deux mots relais …puis il parle du blé …

En page 75 , avez-vous vu le rapport entre le col du Bazel et le lieu recherché ?

 C’est « une projection qui part du haut et partage la carte en deux » ….que Boudet nous recommande de faire sur sa carte … « de Bezel à OOliab » …Je l’ai faite et vous l’ai proposé il y a quelques temps ( le dessein du Neimheid )…

La scène principale décrit la pierre en page 230 ., le mot relais est « mesure/mesurer »

Dans la scène « Hercule » , ce sont les pommes d’or .

Etc ……

 

Dans d’autres scènes, quand des symboles ne sont pas évidents , ce sont des « mots relais » symboliques comme « l’éclat » qui seront utilisés. ….

 

f – le rébus

Tout le monde connaît ce qu’un un rébus ..on décompose le mot puis on le fait deviner « par parties » . Rappelez-vous l’exemple de la « trame de laine » …la « maille de l’N »

 

1 – 4 Un exemple concret : « la vallée de l’homme mort »

Bien …l’objet du jour : l’homme mort .

Comme vous le remarquez , il est préférable de partir d’un lieu de la scène principale . Commençons par analyser le texte :

Sur la rive droite de Trinque Bouteille, commence le tènement dit de l'Homme mort . C'est un terrain marécageux, produisant en abondance un gramen dont les longs tuyaux sont parfaitement

Page 238

lisse et sans noeuds : ce gramen porte, en dialecte languedocien, le nom de paillo dé bosc, et en celtique, celui de paille de marais ou haummoor, - haum, paille, - moor (mour), marais -. Cette dénomination de haum-moor, appliquée dans la gaule entière, aux terrains marécageux, a été partout dénaturée et travestie jusqu'à devenir un homme mort.

Puis un peu plus loin ….page 278 :

« cette fontaine, coulant goutte à goutte, avait dû rendre le terrain boueux, et par suite, rempli de joncs et de cette graminée que l'on retrouve dans tous les sols humides : c'était là ce que les Celtes appelaient le haum-moor, terme qu'ils ont écrit sur tous les points du pays gaulois, partout où se présentait à leurs yeux un terrain plus ou moins marécageux.. »

Analysons et résumons cela dans un tableau …

Symbolisé par

Mots clés

Anglais

La mort , le repos éternel

 

L’eau , l’humidité

Terrain

 

plante riche en sel , amertume

Utilisation principale : paillasses , nattes .

Homme Mort

( Haum moor )

Lieu marécageux

Tènement

Gramen , jonc

 

 

Moor : marais

« Appartements locatifs » , « auberge »

Nous trouvons en tête des mots ou « expressions relais étendues » ( exemple :l’homme mort ,  le repos ..objet de l’étude ) présents dans plusieurs scènes , puis quelques « mots relais réduits » ( exemple : amertume) dans deux ou trois scènes .

Pour trouver quelques symboles , j’ai bien entendu réalisé quelques recherches sur les termes . Par exemple ….

Le jonc :… :Cyperacees…

Dérivé savant du latin cyperos, « souchet, jonc », du grec kupeiros.. Famille de plantes vivaces herbacées monocotylédones, poussant dans les lieux humides, à la tige pleine et sans nœuds, dont les feuilles sont généralement dures et coupantes.

A propos de l’amertume ….

Connaissez-vous la jonchée... ?
Le nom de ce fromage frais vient des paniers en joncs ( fabriqué en Vannerie : on y tresse les tiges de jonc en un réseau de …mailles .. ! ), au fond duquel le fromage reposait et s'égouttait. Tout le secret réside dans l'utilisation de joncs de marais et d'eau de laurier que l'on ne trouve pratiquement plus... Le lait caillé est aromatisé à l'eau de laurier, quand il devient un peu acide, il est étalé sur les feuilles de joncs tissées ( des nattes de joncs .. !). On roule le tout et on laisse égoutter au frais... les joncs lui donnent ce petit goût amer qui en fait toute la particularité ! Plus on laisse égoutter longtemps, plus le goût est prononcé ! 

Dans une autre étude , j’avais expliqué une autre caractéristique du gramen , celle d’être riche en sel ..

Passons maintenant à l’étude …..

 

2 – Méthodes d’études

 

2 – 1 Travail sur un mot ou une expressions

a - Les mots ou expressions « relais »

Comme vous venez de le comprendre , je vais travailler sur le « mot relais étendu » : REPOS , il est en relation avec le mot  NATTE  .

Mais comment j’en suis arrivé à ce mot ? Il n’est pas évident de faire un rapport « immédiat » entre la mort , le repos et la natte..

Les chercheurs de RLC sont déjà sensibilisé à ce rapprochement ( Ici repose … !) , ils  connaissent tous quelques tombes qui leurs font penser à cette utilisation pour le mot « repos » . Comme ce n’est pas toujours évident , utilisons une méthodologie toute simple ….

b – méthodologie

Il faut commencer tout simplement par la lecture de la VLC , le lire et le relire : les anciens connaissent bien ..La VLC devient alors LE livre de chevet ..

Puis logiquement , un mot particulier vous accrochera , car il se répète plusieurs fois dans différents chapitres : c’est maintenant que le travail commence …..

Pour éviter le fouillis ( et quand j’en ai le courage , je l’avoue ..) , je classe les paragraphes contenant le mot dans un tableau , puis je recherche les mots caractéristiques afin de découvrir un ou des mots relais .

c – un exemple concret : « la natte »

Concrètement voici comment cela se présente pour NATTE .

page

contenu

Mots clés

intro

C'est ainsi que le Cromleck de Rennes-les-Bains se trouve intimement lié à la résurrection, ou, Si l'on veut, au réveil inattendu de la langue celtique.

Résurrection

réveil

46

Le petit-fils de Jared, Mathusalem dont la longévité a surpassé celle des autres hommes, nous initie à une autre branche d'industrie : les lits moelleux n'étaient guère alors en usage, te ces produits d'une civilisation trop avancée étaient remplacés par des nattes sur lesquelles on prenait un repos nécessaire dans sa demeure, - to mat, couvrir de nattes, - to use (iouse) se servir de, - hall, salle, maison.

Lits , repos

Demeure

Salle , maison

103

Lorsque Salluste nous transmet que les libyes et les Gaetules vivaient comme des nomades, il oublie de nous dire que la terre nue ne leur plaisait guère pour y prendre leur repos ; c'était vraiment une couche trop douloureuse ; aussi avaient-ils soin d'y remédier en étendant leurs membres fatigués sur une bonne " natte " en Kab. aguerthil, - to ake (éke), faire mal,

être douloureux, - earth (erth), terre, - to heal (hil), remédier à.

Nomades ,

Couche ,  repos

302

De retour au foyer domestique, ils prenaient un repos tout à fait indispensable sur un tas de feuilles desséchées qui leur servait de lit. D'après les assertions ordinaires des historiens, ce tas de feuilles sèches aurait été la seule couchette des Celtes. Nous n'osons pas croire toutefois que les Gaulois aient poussé jusque là leur indifférence pour la santé et la vigueur du corps. Nous connaissons dans le canton de Limoux, une montagne cultivée en partie, et traversée par un chemin conduisant du village de Saint-André à Chalabre, montagne décorée du nom de Mataline, - to mat, couvrir de nattes, - hall, salle, - to inn, loger dans une auberge -. Le sol de l'appartement

où les voyageurs s'installaient pour prendre du repos dans l'hôtellerie de la Mataline, était donc couvert de nattes. Peut-on imaginer que ce fut là un fait isolé et particulier à une maison bâtie sur une montagne, dans un pays d'ailleurs fort pauvre et peu fréquenté des voyageurs ? C'est plutôt l'indication exacte de l'usage des nattes et des paillassons pour le repos de la nuit dans les demeures de nos ancêtres, les bancs et les sièges adossés aux murailles servant seulement pour les repas.

Foyer , repos

Lit  , couchette

Auberge , salle

Appartement , repos , hôtellerie , maison , paillassons ,

nuit , ancêtres demeures

Bancs , sièges , repas

On voit tout de suite apparaître quelques mots intéressants .

L’un retient particulièrement mon attention , le mot « repos » . Sa fréquence est relativement importante .Certaines allusions sont claires ( résurrection et réveil en introduction ..) . Mais d’autres sont aussi intéressants ..vous les remarquez aussi …

J’enchaîne donc sur une recherche des paragraphes qui utilisent le mot « repos » ….

En plus de ceux donnés précédemment , nous retrouvons :

page

contenu

Mots clés

4

Les Volkes Tectosages ne restèrent pas longtemps en repos dans le pays qu'ils venaient de conquérir.

repos

61

Lot était en sûreté dans Segor, " et le Seigneur fit descendre du ciel une pluie de souffre et de feu sur Sodome et Gomorrhe. (1) " Gomorrhe nous dévoile la transformation de la belle vallée en un marais aux eaux stagnantes to come (keume) devenir, - moor (mour) un marais. Les eaux de ce lac semblent empoisonnées : elles ont une telle densité que le corps humain ne peut s'y enfoncer complètement ; leur amertume est extrême et le sel dont elles sont saturées les rend pesantes à ce point que le vent le plus impétueux semble impuissant à leur communiquer quelque mouvement. Les rives présentent une affreuse aridité ; le regard n'y rencontre point le vert feuillage des arbres pour s'y reposer. l'image de la désolation y est peinte partout ; la malédiction divine est passée dans la vallée.

Gomorrhe

Stagnantes

Moor

Amertume

Aridité

Sel

Point de feuillage

Reposer

désolation

63

En annonçant la naissance d'Ismaël, l'ange du Seigneur avait dit à Agar : " Ce sera un homme fier et sauvage : il lèvera la main contre tous et tous lèveront la main contre lui ; et il dressera ses tentes vis-à-vis de tous ses frères. " (1) C'est la peinture fidèle du caractère des Arabes, descendans d'Ismaël. D'une nature fougueuse et ardente, aimant avec passion la liberté et l'indépendance, ils ont toujours recherché le pillage et les aventures. Leurs tentes de peaux de chèvres les abritent à peine quelques instants et bientôt, dégageant des entraves leurs chevaux toujours sellés, ils dévorent dans une course rapide les sables brûlants du désert. Leur couverture de laine blanche jetée sur leur tête comme un voile vient les désigner au loin aux regards inquiets des voyageurs qui se hasardent à traverser leur pays aride et sans arbres - to hare (hère), courir çà et là - abb, trame de laine. Durs à la fatigue, supportant facilement la faim et la soif, dédaignant le

repos sur un lit moelleux, ils ont mériter le nom de bédouins sous lequel ils sont aussi connus - bed, lit, - to wean (ouin) priver de.

Homme

Peinture fidèle

Tentes

Chevaux

Paysaride et sans arbres

Trame de laine

repos

Lit

bedouins

95

Après la guerre punique, Carthage avait tout perdu, son empire, ses richesses, son commerce : il lui restait à peine la vie, que Massinissa, chef de la Numidie et allié des Romains, cherchait à lui enlever. Ce numide, qui a vécu un siècle, se tenait encore nuit et jour à cheval, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, harcelant les malheureux Carthaginois sans trève ni merci. Cavalier indomptable, Massinissa ne connaissait point le repos dans une maison ou dans les hôtelleries dont il faisait profession de se moquer, - mass, amas - to inn, loger dans une auberge, - to hiss, se moquer.

Punique

Numidie

Numide

Cavalier

Repos

Maison

Hotelleries

auberge

118

" L'obscurité, ilhuntasuna " seule interrompait les fatigues de la chasse journalière - to heal (hil), apaiser, - to hunt, chasser -, et lorsque, dans leurs courses vagabondes, la lassitude les obligeait à prendre un repos momentané dans l'ombreuse profondeur des bois, cette " ombre, itzala " dévorait l'excès de leur chaleureuse ardeur - to eat (it) dévorer, - zeal, ardeur, - et plaçant sous leur tête une pierre ou un tronc d'arbre, ils appelaient à eux le " sommeil, loghitea " - log, bûche, billot, - to hit, toucher, atteindre -.

Course

Ombreuse

Repos

sommeil

171

Les Druides n'écrivaient point les mystères de leur science : leur nombreux disciples en obtenaient la connaissance, en appliquant leur mémoire à retenir le grand nombre de vers dans lesquels la doctrine druidique était renfermée. En obligeant les jeunes gens à apprendre ainsi par coeur les sciences qui leur étaient communiquées, " ils les empêchaient de se reposer sur l'écriture et aussi de négliger l'exercice de la mémoire.

Cœur

Repos

mémoire

A partir de ce moment , par comparaison , on s’aperçoit que «repos » se trouve en relation avec d’autres termes : endroit aride , de l’eau , de l’amertume , du sel , un marais …un lieu qui évoque la mort ..une « maison-auberge » , des lits ..

BINGO ! : Le lien est fait .

Quand l’abbé parle de la natte , il associe cet objet au repos et donc à l’homme mort …

Il reste à confirmer . Je connais l’abbé , en général il nous donne une information qui permet de confirmer …

Je vais donc utiliser le premier outil , « l’anglais » afin de vérifier si …

Recherchons « repos » dans un dictionnaire …en anglais , c’est « rest » ..bien …rien d évident dans le texte qui se rapproche de « rest » , intéressons donc nous aux synonymes anglais….

REBINGO ….  « rest » signifie aussi « s’appuyer contre » regardez maintenant le paragraphe de la page 302 , celui où l’on trouve le plus de mots clés …en dernière phrase : « C'est plutôt l'indication exacte de l'usage des nattes et des paillassons pour le repos de la nuit dans les demeures de nos ancêtres, les bancs et les sièges adossés aux murailles servant seulement pour les repas. »

Lisez plusieurs fois cette phrase dans son contexte , ne vous parait-elle pas étrange ?

Pourquoi préciser cette histoire de bancs et de sièges adossés pour un repas …. ?

« adossés » , n’est-il pas la traduction de « s’appuyer contre » que l’abbé associe avec un autre mot particulier : « le repas » qui ne diffère de « repos » que par une seule lettre .. !!

Le repos éternel ..la mort …l’homme mort et les joncs que l’on utilise comme nattes ..

Je sais maintenant que quand l’abbé me parlera de repos , dans un lieu inhospitalier , il parlera d’une transposition , celle du lieu dit de « l’homme mort » , d’autres mots ou expressions relais seront associées pour le confirmer ….

Bien passons à un autre exercice , le travail sur un texte ..disons « l’acte d’une scène » .. !

 

2 – 2 Travail sur un texte

a – Un thème proposé

Je vais encore vous parler de l’homme mort …pour deux raisons : c’est l’objet de cette étude , évidemment , mais c’est aussi le l’un des deux lieux qui font l’objet du plus grand nombre de transpositions .Ceci est très logique , l’homme mort se trouve juste à coté du lieu recherché , cela me parait tellement évident !!

Je vais maintenant choisir mon paragraphe ..logiquement je prendrai l’un de ceux qui contient le plus de mots relais connus ( par moi .. ! ) .

Je prends donc la scène « Kabylie » .

b – méthodologie

Je commence à délimiter la scène logiquement ( page 102 )..L’abbé m’en précise le début et la fin . Puis je me met dans l’esprit Boudet , je lui obéis : je dois réfléchir « en jeux de mots » !.

« On a remarqué avec quelle facilité la langue punique, par ses jeux de mots, savait créer les noms propres d'hommes. Les noms communs offrent aussi des combinaisons semblables et représentent en plusieurs monosyllabes associés, des phrases entières avec un sens rigoureux et précis. Nous choisirons dans la langue Kabyles quelques-unes de ces expressions pour que l'on puisse remarquer avec quel soin admirable les mots, substantifs ou verbes, sont composés. »

c – Un exemple concret : « voyage en Kabylie »

C’est parti ..commençons par classer en plusieurs paragraphes , un tableau fera l’affaire évidemment …

contenu

Mots clés

1

Les anciens habitant de l'Afrique du nord n'élevaient point probablement les abeilles, dont les essaims se propageaient en liberté dans le creux des troncs d'arbres ou les fentes des rochers. Ces abeilles, peu accoutumées au voisinage des hommes et des animaux, tourmentaient cruellement les voyageurs qui passaient près de leur demeure et troublaient par leurs piqûres cuisantes la tranquillité de leur marche. Tel est le sens du mot abeille, en Kabyle, thizizouith, au pluriel thizizoua - to tease (tize), tourmenter - ease (ize) tranquillité, - way (oué) chemin -.

 

Voyageurs

Demeure

Tranquillité

Chemin

Bourdonnement

Repos

Apprivoiser

dompter

2

Nous employons pour cette interprétation le pluriel thizizoua ; toutefois en nous affranchissant des terminaisons propres au singulier ou au pluriel, le sens de thizizouith devient encore plus facile et plus clair, puisque c'est alors le bourdonnement de l'insecte qui importune et trouble le repos - to tease (tize) importuner, - ease (ize), repos - to whiz (houiz), bourdonner.

Le mot miel, en Kabyle tament, reproduit cette pensée que la douceur finit toujours par apprivoiser et dompter - to tame (tème), dompter, apprivoiser, to end, finir.

 

Bourdonnement

Repos

Apprivoiser

dompter

3

Les termes puniques sont certainement l'expression exacte des habitudes de ces peuples, et cette vérité se manifeste avec puissance dans le verbe ramper, en Kab. mour'edh. Pour nous, ramper c'est avancer à la manière du serpent, mais pour un Numide, c'est s'engager dans les hautes herbes d'un marécage et aller de l'avant sans être aperçu - moor (mour), marécage, - to head (héd), conduire -.

 

Puniques

Numide

Moor

Marécage

conduire

4

Le verbe accabler, en Kab. r'ot, nous dit ce que pense ce peuple d'un homme qui se laisse surprendre par la chaleur, raw (râu), neuf, sans expérience, - hot, chaud, brûlant ; - il faut être, en effet, sans expérience de leur soleil brûlant pour s'exposer à ses ardeurs à certaines heures du jour.

 

Homme

Chaleur

Soleil

ardeurs

5

Lorsque Salluste nous transmet que les libyes et les Gaetules vivaient comme des nomades, il oublie de nous dire que la terre nue ne leur plaisait guère pour y prendre leur repos ; c'était vraiment une couche trop douloureuse ; aussi avaient-ils soin d'y remédier en étendant leurs membres fatigués sur une bonne " natte " en Kab. aguerthil, - to ake (éke), faire mal,

être douloureux, - earth (erth), terre, - to heal (hil), remédier à.

 

Fatigués

Natte

repos

hil

couche

6

Nous pourrions croire que les Numides, à cause de leur nature fougueuse, se plaisaient au bruit et aux querelles ; mais leur langage dément cette pensée ; car un homme se livrant au vacarme est un homme " abject " amekrouth, - to make (méke), faire, - row (raou), bruit vacarme -.

 

Numides

Bruit

Querelles

Vacarme

amekrouth

7

Il y a, dans la langue Kabyle, bien des expressions monosyllabiques ; dans ces mots et leurs correspondants celtiques, il y a toujours une corrélation d'idées frappante. Ainsi moudre, en Kab. zed, se rapporte à to sate (séte), rassasier : embraser, en Kab. serr', dérive de to sear (sir), brûler : nuit, en Kab. idh, vient de to heed (hid), prendre garde : vilipender, en Kab. simes, isames, correspond à to shame (chème) faire honte.

 

Expressions monosyllabiques

8

Ce peuple belliqueux connaissait la bonne épée de combat, et, retenue dans la main vigoureuse de ses guerriers, cette épée affilée retombait sur la tête de l'ennemi avec un sifflement aigu ; épée en Kab. se traduit par iskim, - to hiss, siffler, - keen (kin) aigu, affilé.-

 

Epée

sifflement

9

Le verbe abdiquer retient dans la langue numide un sens parfait : nous donnons, nous, à cette expression prise en soi, la signification d'une renonciation volontaire au souverain pouvoir : les numides y voient un héritier du trône, choisi parfois en toute liberté, et dans bien des circonstances reçu par force, c'est-à-dire imposé : abdiquer en Kab. se traduit par tekher, - to take (téke), prendre, recevoir, - heir (hér), héritier

Numide

héritier

10

Il n'est pas jusqu'à notre vulgaire salière, en Kab. thaqsoult, qui n'ait les honneurs d'un mot composé, - to take (tèke), prendre, - to salt (sâult), assaisonner de sel, saler.

 

Honneurs

Sel

saler

 

11

Nous pourrions ajouter d'autres mots Kabyles avec leur décomposition et leur signification en regard ; mais les exemples cités sont assez nombreux pour montrer dans la langue punique une dérivation parfaite du langage qui a précédé Babel.

Nous ne devons point cependant terminer ce court aperçu, sans interpréter le terme aroumi appliqué par le Kabyle au français. Pris collectivement, les français sont connus, en Kabylie, sous le nom de Afransis ; mais le Français pris en soi est, pour le Berber, l'homme qui l'a dompté, qui l'a surpassé en valeur guerrière, devant qui il doit s'incliner comme on s'incline devant la supériorité, et pour renfermer dans un seul mot toute son admiration, le français, c'est " le Grand " - aroumi, - roomy (roumi), grand -.

 

Berber

Homme

Dompté

roomy

 

L’idée de départ est de supposer que logiquement , dans un texte dont il précise le commencement et la fin, l’abbé va nous parler d’un même sujet ,.

Après avoir dégagé quelques mots clés , je m’aperçois qu’ils sont pour beaucoup , en rapport avec l’homme mort ….

Je pars donc sur l’idée suivante : l’abbé souhaite dans ce paragraphe , nous proposer différents liens entre l’homme mort et le reste de son étude .Il reste donc à vérifier ..

Paragraphe 1 :

Toujours logiquement , l’abbé doit nous expliquer le but dans cette introduction ..

Après quelques lectures , et en me plaçant dans l’optique « jeux de mot », une impression me vient : il me parle de chemin de route , de road , de déplacement ….

Il commence donc par nous dire ..je vais vous « tourmenter la tranquillité du mot chemin » ..En d’autres termes , il nous propose un thème « variations autour du mot chemin » … !

Paragraphe 2 :

Il revient sur sa définition et ne change que la fin du mot …donc intéressons nous à cette fin :

« houiz » réfléchissons ..je suis dans les « jeux de mots » ..c’est peut être …oui ..du franglais !! ou is , where is …ou est-ce ????…

« Léger » direz-vous …ce n’est que le début , le reste confirmera cette interprétation …

Bien ,  l’abbé va nous dire ou se trouve le chemin qu’il va torturer …

Il propose le mot « tament » …avec deux termes pour explication ..  « dompter » et « fin » …

Ce mot dompter , je l’ai déjà vu ..il se trouve à la fin du texte quand l’abbé précise qu’il va terminer , c’est le paragraphe 11 .

Le chemin concerné à donc certainement rapport avec ce paragraphe …. J’y retrouve une déclinaison ….dons voyons le dernier mot :roomy ..inversion de moor …BINGO !

Je connais l’abbé , il confirme ..il va nous donner une indication …

Etrange le paragraphe 7 …..

Je n’y trouve pas de mots relais , mais une instruction concernant les mots syllabiques .

Je comprends , l’abbé nous propose une « petite boite à outils » adaptée à ce texte ….Après les périphrases et les jeux de mots , intéressons nous aux « mots d’une syllabe » .

Il y a ce « idh » que l’on traduit par « hid » ..je pense que l’abbé nous dit « vous pouvez réorganiser les lettres dans les mots d’une syllabe » ..c’est fait « room » donne « moor » .

Puis il a vilipender …simes , isames correspond à to shame (chème) ..nous dit-il ..

Pensons « monosyllabes » ….c’est …c’est …..

BINGO ! ame (shame)..c’est ème (chème) ..comme tame  c’est  tème  dans tament …

Voici la façon de relier les expressions ..mais quand est-il de la signification ? …

REBINGO ..un jeux de mot anglais ..sime ..seeme  c’est « sembler » en Français …isame ..is the same soit en anglais «  c’est la même chose » . Sembler , ressembler , la même chose : pas de doute , c’était bien cela .

Le chemin est bien celui qui passe par l’homme mort .. !!!

Remarquez bien , je fais ce que l’abbé me dit de faire , rien d’autre ..je travaille sur des monosyllabes , je fais des jeux de mots ..dans la langue celtique …

Paragraphe 3

Cela se confirme mour'edh. Moor ..road , on nous conduit sur la route de l’homme mort …

Paragraphe 4

R’ot ..c’est proche de road ..Une petite clé du paragraphe 7 me dit que je peux le faire sur cette syllabe : zed ..c’est sete ..un son « d » pour un son « t »

On me parle de route chaude ..j’imagine un endroit sans arbre ..et .. 

Je ne fais pas plus de commentaires : relisez la page  118 de la VLC . L’abbé me propose un lien avec une autre scène , en Kabylie.

Paragraphe 5

Aguerhil ..traduction anglaise : la colline du guerrier ( voir aguer en anglais ..) certainement les guerriers de l’atlas ..les Maures.

Il y a tout ce qu’il faut , le repos les nattes ..encore l’homme mort …

Paragraphe 6

Alors là c’est du jeux de mots ..bravo , je l’aime bien celui là : amekrouth ..c’est la route de l’amer !!!

Encore l’homme mort ..On a fait le tour des « chemins triturés » par Boudet, voici le paragraphe des outils , le N°7… passons le..

Paragraphe 8

L’épée et le sifflement ….Ce sont deux mots relais réduits . L’un pour nous mettre sur la voie dans la scène « Kabylie » , l’autre pour la scène « constellations » , j’en ai parlé récemment , souvenez-vous le sifflement du dragon qui représente l’homme mort ….

Paragraphe 9

Un autre mot relais : l’héritier …en scène « Kabilie » page 115 , une histoire de redevance que l’on donne quand le vassal ..devient ..un homme mort …

Paragraphe 10

Le sel , une caractéristique du jonc , le gramen que l’on trouve dans le terrain de l’homme mort ….Un mot relais qui nous envoie sur un paragraphe très explicite de la scène « Moïse » en page 61 ..

Voila , le tour est fait ..

Le but de l’abbé Boudet était bien de nous montrer différents liens grâce à des mots relais caractéristiques , entre  « l’homme mort » et les scènes secondaires .

Il nous parle particulièrement d’un chemin qui passe par « l’homme mort » et qui conduit vers le Sud ( voir interprétation « piéta de RLB » )…le Midi …et de ………

.Mais pour  comprendre la suite , il vous faudra déchiffrer la scène « Kabylie » dans le bonus que je vous propose …..

 2 – 3 Bonus

J’ai encore un peu de courage pour « taper sur les touches mon clavier », je vous propose un bonus .

Lequel choisir ?

Autant travailler sur le même sujet , l’homme mort ,….. et maintenant que la périphrase n’a plus secret pour vous …prenons la langue Kabyle , acte « la journée » !

A ce propos , j’ai eu l’occasion d’interpréter « midi , minuit , fontaine etc … » dans une autre étude . Je m’étais complètement trompé à l’époque ..donc à jeter à la poubelle …

Vous aller devoir travailler un peu , je vous décortique  le travail et vous terminez l’exercice .. !!!

D’abord je vous explique la scène :

Un agriculteur se rend sur le lieu recherché en passant par l’homme mort , il arrive à midi sur le lieu recherché (la colline de Dieu ..voir début de chapitre page 120 , il y a un paragraphe très explicite ..) il laboure son champs , c'est-à-dire récolte des métaux précieux puis retourne en soirée en prenant le même chemin ….

Je vous donne la méthode :

L’abbé utilise un enchaînement logique et un peu complexe de liens , du genre « A donne B , B donne C , C donne D etc … »

Ces enchaînements se réalisent grâce à …des périphrases évidemment …

Je vous conseille de partir de la solution , c’est plus facile ..je vous la donne , elle est évidemment dans la scène principale , voici le texte :

Page 237

A droite des roulers, en se plaçant vers le midi, l'oeil peut suivre les contours de la crête qui enserre le ruisseau de trinque-bouteille, et se perd insensiblement dans les terres de l'Homme mort.

 

Je commence ..et vous propose des périphrases : 

l’agriculteur  se trouve à midi ( et au Sud ) de l’homme mort …

Midi : moment ou cesse la croissance de lumière :donc avant le midi … la périphrase est …le lever du soleil …

Moment ou commence sa décroissance ..la périphrase est …le coucher de soleil …

Minuit : aller vers l’heure ..donc aller vers midi ( contient heure ..) 

Etc …

( janvier) Les travaux de ceux qui voudrait passer la herse ..est la périphrase de …cultivateur

« homme harassé de fatigue » est la périphrase de «  homme désirant du repos »

Ténèbres : apaiser les bourdonnement , les aboiements et bêlements ( périphrase de cris ..des animaux )

Ténèbre ..périphrase de ..coucher du soleil

Dans tonnerre … « voir en haut l’éclair qui est sûr de faire mal » est la périphrase de s’aveugler …( tient ..le mot éclair ..relisez le paragraphe de la page 120 ..et l’étude sur « éclat ») ..s’aveugler = frapper par l’éclat …

Le soir ..courir en hâte vers le logis ( pensez à l’hôtellerie ..)

Doctrine élevée est la périphrase de ..honneur ( honneur et gloire ..juste une histoire d’or ..)

 

J’en ai assez dit ….à vous maintenant ( si vous le voulez bien .. ! )

Grâce au mot relais , vous savez désormais que quand l’abbé parle de « bourdonnement de l’insecte qui importune le repos » , vous êtes sur le territoire de l’homme mort …

Allez du courage , je vous souhaite un beau voyage au pays de l’homme ghizonac , l’homme qui acghoniz..qui agonise …le pays de l’homme mort …( « jeux de mots » , catégorie anagramme …)

2 – 4 Synthèse du travail effectué

Je vais me répéter ..je serai donc bref . Les mots « nattes » , « repos » sont en relation avec le lieu dit « l’homme mort » .Dans deux techniques différentes , vous avez pu constater l’importance de l’étude des « mots et expressions relais » . Dans chaque scène vous constaterez que les mots en relation avec l’homme mort apparaissent juste avant la description d’événement ou de lieux riches en symboles , mais pour lesquels le « codage » sera plus discret , plus subtile  ….C’est une indication évidente de la proximité du lieu recherché .

Je le répète : Je n’ai fait que suivre les différentes instructions de l’abbé .

2 – 5 Evaluation de la pertinence des interprétations

La VLC est-elle codée . ?.cela me parait évident ..oui , sinon comment expliquer toutes ces relations , ces cheminements logiques que rien à priori ne rapprochent .

Seules des étymologies semblables mais de portées réduites pourraient créer de rares liens entre quelques mots ..peu nombreux dans une simple étude de langage .

Il n’y a pas de folie dans le travail de l’abbé Boudet .

Cette opinion n’est partagée que par quelques personnes qui n’ont pas pris le soin d’étudier correctement ce texte . Ce n’est pas en parcourant une , voir au maximum deux fois ce livre que l’on peut s’en faire une idée exacte . Cette opinion n’est que le fruit d’un travail bâclé , réalisé par des personnes peu sérieuses .

3 – Conclusion

Toujours la même depuis quelques années maintenant .

Vous disposez d’un livre sérieux que vous pouvez maintenant plus facilement interpréter .

Ce livre fut réalisé il y a bien longtemps , avant qu’une « bande de clowns » ne s’emparent de l’affaire . Il vous indiquera toujours le même lieu , au sud de l’haum-moor .

Cette étude vous permettra de réfléchir à nouveau sur d’autres documents ( tableau de Poussin , pierre de Coumesourde , stèle et dalle , petit parchemin , statuaire de l’église de RLC ..etc …) .

Je ne me fait pas d’illusions , la nature humaine est ainsi faite …Quand les gens vont se rendre compte , quelques chercheurs vont aussi reconnaître le lieu que je précise ..Au départ il n’y avait que Franck Marie et moi qui parions sur Lavaldieu , mais j’ai comme idée que les rangs vont se grossir de personnes dont certains le savait depuis le début ..mais n’ont pas voulu le dire : affaire secrète exige !! Puis il y aura bien quelques ouvrages , qui s’attribueront une partie de mon travail ….Enfin , c’est la vie …le tout est de s’y attendre pour s’y faire déjà .. !

Mais il reste à quelqu’un , la tache de retrouver le lieu dans la zone que j’indique , de le rouvrir  ..et je pense que ce ne sera pas moi ….

Il me reste à remercier une personne sans laquelle ce travail n’aurait pas pu être réalisé …alors où que vous soyez , je vous remercie , MONSIEUR l’abbé Boudet .

Une bonne recherche à tous …

A plus … !!

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  PS :

Il m’arrive d’intervenir sur des forums et de rajouter quelques indications . Vous trouverez ici en « copier-coller » quelques réponses ….

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Forum « archive » :

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/forums/viewtopic.php?p=1832&sid=024ac2598945bfcd21ae56e80de11ec0#1832

 

Je ne peux pas dire grand-chose sur ND de Marceille , Mr Daffos est le spécialiste .
Je ne pense pas non plus que l’abbé Boudet indique une cache secondaire dans la VLC ….
Cependant , Marceille est associé à un mot relais important « seel » , qui est en rapport direct avec le lieu recherché …j’explique en quelques mots ..
L’abbé Boudet utilise un mot particulier , celui de « silo » de blé en parlant de la Kairolo .. Dans son lexique de la page 21 « Silo » signifie sourcil (languedocien ) …il est associé à « seel » ..fermer les yeux …
Dans la scène Kabylie , le cultivateur ferme les yeux quand il passe la herse pour récolter le métal précieux …
En fait un lien est fait avec le mot éclat et la scène « le clat » ( voir étude ..)
En conclusion …
L’idée est d’associer le silo ( sillo) de blé avec le lieu où se produit l’éclat ..qui fait fermer les yeux lors du labourage sur le lieu recherché …
J’espère avoir était assez clair ….
Mais c’est le seul lien avec Marceille , donc je pense que l’abbé a voulu profiter de la « sonorité » du mot Marceille pour placer l’explication de seel …juste après avoir parlé d’un « marais » ( comme par hasard ..) ..

 

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Forum « archive » :

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/forums/viewtopic.php?p=1832&sid=024ac2598945bfcd21ae56e80de11ec0#1832

 

 

Pour Marceille ….

Mar , gâter un est mot relais pour désigner le déplacement sur le chemin de l’homme mort … »dans le le marais » …

Vous le retrouverez en page 71 dans « mara » associé à un autre mot relais expliqué dans ma dernière étude …je vous laisse en trouver le goût …

 

Ensuite , une indication ( qui vous aidera , pour ceux qui font mon exercice !!)

Page 125 « zango » os de la jambe …

Page 123 « go za » marcher avec facilité ….

« za n go » .. »go za » … vous voyez l’inversion …l’abbé associe une action avec un objet en relation …..marcher …la jambe

« gater » , c’est se g’ hater , de déplacer avec facilité sur la route qui passe par un marais allant vers le lieu recherché ….

 

Comme je l’ai expliqué dans « initiation au décodage Boudet » , l’abbé utilise un symbole fort pour représenter le lieu ..ce symbole est dans la scène « Marceille » , la vierge noire…

Page 279 , elle est trouvée dans un champs ( le mot  champs …j’en ai récemment parlé dans la scène « Kabylie » …celui qui est labouré ..) voisin de la petite source …celle du marais ….

 

Pour conclure …

« Marceille »est une scène secondaire qui regroupe les deux notions essentielles dans son nom :

mar ..le marais ( l’homme mort ) près du lieu recherché ( seel ..le silo )

 

Maintenant , comme l’a montré Mr Daffos , elle a certainement une valeur particulière aux yeux de l’abbé Boudet ….

Relisez aussi le lexique ..page 18 à 21 ...il apprends beaucoup de chose ...

 

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Avez-vous remarqué que sur la carte Boudet , lavaldieu est entouré de deux ruisseaux , pourtant sur la carte IGN , il n’y en qu’un ( sur le terrain , je verrai en juillet …)

Page 165 , l’abbé Boudet nous parle de l’ille et Vilaine qui signifie « colline vouloir entourer » en parlant des deux rivières ….
Réfléchissez-y ....
Vilain , est un mot relais que l’on trouve dans les « cugulhou » …( il sonne faux dans l’explication de Boudet ..difforme était largement suffisant , vilain est mal adapté ..) , « cugulhou » le seul mot représentant un lieu en deux exemplaires sur la carte Boudet qui entourent la partie Nord-Est de lavaldieu , ils sont un peu près à égale distance de l’endroit …tracez une verticale et une horizontale …
Vilain …Vi « laine » ….on est pas loin de la trame de laine …
Tiens ! en parlant de trame et de maille …saviez-vous que la maille était une ancienne monnaie utilisée dans de vieilles expressions comme par exemple « avoir maille à partir » ( voir lien suivant : http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2005/07/21/2005_07_une_maille_peut/ )
Voyez-vous le rapport ?

Puisqu’on est dans la laine …scène secondaire de la Garonne …page 195 ..avez-vous vu la transposition ? les sifflements ( autre mot relais , voir Dragon ..) ….

 

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Je vais prendre un peu distance avec les forums  . Avant cela je souhaite apporter un dernier élément .

Plusieurs indications dans la VLC que je ne peux pour l’instant développer , me font penser que le lieu est plus au Nord-Ouest par rapport à celui que j’ai proposé dans mon étude .

Le chemin indiqué par l’abbé Boudet qui part de l’homme mort , est un chemin qui monte vers Lavaldieu au Sud-Ouest et non celui qui se trouve juste au Sud .

J’ai donc remis à plat mon étude en commençant par la dalle ( vous savez… celle que certain considère comme fausse …) . J’ai compris qu’une des croix représente la pas de la roque et non le pech de la roque . A une époque ( et qui sait , peut être encore aujourd’hui ) une croix devait y être gravée ( idem au niveau de la pique ..) .

Avec ma carte IGN , et un « soupçon de Pythagore » , j’ai recalculé la taille de mon échiquier ( en arrondissant très légèrement …4X4cm ) , puis je me suis intéressé au triangle (« croix1 » , « croix2 » , « lettre T » ). Il m’indique bien ce nouveau lieu …

La stèle et la dalle de Coumesourde confirment ..je suis toujours sur la diagonale …

Le petit parchemin  ( vous savez celui que certain considère comme faux…) , m’indique aussi un lieu un peu plus haut que le bourg de lavaldieu…

La statuaire de l’église de RLC ne le contredit pas  plus que l’arrangement du cimetière de RLB …

Donc en résumé , voici à « 125m près » ( la précision d’une case d’échiquier ..) , la position que je retiens désormais :

Lon 2° 18’ 19 » Est

Lat 42° 54’ 22 » Nord

 

Maintenant tout cela est peut être faux …enfin , on verra bien … !

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forum "du portail ":

A propos du chapitre qui concerne les sources thermales de la VLC ( page 266 )….

L’abbé Boudet va jouer sur le fait que l’unité degré s’applique pour des températures mais aussi pour des angles …
Il localise ainsi le lieu à l’aide de l’intersection de directions …

Pour les bains doux il annonce une température de 40°C puis il explique qu’il faut retrancher 11° afin de pouvoir déterminer grâce à un calcul , la température de l’eau dans les profondeurs ( ça ..c’est l’excuse ..)…soit 29°

( les températures annoncées ne correspondent pas à la réalité ...c'est pour cette raison qu'il nous dit " conservant en tout temps leur volume , leur TEMPERATURE ..." ..il faut "avoir l'oeil sur "....)

Pour les bains forts , c’est 51°C soit en retranchant 11° …cela fait 40°C

Je n’ai pas pu déterminer la position du bain de la reine , il semblerait qu’il soit proche du bain doux ( 41°C est proche de 40°C …à vérifier sur le terrain ..)

Il reste à tracer ces angles par rapport à la direction « naturelle » de RLB c'est-à-dire la direction Nord-Sud .
Les deux directions se croisent sur le lieu recherché ..

Soit à quelques dizaines de mètres près:
Lon 2° 18’ 19 » Est
Lat 42° 54’ 22 » Nord
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Divers .....forum "renne le chateau"

A propos de Franck Marie .....
Peut-être s’est-il quelques fois demandé ce que signifiait la carte lapidaire qu’il présente en page 102 de son livre « étude crique » : dans l’affirmative propose lui la solution suivante ……

L’auteur du tracé indique bien le lieu recherché ( pour ma part …)

Le triangle tracé à gauche , qui ne représente rien de particulier au niveau du terrain est le tracé qu’il faut effectuer pour trouver le lieu .

La croix repérée en N°8 indique qu’il va falloir croiser la ligne qui passe par 1 et 3 , avec une autre ligne en face de celle-ci , symbolisée par la barre transversale de cette croix …c’est la ligne parallèle à cette barre transversale , celle qui passe par 2 et dessous le 4 ( chemin qui va de l’Aram au point 495m de la carte IGN ) .

L’ensemble 6 , 1, 2 , 6 forme un triangle qu’il faut terminer ( c’est la signification de la croix en 8 ) ..voila le sens de ce triangle .

Le lieu recherché se trouve à l’intersection …en 6 tout au bout de la pierre ….
Ces coordonnées sont approximativement les suivantes :
Lon 2° 18’ 19 » Est
Lat 42° 54’ 22 » Nord

Le 5 symbolise bien la pique de Lavaldieu ….

 

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 ..Page 167 :
“Eal –ear-bad “
Reprennons la traduction ……..
To heal : remédier à …en fait guérir ( voir définition anglaise )
Ear : épis de blé …en fait l’oreille ( voir définition anglaise ..)
Bad : mauvais …
Ce mot est donc en relation direct avec la Kaïrolo , le grenier , le silo à blé …

Mais il veut dire aussi …guérir la mauvaise audition ….la surdité …
Il faut remettre cette traduction en rapport avec le ruisseau situé à l’opposé de son cromlech , le ruisseau de la Dous appelé improprement ruisseau de la Coume .
En parlant de Eal –ear-bad , l’abbé Boudet parle du ruisseau de l’homme mort , de son véritable nom ruisseau de Coume sourde , du nom du hameau qui avec Lavaldieu , encadre le lieu …
Maintenant comprenez-vous l’allusion avec le bruit , le tonnerre , les abeilles qui bourdonnent , que le cultivateur déteste entendre car cet homme n’aime pas le bruit ……

Le choix de ce thème particulier .. : « le bruit , l’audition » …..c’est aussi pour nous mettre sur la voie de Coumesourde …..

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Le goudil et le carnaval ..

 

Nous devons à Mr Franck Marie , le rapprochement entre le Goundill de l’abbé Boudet dans la VLC avec le Goudil du carnaval de Limoux ( la résurrection du grand cocu ) .

-

Le mot « Goudil » est tellement originale et si particulier au carnaval que ce lien me parait évident .

Vivant moi-même dans une ville où le carnaval « est une institution » , je sais à quel point un mot peut en subir les influences .Ainsi « faire la tournée des chapelles » n’a par chez moi , rien de religieux !!!

J’imagine donc fort bien ce qu’évoque « goudil » aux habitants de la région de Limoux .

 

Comme le précise Franck Marie dans son livre , le carnaval de Limoux trouve son origine « dans une corporation bien particulière » , celle des meuniers .

N’ayant trouvé aucune piste dans la VLC relative à l’ermite , c’est une autre interprétation …., différente de celle de F Marie , que j’envisage ..

La voici présentée en quelques mots ….

N’oublions pas que le travail du meunier est de préparer à partir du blé  de la farine en vue de la fabrication du pain .

Je ne suis donc pas surpris de retrouver cette notion de blé dans l’explication de Goundhill en page 239 .

Rappelons le paragraphe …..

« La fatigue se fait bien un peu sentir en grimpant sur les flancs du Serbaïrou par des sentiers peu fréquentés, - to swerve (souerve), grimper, - by-road (baï-rôd), chemin peu fréquenté - mais on est largement dédommagé, lorsqu'on est en présence du travail gigantesque fait par nos ancêtres. C'est bien là, en effet, un travail de géants, et on n'est guère surpris que les Grecs aient inventé, au sujet de ces énormes pierres, dont ils ignoraient la signification et placées sur le sommet des collines, leur fable des géants aux longs cheveux, au regard farouche, cherchant à escalader le ciel, et entassant Ossa sur Pélion et l'Olympe sur Ossa.

L'arête de la colline porte le nom languedocien de Sarrat Plazént (colline aimable), et en même temps le nom celtique de Goundhill, dont Sarrat Plazént n'est que la traduction littérale - good (goud), bonne, douce.- hill, colline -.

Pourquoi les Celtes ont-ils nommé cette éminence Goundhill ? Certes, ce n'est point à cause de la beauté du site et de la fertilité du terrain, puisque le sol est couvert de bruyères dans toute la pente nord du Serbaïrou, tandis que la pente sud, très escarpée, n'offre à l'oeil qu'un maigre bois taillis, peu fait pour inspirer aux savants du Neimheid une dénomination aussi agréable que celle de Goundhill. Cette colline, hérissée de roches aiguës, ne pouvait donc être aimable et douce, que parce qu'elle rappelait aux Gaulois la bonté de la Providence Divine, distribuant avec abondance, à son peuple, l'aliment essentiel, l'épi de blé. »

 

Maintenant ayons toujours à l’esprit , le rapport entre le blé et le pain …..

Comme on le retrouve en page 166 : « Le fondement principal de leur nourriture le blé et le pain » : la notion de blé est logiquement liée à celle du pain  ( mais voir aussi … page 72 ,152 , 247 ,264 et 267 )

 

Remarquez comment l’abbé Boudet introduit le Goundhill , entre l’explication de Serbeirou et Sarrat Plazent …il nous parle de «… entassant Ossa sur Pélion et l'Olympe sur Ossa » .

En fait cette expression signifie entasser d’énormes rochers sur d’autres …en voici un exemple pris dans la littérature :

« Ils entassent montagne sur montagne, Ossa sur Pélion, Olympe sur Ossa, afin de pouvoir porter la guerre jusque dans le ciel même »
 
Alors pourquoi commencer par cette expression ?
Simplement pour nous mettre sur une piste …Dans la VLC , l’abbé nous explique par deux fois cette histoire d’empilement :

En page 167 « on voit de fortes pierres rondes figurant des pains , placées au sommet de roches énormes »

En Page 245 « On pourrait s'étonner à bon droit de ne rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques. Nous en avons retrouvé sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats. Le plus remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d'une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche. Ce dolmen, fermé à une extrémité, offre l'image d'une grotte. En se plaçant sur le chemin conduisant à Sougraignes, l'oeil distingue aisément la structure de toutes ses parties. Tout à fait dans le haut, directement au-dessus du dolmen, une roche de la crête porte une croix grecque gravée dans la pierre : c'est la plus grande de toutes celles qui nous a été donné de reconnaître .En se rapprochant de l'ancien chemin de Bugarach, à la même hauteur que celle du dolmen, une roche énorme est ornée d'une pierre assez forte présentant la forme ronde du pain »

Voici donc trois « ensembles de roches entassées » …. :

- une grande pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche : le dé

- le dolmen, fermé à une extrémité

- une roche énorme est ornée d'une pierre assez forte présentant la forme ronde du pain : la pierre du pain .

 

Maintenant reprenons la traduction de Serbairou ….

La signification principale de « swerve » est dévier …En fait l’abbé nous invite à dévier de notre route , à sortir du chemin …Alors sortons du chemin qui conduit à Sougraignes et du chemin qui conduit à Bugarach , pour retrouver deux empilements de rochers : « la pierre au dé et le dolmen » d’un coté , la pierre au pain de l’autre ….

 

En conclusion …..

Sur un même lieu , « les pierres entassées » se trouvent logiquement liée au Goundhill , le sommet situé au Sud du Serbeirou…. MEME LIEU , MEME NOTION ….le blé et le pain ……

Je pense même que cette direction est indiquée par l’abbé Saunière dans son église …

Alors oui , ce Goundhill , cette arête de la colline du Seirbeirou , « rappelle aux Gaulois la bonté de la Providence Divine, distribuant avec abondance, à son peuple, l'aliment essentiel, l'épi de blé. … » car cette arête évoque un alignement de « roches entassées » situées un peu plus bas et dont la direction désigne un lieu bien particulier ..situé entre Lavaldieu et Coumesourde ….

 

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BONUS

 

En résumé …car vous êtes maintenant capable d’interpréter Boudet …..

 

Dans la scène des « Allobroges » , l’abbé Boudet compare la région Sud de RLB  au couloir Rhodanien …

Ainsi les Alloboges situés à droite du Rhône représente la source de la Madeleine ( mot relais : animer , exciter …fontaine )

A gauche , les Helvii du Vivarais représentent la pique le Lavaldieu .

Un axe doit être tracé entre les deux …

 

En remontant vers le Nord , Lyon , situé à l’intersection de la Saône ( sur un axe Nord-Sud )  et du Rhône ( qui remonte vers l’Est ) , représente l’intersection de la Blanque et de la Sals .

Pierre Scise situé à l’Est de la Saône , permet de remonter vers une colline qui se trouve avant le lieu ou la Blanque se jette dans la Sals .


Un petit mot sur Lectoure : un village au sommet d’un pic rocheux nous dit l’abbé , avec le Gers qui passe au pied …mais il existe un autre cours d’eau : le Lauze  . « Lauze » fait référence au bois du Lauzet qui se trouve à coté du lieu . A ce propos , intéressez-vous à la tuile , et plus particulièrement à une tuile carré , la lauze que l’abbé décrit dans la VLC ( page 291 ) . Le scarrajols est un terrain qui se trouve à l’opposé d’un bois par rapport au centre de son cromlech  : le bois du Lauzet .


 

C’est dans l’explication de Vercingétorix , que l’abbé donnera beaucoup de mots relais ….sous entendus ..Citons par exemple « trait de feu » (page 182 ) pour « éclair » ….

Le lieu se trouve à droite quand on se dirige vers le lieu de « l’éclair » …


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INTRODUCTION

 

Je ne peux tout expliquer ici , il y a tellement de chose à dire ….

Etant donné que  je vous ai donné une technique pour étudier la VLC ainsi que la façon de comprendre le texte , j’ai donc limité les interprétations à quelques unes , celles qui me semblent  caractéristiques.

Par contre , je vous donnerai les mots relais principaux ( en caractères majuscule ) ainsi que leurs significations . Ce sera donc plus facile pour vous de comprendre et de vérifier ce que je vais vous expliquer ici …..

Cette étude est très ..  « condensée » , à chaque phrase vous trouverez une indication .A vous de savoir si vous souhaitez réellement comprendre la VLC . Dans l’affirmative il vous faudra lire et relire cet ouvrage en ayant en tête les indications que je vous donne ici .Si vous survolez l’étude , elle ne vous apportera rien ….ou si peu par rapport à tout ce  qu’elle contient .

Bon courage ….

 

CROIX DE BOIS , CROIX DE PIERRE

 

Les Cugulhous

Il existe au moins deux croix évoquées dans le livre de la Vraie Langue Celtique . Il y a  celle que j’appelle la croix de bois , dont l’un des axes passe par le « Roughcast » .

 Aujourd’hui je vous présente la croix de pierre , celle que forment les différentes parties d’une église .

Elle est la plus facile à comprendre  car elle est évidente : c’est une croix Grecque .

L’abbé Boudet nous en parle quand il explique le mot Cugulhou ( page 233 ) . Cet ensemble de rochers difformes nous donne la signification de la croix Grecque .

Pour la tracer , c’est très facile …

Prenez une carte précise de la région de RLB ( IGN par exemple …) .

Puis vous repérez le plus précisément où se trouvent les deux Cugulhous .

Vous reportez ensuite ces positions sur la carte , et vous tracez une verticale Nord-Sud , passant par le Cugulhou du couchant ( au Nord du cromlech ) et une horizontale passant par le Cugulhou du levant .

Vous constaterez alors que le point d’intersection se trouve précisément dans la zone que j’indique depuis quelques semaines .

 

L’abbé Boudet  fait plusieurs fois référence à cette croix . Le mot relais qui la représente le mieux est le mot TAILLER .

Le tracé de cette croix est évoqué dans quelques mots , celui de « Pressigny » par exemple ( page 260 ) , celui de Vannes aussi ….L’abbé nous explique alors que cette ville évoque un lieu de prière « à l’extérieur » , mais il fait  référence à sa traduction anglaise de « girouette » caractérisée par les deux axes de direction .Le mot relais le plus adapté est alors SIGNE .

 

La branche transversale

Prenons par exemple l’explication de la ligne transversale de cette croix . Vous remarquerez qu’elle passe par des lieux caractéristiques tels que la fontaine de la Madeleine , la croix gravée située au Sud de la pierre au dé , la pique de Lavaldieu .

Les expressions qui expliquent cette direction sont contenus dans les mots relais AIGUILLE ( avec AIGUILLONNER pour le verbe d’action ) , GUI , et AGUILLOUNE .

Chaque expression contient évidemment le mot GUI .

Il faut comprendre que certains mots relais représente un lieu ou une forme . Par exemple le mot relais CRI , représente un pic rocheux . Logiquement c’est le mot CRInko en page 19 qui explique le mot sommet . Nous verrons que l’abbé l’utilise particulièrement pour deux pics , celui de Lavaldieu et celui qui surplombe le hameau de Coumesourde .

Je peux vous dire par exemple que cette direction est expliquée dans Caïn . Ainsi le TREMBLEMENT de la tête ( nod ) est en relation avec le GUI qui calme la fièvre …accompagnée de tremblement que l’on retrouve dans la définition anglaise de « ague » ( page 285 ) utilisée lors de l’explication de AGUILLOUNE : c’est un coup de froid accompagné de tremblements .

Cette même direction est évoquée page 159 à propos de « corisopite » ou le SIFFLEMENT désigne un sommet , en l’occurrence la pique de Lavaldieu  en passant par un CŒUR (… autre mot relais …..FRAPPER ) 

Cette direction se trouve dans l’anGUIlle de Leucate en page 281 associée au fossile ( Faux qui fauche le blé , « seel » , le sillo évoqué la page d’à coté à propos de Marceille ) en passant par la fontaine pour aller jusqu’aux terres de labour ( champs en fouillant de la terre ) ; c’est cette direction Est-Ouest évoquée par l’écoulement de la Sals ( voir le haut de la page 240 ) .

Le marché au sel

 

Avez-vous remarqué qu’en page 274 , en parlant de la fontaine de la Gode , l’abbé nous place une notion hors du contexte : animer l’économie ?

Qu’est-ce que l’économie vient faire ici ?

Et bien je vous donne l’explication ….

Cet AXE ( voir page 20 ) horizontal de la croix Grecque est expliqué aussi par la notion de marché et de sel ….

C’est dans le mot Salasse que se trouve le lien :

En page 293 , Salasse = marché et axe , il parle de place publique et de commerce extérieur .

Donc salé = marché , ou place publique ,

La notion d’AXE signifie pour Boudet une direction . Alors faisons comme Boudet nous le demande en page  97  , examinons la direction du lieu des ventes ( du sel ) .

Comme le dit l’abbé ( page 227 ), la Sals est une rivière salée qui coule du levant au couchant ( même mot que pour Cugulhou ..), pour repartir du Sud au Nord ..( deuxième direction ) puis repartir vers le couchant …

Cette direction est reprécisée en page 239-240 , à propos de  la Garosse ( salé ..) , une ligne horizontale traverse la pente pour aller jusqu’à la fontaine salée .

Page 281 ,même notion à propos des fontaines salés ( et des fossiles , voir autre interprétation …) , l’abbé nous explique que dans l’étang de Leucate ( où l’on  trouve l’anGUIlle ..) se déverse une fontaine salée  venant de Salse : La sals et Salse sont sur une même direction horizontale , de l’Est vers l’Ouest , du levant au couchant .

Toutes ces remarques permettent de mettre en relation la pique de Lavaldieu ( AXE page 12 ) , que l’on retrouve dans la scène de Bretagne à Carnac ( page 154 ), où l’abbé précise que les allées se termine par une place publique , avec la fontaine de la Gode et son « intérêt économique ».

C’est un des aspects de Salasse , l’autre étant de les mettre en relation par le caractère salé ….


L’église

J’ai utilisé l’expression de croix de pierre car l’abbé décrit à mots cachés une église  .

Ainsi il évoque le chœur ( cœur ) de l’église dans la main de papier , la nef de l’église dans les expressions concernant les mots VAISSEAU , BATEAU , le navire retourné ( la coque et la coquille ), l’arche de Noé ( voir définition anglaise de l’arche : la voûte ) , le transept ( branche verticale de la croix ) par le mot « clôt » ( voir définition de transept ) .En fait cette église est probablement celle de RLB , avec sont cimetière à l’Est ( l’homme mort ) et la tête du cap de l’homme mort placée par Boudet au Nord-Est du centre de son église .

J’en reparlerai d’ici quelques lignes  …..

 

MORTE EPEE

 

L'ame du guerrier

Je vais ici vous expliquer  une technique qu’utilise l’abbé pour relier deux régions de RLB par un trait sur une carte ( map ) .

Il caractérise le lien entre deux lieux par une action telle que TAILLER , FRAPPER  ( …AJOUTER ),ou par  la description d’un objet long ( EPEE , RAME ) puis il nous donne des éléments pour chaque lieu .

Pour l’exemple , j’utiliserai la scène des « Allobroges » ( page 174 ) .

Comme je l’ai déjà expliqué , cette scène permet de comparer la scène principale ( sud de RLB ) au Sud de la France …

Partons de la Garosse et de la ferrière .

L’explication de « Ségobrige » permet de mettre en évidence la notion de pont , c'est-à-dire de gué reprise dans la scène principale . Rappelons que ce lieu est lié à d’autres scènes .. C’est par exemple le Gincla ( page 218 , voir étude précédente ) mais aussi de « carife » dans la scène bretonne ( Aleth étant le lieu recherché ..) pour lesquelles on retrouve aussi la notion de forge , de fourneau et de « travail du métal » et de MAIN …. .

Ce PONT doit être fait entre ce lieu et un autre situé au Nord –Est , au dessus du lieu recherché . Le lien sera assuré par les mots relais tels que LAME , EPEE , FER , l’idée étant que la MAIN qui tient l’épée ou  le bâton , va FRAPPER  du coté de Coumesourde soit un CHEVAL ou un MARSOUIN pour apporter la MORT.

 

Le lien est aussi assuré par une RAME fort longue ( page 153 ) , entre le VAISSEAU ( nef de l’église ) situé du coté de « Burdigala » ( page 148 ) c'est-à-dire vers Coumesourde ( BURDI  ).

 

C’est le verbe « radouber » utilisé pour l’explication nautique , faisant transparaître le verbe « adouber » pour l’explication guerrière ( l’adoubement consiste à « poser » la lame de l’épée sur les épaules du sujet ..) .

C’est un lien entre l’océan et la Méditerranée , une direction qui va du sommet situé au dessus de  Coumesourde ( attention !…..non pas de la pique de Lavaldieu , caractérisé par les cannelures et les sillons comme l’explique l’abbé à la page 241 …) jusqu’à la Ferrière, en passant par le lieu ( MOUDRE le BLE ..). C’est celui qui va vers le « pores » de Bordeaux …..


 La main est essentielle

Prenons un autre exemple : l’explication de « quire »

Cette expression permet de relier l’AUBERGE se trouvant au Nord-Ouest du lieu ( en amont du ruisseau de l’homme mort ) avec la Ferrière .

La MAIN représente la ferrière . En page 175 , l’abbé Boudet nous explique que l’embouchure du Rhône est en fait une main composées de cinq doigts . L’expression de Ségobriges permet de faire un lien entre la Ferrière ( le pont , le gué ..) ,  le détroit du Rhône et la MAIN . Enfin l’expression « main de papier » fait le lien entre l’auberge où des insectes « démangent » ( verbe « TCH » ) l’infortuné voyageur ( page 124 ) .

 De plus , dans l’explication de « quire »  les LAMES de papier nous remettent sur la piste de l’EPEE . Comme l’abbé nous l’a conseillé en début de livre , nous avons fait attention ( « avoir l’œil sur » ) le mot AJOUTER ……

Enfin « quire » veut aussi dire le Chœur d’une église en anglais , ce Chœur se trouve à l’Est de la nef …le navire , l’arche . Le Chœur possède une signification forte et donc est utilisée par l’abbé pour représenter le lieu .

Voir aussi pour cette direction  « Sardan » , la sardine et les filets ….

 C'est aussi  en page 127 la lame sur le silex ( p126 , "cant" signifie un jet , mais aussi les extrémités d'un bateau ...)

 

 


Le cercle

 
Comme je l’ai expliqué il y a une paire d’années ( voir : http://www.le-rendez-vous.net/pg8.htm :  l’étude est ancienne et comporte des erreurs , mais l’idée générale est à conserver ) , il est le centre du cromlech et permet à l’abbé de présenter des lieux par opposition . En effet deux techniques sont utilisées pour localiser l’entrée , ce sont de longs AXES passant par des lieux caractéristiques mais aussi  des lieux opposés par symétrie de centre ( le centre est « le cercle » comme nous le dit l’abbé ) .

Ainsi :

- La Kaïrolo ( page 295 ) qui décrit le lieu est à l’opposé de celui-ci

- Les cinq croix du cap de l’homme ( p235 )sont opposées à celles du Serbairou ( p 244 )

- Le col du Bazel est à l’opposé du pas de la roque ( voir explication de « Lot » : http://www.le-rendez-vous.net/pg8.htm

- les « crosses » sont à l’opposé des deux ruisseaux  qui se croisent dans la vallée  de la Valdieu et partent chacun dans des directions différentes ….

- Les roulers qui représentent le gouvernement du Neimheid ( page 25 ) c'est-à-dire Boudet est à l’opposé de son église où il vit .

etc …..

Il y en a d’autres , je vous laisse deviner lesquelles ….

 

ND de Marceille

 

Le chapitre consacré à ce lieu est un chef-d’œuvre de présentation à la « façon Boudet » .

Le nombre de mots relais placés dans cette phrase est impressionnant . La croix y est décrite dans les deux sens .  La partie basse de l’axe verticale est représentée par les mots MISSION , HERITIERS , PIEU , SAUVEUR ,  FOULE ( fouler ..) , GATER , la référence au tableau de Poussin y est aussi  ( agenouillé dans l’ENCEINTE  sacrée , en fait la muraille d CHATEAU ..) , le COEUR , TOURMENT , HONNEUR ,FRAPPER etc …. ..

Il mériterait à l’occasion une explication plus poussée ..

 

Mais prenons simplement la branche horizontale de la croix .

Elle est évoquée dans la description de la voie sacrée romaine allant de l’Ouest à l’Est .

Cette direction passe par l’homme mort ( je l’ai déjà expliqué dans un autre article …)

La référence à la fontaine , aux yeux qu’elle soigne ( voir seel …) , au fait qu’elle coule toujours en été est directement lié au paragraphe de la page 237 , quand l’abbé parle de l’endroit où le ruisseau de Trinque Bouteille ( qui comme la fontaine de Marceille coule toujours en été …) se jette dans la Blanque ..Il parle alors de menhir qui a perdu son acuité , mot utilisé pour décrire ce qui est aigu ..mais aussi et surtout l’acuité visuelle …

Les menhirs sont évidemment sur la direction Pique  ( le désert de sin ) , le  lieu , la fontaine de la Madeleine , ..sur cette voie sacrée qui va de levant au couchant , une voie « salée » …

LES MOTS RELAIS ET LEURS SIGNIFICATIONS

 

Il y a tellement de choses à dire que je passerai des heures à taper sur le clavier , je vais donc vous donner les clés pour comprendre les lieux principaux ….

 

CRI , SIFFLEMENT  représentent un sommet . C’est soit le sommet situé au dessus de Coumesourde ( le cap finisterre page 159 dans la scène « Bretagne » ) , soit la pique de Lavaldieu ( cap ou bec du Raz de la même scène ). Rappelez vous ..CRI pour CRInko… .

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LAINE , TAMI , LABOUR , HERSE , SILLON et tout ce qui est relatif à cette activité représente Lavaldieu .

Par exemple Carnac dans la scène Bretagne représente un alignement de sillons dans lequel laboure un agriculteur avec son char « armé » d’une faux …

.Locmariaquer est le passage entre la pique et le bourg qui va du domaine du chasseur au lac vers le lieu (ce domaine est l’Arcadie de Poussin , la vallée de Lavaldieu ).

C’est le « spardillo » de la page 239 ..clair-semé ( voir définition anglaise de spar ) .

C’est Bayonne de la page 145 ( au bord de l’océan ..voir carte )

C’est un lieu « brillant » avec éclat . C’est l’étoile jaune ( rival ) de la page 125 .

C’est un lieu de pillage ( PILLER ) …voir « spar » …

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DECOLORER , PALAIS , PAL  et toutes les notions relatives à l’éclaircissement ( clair oposé à foncé etc …) . MURAILLE , CHATEAU représente Lavaldieu et particulièrement sa vallée . Le bourg est une tour du château ;

C’est par exemple la ville de Tarbes ( voir l’allusion aux pasteurs de l’Arcadie en page 145 ) . Elle est en opposition  du « château » de Montferrand par rapport au centre du cromlech .

 La vallée de Lavaldieu est le terrain de chasse d’Hercule .

C’est le territoire des BELGES :

dans l’explication de Belge se trouve le mot le plus important : le mot « pale » .

En anglais il veut dire :

- Un piquet , un pieu aigu ( voir épieu utilisé par les chasseurs de sangliers comme l’était Hercule dans la vallée d’Arcadie ..)

- Un lieu clôturé comme l’est aussi le château . L’abbé utilise le fait que cette vallée est entourée de monts , ce qui lui donne l’aspect d’un château fort . 

- C’est donc un enclos , traduction du mot Transept en latin ( à coté de l’enclos ) . En effet , le transept Sud de l’église en pierre passe par ce lieu ( au Nord , c’est un autre clos ..) .

C’est surtout une CROIX Grecque en héraldique  , ici le mot symbolise un des axes de la croix tracée plus haut . 

- C’est le VOILE de fumée , ou la partie plate de la rame , reliant le Nord du lieu recherché au  Sud .

( "Pall" est aussi le manteau d'un archevêque , le morceau de tissu que l'on pose sur un cercueil ....voir page 97 )

C'est l'HERITIER : hair = cheveux ...décoloré voir p209 , p125 oar = pale de l’aviron  ( hoar = cheveux blanc ) .

L’héritier est en page 136 l’enfant qui reçoit une part de possession ( POSSEDER ) d’ours .

 C'est l'OURS et le SANGLIER ....

La branche verticale de la croix de pierre est ainsi évoquée  par deux fois dans l’énumération d’animaux :

- en page 128 de l’ours au cheval ..

- en page 134 du sanglier et de l’ours …au marsouin et oiseaux aquatiques ( piètes )

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NATTE , MORT , TOURMENTER , AUBERGE , MARSOUIN ,  VAISSEAU , CHEVAL , DUNE, ABEILLE ,et  les mots en TCH ( hitch pour amarrer le navire, itch pour démanger  , etch pour graver ) représentent  la région au Nord – Nord/Ouest du lieu …

Soit au Nord près du lieu plus bas vers l’homme mort ( REPOS par exemple … avec SOLDURE ..sol dur ..et et salduna ..le CHEVAL ) soit plus haut vers les maisons ( PRAIRIE , AUBERGE  , ITCH…)

Par exemple « mead » de prairie est une boisson fermentée au miel ..  « itch » , le bourdonnement : les abeilles et leur bourdonnement représentent une prairie située  près de Coumesourde .

MANTEAU . C’est le capuchon du MANTEAU ou « caput » ou tête ( voir allusion page 212 ), le manteau étant la zone située sous Coumesourde où fut trouvée la pierre à trou ( page 256 ).

Voir aussi « hull » ..c’est la coque du BATEAU , la « coquille » qui entoure la graine …le grain de blé : nous sommes alors près du lieu …

C’est Burdigala ( page 149 ) , situé sur l’axe vertical de la croix ( TAILLER ) , c’est encore la référence au NAVIRE ( « bow » est la proue du navire ) .

Plus au nord ( en haut )  c’est le lieu où l’on trouve les VOILE du navire .

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CŒUR  , GRAIN , BLE , EPI , PAIN , ECLAT ,OR etc … sont en relation avec le lieu recherché: ce sont des lieux comme Aleth , Auch  , le lac de Vannes dans certaines scènes ……..

CŒUR est le « cône » ( con ) de la page 242 ....

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FILET fait référence à une direction située en général plus loin au Sud-Est , par exemple au pic de TAUze , le Bugarach ( Nantes dans la scène de Bretagne ) . Il est situé sur la direction de l’EPEE .

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Nous avons fait le tour des principaux lieux ……

 

CONCLUSION

 

Je pense que vous avez tous compris que le lieu est trouvé .

Depuis plusieurs années , j’en avais donné la situation par rapport à RLC ( la vallée de Lavaldieu ..) .

Depuis plusieurs mois , la position dans cette vallée ( au Nord-Est ).

Et depuis plusieurs semaines , sa localisation précise .

Lon  2°  18'  19"  Est

Lat  42°  54'  24"  Nord

J’espère être assez précis dans ce positionnement géographique . Hélas pour moi , je ne dispose d’aucun relevé sur le terrain . Si j’étais actuellement sur RLB , je me rendrai aux Cugulhous . La position de la ( ou les ) croix tracée par Boudet sur celui du levant me donnerait la latitude du lieu , celle du couchant la longitude . La zone de recherche serait alors plus précise . Il est aussi fort possible que sur cette zone , des signes ( lettre T par exemple ..) soient tracés sur de gros rochers afin d’indiquer plus précisément l’entrée  , mais ce n’est qu’une supposition …

Il suffit de relire toutes mes études , et vous verrez qu’elles concordent ( rectification au passage ...pour le tableau de Poussin , le lieu est la bouche du personnage « d’où sort » la phrase « et in arcadia ego » : En posant sa main sur l’épaule ,  la « dame » indique que ce lieu surplombe la vallée ..)

 

Mon travail est maintenant terminé et le votre commence . Je l’ai dit dès le début , je ne serai pas celui qui « ouvrira » l’entrée : ce travail sera un travail d’équipe ….

 

Depuis le début de mes recherches, plusieurs centaines de personnes ont découvert mon étude , et l’essentiel de la solution :

- ce sont autant de témoins et de personnes qui peuvent se rendre sur le lieu et en dégager l’accès .

- ce sont plusieurs équipes de chercheurs qui ont le potentiel de le faire .

 

Je rappelle :

- que par la loi , aucun objet trouvé sur le lieu ne peut me revenir , et c’est très bien ainsi .

 –que toute recherche entreprise par une personne sur ce lieu , prive aussi celui-ci de l’objet de sa découverte , et c’est très bien ainsi .

- que l’être humain étant ce qu’il est  , fera que certains d’entre vous ( statistiquement ..il doit y en avoir ..) chercheront à détourner cette découverte à leur profit .

Pour ces derniers , n’oubliez pas que vous agirez maintenant aux yeux de « tous » , et qu’un jour il faudra en rendre compte .....

 

L’équipe la plus honnête et la plus efficace "mettra fin" à cette énigme . Il vous faudra travailler dans la légalité , c'est-à-dire avertir le propriétaire du terrain et les gens compétents pour amener à bien dans cette démarche ( maire etc ..., ) .L’avantage est aux chercheurs anciens habitant dans la région .

 

Le train est arrivé , à vous de voir si vous souhaitez le prendre ou laisser d’autres le faire à votre place .

 

Ce fut un plaisir de partager cette histoire avec vous ….

A ….plus …….


Dunkerque , le 6 Avril 2007

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UNE VUE D’ANGLE , VERS LE MOT VAULT ..

 

Un soupçon de probabilité

Avant de continuer l’explication de quelques termes , j’ouvre une petite parenthèse sur l’étude des relations entre mots relais .

Il est parfois difficile de trouver le rapport entre deux mots mais aussi …  peut-on être certain d’un lien entre ces mots ?

Voici un exemple qui illustre ma façon de voir les choses ….

Imaginez un livre d’un trentaine de petits chapitres dans lequel différents mots sont évoqués plusieurs fois ( un peu comme la VLC …)

Imaginez que l’on y trouve les mots « raisins » et « vigne »  .

Si vous recherchez leur présence dans ce livre , très logiquement vous vous apercevrez  qu’ils se trouvent très souvent dans le même chapitre ( voir la même page ..). Cela doit vous paraître évident car tout le monde connaît le lien entre ces deux mots .

Maintenant prenons deux mots complètement différents , par exemple « choucroute » et « clé anglaise » présents aussi en grand nombre dans ce livre.

Vous remarquerez alors que leur distribution ( leur présence ..) est aléatoire . Ce serait alors une exception de les retrouver dans le même chapitre . Cela doit vous sembler aussi logique .

Pour conclure , l’étude de la répartition des mots relais dans la VLC permet de rapprocher des notions complètement différentes comme le sont  FACE ( pris dans le sens visage ) et ANGLE et qui démontrent l’intention de l’abbé de les associer . Voici donc une autre façon d’aborder le problème , et c’est sur cet exemple que je vais vous expliquer le sens de ces deux mots .

L’ANGLE et la FACE

Intéressons nous d’abord à leur  sens .

FACE est utilisé par l’abbé dans la VLC en temps que mot Français avec deux sens différents .

Le premier est le « face à face » c'est-à-dire «  ..en face de ..devant … » . C’est une expression utile pour situer différents lieux et l’abbé ne pas ne pas l’utiliser ….

La deuxième façon de voir le mot FACE , c’est dans son sens premier , c'est-à-dire le visage . Il constitue alors dans la VLC ce que j’appelle un mot relais d’application réduite : il n’est en relation qu’avec le mot ANGLE .

Le deuxième mot ANGLE est utilisé en temps que mot Anglais et possède plusieurs sens .Vous connaissez maintenant une des techniques de l’abbé et vous comprenez qu’il nous faut nous intéresser à ces définitions .

La première proposée; par l’abbé est la pêche à la LIGNE ( synonyme de TRAIT ) . C’est la canne ( un mot de la VLC …  « rod » :tige ) et l’hameçon ( « hook » )

La deuxième est le « coin » , l’angle que l’on définit en géométrie .

La troisième « découle » de l’angle en géométrie …c’est une expression qui veut dire en biais , de travers : « at an angle » . ( « slant » )

 
La corrélation

Deuxième étape …vérifions que ces termes sont bien associés dans la VLC ….

Après une recherche sur ANGLE , je vérifie donc si il existe une notion de visage qui lui est associée    :

En page 16 A la FACE  des nations ….to ANGLE : pêcher à la ligne

En page 50 , l’abbé utilise une expression très étrange : « les degrés de l’angle facial » . DEGRE et ANGLE permettent de comprendre l’utilisation de certaines valeurs trouvées dans la composition des sources de RLB , et ANGLE associé à FACE est notre « accroche » , le point d’entrée dans la VLC qui associe ces deux notions .

Page 202 leur VISAGE …page 203 : ANGLE …

La corrélation semble établie , il faut maintenant déterminer l’idée développée sous cette notion d’ANGLE ou de FACE .Il faut alors relire ce qui se rapporte à ces mots pour en déterminer le point commun …

 

Le sens

Je l’ai fait , et c’est la notion d’oblique , « en biais » qui ressort à chaque fois ….

 
Page 16  ..l’abbé suggère une direction , un TRAIT allant de la mer baltique ( au Nord-Est ) vers l’Angleterre ( relativement au Sud-Ouest ), un déplacement vers le lieu du PILLAGE .

 
Page 50 , c’est dans la description de la variété Mongolique que l’on retrouve le mot FACE , une autre référence existe en page 130 ( Mongoloïde ) ..

D’un coté ce sont les yeux obliques qui caractérisent cette « variété » , de l’autre les dents dirigées en avant , ..en biais , de travers ….

D’un coté le carré aux angles droits ( référence à la croix Grecque ..de pierre ) qui devient de l’autre coté le losange aux angles AIGUS ( référence à l’autre croix ..à l’axe oblique )

Toujours page 50 …….de la grande Tartarie au Thibet ..même direction……

 
Page 136 ..entre Rhin et l’ODER ..deux rivières dont l’une est située au Nord-Est de l’Allemagne , l’autre au Sud-Ouest , à l’Est de la France .

  

Le lien avec la scène principale ….

C’est en page 243 que par deux fois le mot ANGLE apparaît .

L’abbé vient juste de nous parler du Cugulhou du levant , c'est-à-dire de la branche horizontale de la croix Grecque , il enchaîne alors sur l’autre croix ,celle que j’ai appelée de façon arbitraire la croix de bois : c’est en fait la croix celtique .

J’ai déjà expliqué comment vérifier son tracé à partir de la carte de la VLC dans une de mes études .

Nous allons donc « obliquer » par rapport à la branche horizontale, nous mettre de biais pour retrouver l’axe principale , la LIGNE de cette croix celtique .

Nous sommes alors à la Fajole , près des CROSSES ( croix …).

L’abbé va associer des mots relais invoquant Lavaldieu , situé à l’opposé par rapport au centre du cromlech ( le cercle ) , dans la direction Sud-Ouest.

Lavaldieu est alors évoqué par les mots MURAILLES et CHATEAU dans la scène principale . 

Mais c’est aussi Les ANGLES vifs , c'est-à-dire AIGUS comme les sifflements , les CRIS , les serres , le bout de l’AIGUILLE , l’extrémité de l’ECLAT ( voir les mots …keen , ken , cinn , sin …de la VLC , et vous comprendrez beaucoup de choses … !)

Les pierres TAILLEES ( mot relais désignant la CROIX … gravées dans la pierre ) , d’après l’ANGLE déterminé par « l’inclinaison » .

La boucle est faite …la notion d’inclinaison est clairement évoquée et associée à ANGLE .

 
Mais c’est aussi :

- en page 103 l’appartenance des ANGLES aux Tectosages ( dont l’action est de PILLER )

- en page 200 la relation avec la terre ( lieu d’un certain travail ..le LABOUR ) dans le mot « Jutes »

 
C’est l’association du mot FACE à :

- PILLER et ECLAT ( page 16 )

-   Caïn et la TRAME de LAINE ( page 43 )
-     A la peau olivâtre ( page 50 ) c'est-à-dire vert pâle ( page 115 ) à la décoloration ( PALE page 97 ) , à l’HERITIER ( page 52 et page 115 ) , au Franck descendants des Tectosages  ( page 209 )  etc ……

-  Vous le vérifierez … Toutes ces notions sont liés les unes aux autres …

Maintenant faut-il s’étonner que quand l’abbé nous parle d’un lieu situé près de La Fajole , il   choisisse ce lien entre le mot ANGLE ( que l’on retrouve par deux fois , sur la même page de la scène principale )  avec le mot FACE , sachant que le lieu recherché se trouve exactement en FACE de celui-ci par rapport au centre de son cromlech . Ce choix était somme toute très logique ….

( c'est en Francais  "en face de" ...en anglais "face to face" ...)

 

Mais revenons au mot « vault »

J’en ai expliqué les différentes significations anglaises :

"Vault" des Volkes de la VLC …c’est :
- la voûte continue, ou un toit ARQUE.
- les chambres fortes sont de diverses sortes
- Une CAVE.
- Une caverne .
- « La chambre forte silencieuse de la mort, à l'abri de la lumière ».
- Un dépôt pour les MORTS
.

L’abbé étant logique dans sa démarche , cela implique donc que toute tribu directement en relation avec les Volques nous parle du même lieu . c’est donc le cas des Francs et des Belges …idem pour les enfants de Gomer …. .

Dès la page 14 et 15 le principal est dit …

Les notions de PILLAGE , de GLOIRE , d’enfants ( ou plutôt d’HERITIER ) , de CHASSEUR sont associé au lieu que représente « vault » ..ce lieu est Lavaldieu ….

 Je vous invite à relire l’étude et par comparaison de différentes scènes , d’en retrouver le lien .

Pour finir ….Nous étions à la page 202 , expliquons donc quelques expressions …

En page 204 il y a les Chatti .. 

"to shatter" : fracasser , voler en ECLATS  

et les Cherusci : 

" share" : partager mais surtout LAME de fer de la charrue et « Huzza » les CRIS d’acclamation des Tectosages puis page 206 et 207 le mot « share » …associé  à nouveau aux labours ….   « les terres les plus fécondes ….et les moins fertiles » .

 

Pour conclure ….

Vous savez maintenant que l’abbé utilise souvent des mots anglais ayant plusieurs significations pour faire passer son message .

Le plus difficile restant à savoir si l’abbé souhaite associer un mot à un lieu de la scène principale ( la main = la ferrière , le gouvernement , la loi = les roulers etc …) voir à d’autres scènes …ou si il souhaite nous indiquer une direction .

Cependant certaines directions semblent évidentes …La notion d’AXE utilisée par Boudet en est un exemple , mais comme nous venons de voir ,l’abbé combine plusieurs procédés pour indiquer une  direction , c’est par exemple le TRAIT de l’axe principale de la croix celtique avec les mots ANGLE …et FACE .


Croix de bois

 

La croix

Soyons précis et reportons sur une carte les positions indiquées par l’abbé Boudet , c'est-à-dire les quatre menhirs en forme de croix du  Carlat , ceux de la Soulane ( 587 m ) et ceux des Crosses ( juste au Nord de  Montferrand ….voir carte Boudet …) .

Traçons ensuite la croix .

Nous remarquons que la branche principale de direction Nord-Est / Sud-Ouest passe par l’église de RLB , idem pour la branche latérale .

 

L’église du Neimheid

Cette direction reprend pratiquement deux directions caractéristiques de ce lieu :

- la direction passant par la Tête du Sauveur et la boule située sur le toit de l’église

- la direction passant par les deux tombes Fleury

Les deux branches de cette croix sont bien perpendiculaires .

En parlant du territoire où se trouve les Crosses , l’abbé associe un mot particulier , le mot GISANT . Souhaitait-il faire référence à la Piéta , ou au fait que cette direction passe par l’homme mort ( imagé par la Piéta dans son église ) , ou autre chose … ?

Je n’ai pas d’éléments définitifs pour conclure ….

 

La Kairolo

Me servant uniquement d’un montage de la carte de Boudet , j’avais pensé  à une époque que la Kairolo était sur cette croix . En fait la Kairolo est une symétrie de centre par rapport au centre du  cromlech ( cercle ) , comme le sont beaucoup d’autres éléments ( autre exemple : le chemin du Carlat et celui du Goundhill voir BRUYERES ) .

 

Un autre supplice

La croix est un objet de supplice , il faut s’en rappeler ( voir définition anglaise de Cross ) .

Mais l’abbé nous parle d’un autre « instrument » : le gibet ( page 254, 255 et 303 ) dans l’explication de Fangallots .. Si l’on trace un axe passant par le lieu ( pente abrupte près du bain doux ) et l’endroit où l’on a décapité un menhir où se trouvait la tête du sauveur ( le supplicié , le gisant ..) , nous remarquons qu’elle croise l’autre direction sur le lieu .

 SOMMAIRE

Comment draguer..en évitant tout refus...

 

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