par Jauclin

   SOMMAIRE


INITIATION AU DECODAGE BOUDET

 

1 – Introduction

Quand un chercheur débutant découvre pour la première fois la VLC , il se pose la question très légitime : ce livre est-il l’œuvre d’un fou ou d’une personne qui souhaite transmettre un message dans un ouvrage « de prime abord » incompréhensible ?

J’ai eu ce même sentiment il y a maintenant bien longtemps . Quand je repense au  « détail » qui m’a converti , c’est à la traduction de Lockmariaquer , réalisée  par l’abbé Boudet  que j’attribue ma conversion . Sans être un spécialiste des mots , j’ai tout de suite remarqué que ce terme était en relation avec Marie , alors comment un abbé du XIXeme siècle pouvait au mépris de sa propre fois , passer à coté de cette évidence et nous proposer une histoire de Lac et de chasseurs ?

Voila comment tout à commencé pour ma part ……..

1 – 1 Le but de VLC

 

Le but de la VLC est de nous faire deviner un endroit particulier de la région de Rennes les Bains dont il ne prononcera jamais le nom : ce sera sa façon de le mettre en évidence . Mais les lieux qui en seront proches feront l’objet d’un nombre très important de descriptions sous le voile du secret .

Il me faudra mettre en place un peu de vocabulaire pour expliquer mon point de vue .

Ce ne sera pas comme certains pourraient injustement le croire dans le but d’étaler un savoir ou un savoir-faire , mais simplement afin gagner en précision dans « ma démonstration » .

La VLC se décompose en « scènes » qui se déroulent à des époques et des lieux différents . Pour en nommer que quelques unes, voici pris au hasard quelques noms que je leurs ai attribués …

*La langue Kabyle

*Moïse

*La Bretagne

*Le Basque

*Les constellations

Etc …..

A ces différentes scènes que je qualifie de secondaires s’ajoute La scène principale :

La description de la région de Rennes les Bains .

Cette dernière peut être réduite de façon schématique aux lieux que l’on trouve dans la « carte Boudet »

La VLC aura donc pour fonction principale de comparer grâce à un vocabulaire codé , la scène principale à chacune des scènes secondaires en vue de nous faire découvrir ce lieu particulier qui se retrouvera dans chaque comparaison . Pratiquement à  chaque fois , l’abbé prendra le même chemin , celui qui passe par l’homme mort pour arriver juste derrière la colline ..dans la vallée de Lavaldieu

 

1 – 2 Un procédé souvent utilisé

Le nom que j’attribue à ce procédé me semble le plus représentatif : c’est la « transposition » . Dans une scène secondaire , l’abbé va « transposer » la scène principale . De ce fait des éléments communs vont être choisis pour créer ce lien . Je les appelle « mots ou expressions relais » . Pour certains , le domaine d’application sera étendu , nous les retrouverons donc dans un nombre de  scènes important : c’est le cas du mot « repos » que j’utiliserai dans cette étude .Pour d’autres deux à trois scènes seront « reliés » , le domaine d’application sera donc réduit : c’est par exemple le cas du mot « héritier » .

 

1 – 3 Quelques outils

a – la traduction anglaise

Le premier outil se trouve dans « l’intention » de cet ouvrage : la langue celtique est comparable à la langue anglaise , c’est la langue d’origine .

C’est l’outil le plus important .

Sans indication particulière de l’abbé, il est celui qui doit être utilisé en priorité .

De façon concrète , il nous faudra nous intéresser à la traduction proposée :

* Est-elle exacte ?

* Le mot anglais utilisé n’a-t-il pas d’autres significations ( très utilisé par l’abbé ..)

* N’y a-t-il pas dans le mot proposé la suggestion d’un mot ou d’une phrase anglaise que l’abbé ne nous propose pas ?

* Un « mot Français inhabituel »se trouvant de façon inattendue dans le texte  ne trouve-t-il pas une traduction anglaise intéressante ?

Toute mon étude sur la VLC est « truffées » d’exemples de ce type que je ne vais pas ici ré expliquer pour ne pas surcharger mon propos …je vous invite donc à les rechercher pour en avoir l’exemple ..ou à en redécouvrir certains dans les exemples qui vont suivre ….

b – L’indication « Boudet »

D’une façon générale , n’oubliez jamais de faire ce que l’abbé Boudet vous dit de faire ….. !

Ainsi sur plusieurs chapitres , l’abbé nous propose une façon d’interpréter ses propos : parmi plusieurs propositions je vais en développer deux .

 - le jeux de mots

Il fait l’objet de cette étude, il est recommandé dans la scène « Kabylie » . Vous verrez que les exemples sont nombreux et variés et ne se réduisent pas qu’aux deux jeux de mots essentiels : « l’homme Maure est Numide »  ..( « l’homme mort est humide » ) .

Je ne vais donc pas « développer » dans cette partie d’étude ,  mais juste vous proposer la définition du jeux de mots ..

Un jeu de mots est en général n'importe quel jeu de langue qui manipule les mots ou des sonorités, et en particulier celui qui consiste à créer deux mots ou phrases homophones (le plus souvent humoristique) ayant un sens différent.

Citons le calembour connu : Demandez nos exquis mots ! ( nos esquimaux ..glacés .. !)

Comme l’exemple le montre , le jeux de mot possède ce coté « un peu stupide » , qui pourrait faire croire qu’une interprétation soit « tirée par les cheveux » . Mais il faut bien passer par cela pour comprendre le message ….

 

- les périphrases

C’est par ce biais que l’abbé nous demande de lire la scène « Basque » .

Rappelons ce qu’est une périphrase .

Ici pas de définition pompeuse et rébarbative , prenons un exemple concret de la vie courante . Grand amateur de « San Antonio » , je ne peux m’empêcher de vous proposer cet exemple très …triviale , je vous le concède .Mais je suis certain qu’il marquera les esprits et  vous permettra de ne  jamais oublier ce qu’est la périphrase ( ici légèrement métaphorique !! ;-) ..)….

Si en société , l’envie pressente « d’uriner vous prends à la gorge » , à la place d’un « j’ai envie de pisser » peu adapté à la situation , vous pouvez alors vous éclipser discrètement sur « l’élégante » périphrase suivante «  je vais ..faire pleurer le monstre » …

Après ce moment de honte passager qui m’envahit , et certain que cette périphrase ne serait pas  reniée par mon « commissaire préféré » , je vais vous expliquer concrètement comment l’abbé utilise ce procédé dans la VLC …

Prenons dans « l’acte  calendrier » ( ;-) ..) de la scène « Basque » l’expression concernant le mois de Février ( page 121 ) :

" Février, Otsaïla. "

La chaleur est suffisante pour déterminer la débâcle des glaces des côtes du Pont-Euxin et permet de mettre à la voile - hot, chaud, - to sail (séle), mettre à la voile -.

Analysons l’expression …

« Pont-Euxin » est une expression qui ne se devine pas naturellement ( voir outil précèdent : dans « mot inhabituel » ) donc intéressons-nous à elle ..

Une petite recherche va vous apprendre que « Pont-Euxin » désignait il y a fort longtemps la mer morte , et que sur les cotes de la mer morte se trouve un très grand port , très actif du temps de l’abbé Boudet : le port d’Odessa …Comparez les mots « Odessa » et « Otsaila » , ne trouvez-vous pas une certaine ressemblance ?

Revenons à Odessa …

Fin XIX , à l’époque de Boudet , ce port était l’ un des plus grands exportateurs de blé du monde…donc la périphrase " La chaleur est suffisante pour déterminer la débâcle des glaces des côtes du Pont-Euxin et permet de mettre à la voile » signifie .. »il est temps de se mettre en route pour aller récolter le blé »

Continuons quelques moments sur cette scène très intéressante …

Le mois de janvier …

« Le mauvais temps du mois de janvier arrête les travaux de ceux qui voudraient passer la herse dans leurs champs » est une périphrase qui fait référence au texte que l’on trouve en page précédente :

« Ils préféraient d'ailleurs les productions du sol aux métaux précieux existant abondamment dans leur pays, puisqu'ils fermaient les yeux au lieu de les ouvrir avidement, lorsque en hersant les champs, leurs regard étaient frappés par l'éclat de " l'argent, cilharra " que leur travail amenait à la surface de la terre cultivée »

autrement dit … il n’est pas encore temps de se mettre à la recherche de certains métaux précieux ….( en fait , trop d’eau sur le lieu recherché .. ! )

Intéressant , non ? Oui …

Alors continuons ….

Mars ..

« Les pluies continuelles de mars changent forcément les terrains en marécages »

Il va donc falloir traverser un terrain marécageux ..à la fin de l’étude , vous connaîtrez sans aucun doute ce lieu …. Mais je pense que vous en avez déjà une idée …

Avril , Mai ..

« Désirer que les céréales présentent bientôt l'image de l'épi …. Aux épis souhaités viennent s'adjoindre, en mai, les brillantes fleurs des champs » ..

Nous y voila , les épis de blé ( mot relais important , caractéristique du lieu recherché )..la récolte va pouvoir commencer , nous sommes arrivés au lieu ..

Au fait …pourquoi « brillantes » ??.c’est un mot  « inhabituel » ..il est synonyme du mot relais « éclat » …donc il est logique de le trouver ici …

Juin ..

« S'agiter pour passer la herse dans les champs » ..périphrase en relation avec le mois de Janvier :  « la récolte peut commencer.. »

 

Le reste du calendrier me parait très clair ….

Il explique pourquoi sur le versant d’à coté , dans la vallée de l’homme mort » , la présence d’eau est un problème pour entrer dans le lieu . Je ne serais pas surpris qu’une entrée possible pour ce lieu se fasse par une « petite résurgence » asséchée en été …

Il y a encore tellement de choses que je peux vous dire sur cette scène …

Par exemple le « levé et coucher de soleil et de lune »ainsi que le bourdonnement et les cris , en relation avec le « repos » objet de l’article que je vous propose aujourd’hui …( mot relais « bourdonnement » …)

Le tonnerre et l’éclair ( mot relais important , que j’ai déjà expliqué ..relatif au lieu recherché …)..

Mais arrêtons là ..je m’éloigne de mon propos ….peut être  j’y reviendrai dans un bonus…

 

c – Les expressions imagées

L’abbé utilise parfois des expressions caractéristiques pour souligner le caractère important d’un élément de scène, citons deux exemples importants …  « avoir l’œil sur » et « est l’image exacte de .. »

 

d – Les déclinaisons

Elles arrivent dans une traduction et nous indique souvent en « fin de parcours » , le mot le plus important à analyser . Dans cette étude nous verrons :

Page 105 « c'est " le Grand " - aroumi, - roomy » notre ’intérêt se portera donc sur ..roomy …

Page 126 : » " gloire, loria, - lore, » ..ayons donc l’œil sur …l’or e ….

 

e – La symbolique

Elle est très utilisée par l’abbé pour représenter le lieu recherché .

Quand cela est possible  et selon les scènes , un symbole fort sera utilisé .

Donnons quelques exemples …

Dans la scène principale ..c’est la kaïrolo et son  blé ..représenté aussi par le menhir ( voir traduction menhir par l’abbé …)

Dans la scène « constellations » , c’est l’étoile polaire qui sera choisie …

Dans la scène « Moïse » , c’est le mont Sinaï sur lequel il reçoit les dix commandements ..

A ce propos , avez-vous remarqué la transposition ?

Moïse doit traverser un endroit aride aux eaux « amères » ( mot relais …) avant d’y arriver ..c’est en effet l’homme mort …

Observez l’expression « éclater la gloire » ..deux mots relais …puis il parle du blé …

En page 75 , avez-vous vu le rapport entre le col du Bazel et le lieu recherché ?

 C’est « une projection qui part du haut et partage la carte en deux » ….que Boudet nous recommande de faire sur sa carte … « de Bezel à OOliab » …Je l’ai faite et vous l’ai proposé il y a quelques temps ( le dessein du Neimheid )…

La scène principale décrit la pierre en page 230 ., le mot relais est « mesure/mesurer »

Dans la scène « Hercule » , ce sont les pommes d’or .

Etc ……

 

Dans d’autres scènes, quand des symboles ne sont pas évidents , ce sont des « mots relais » symboliques comme « l’éclat » qui seront utilisés. ….

 

f – le rébus

Tout le monde connaît ce qu’un un rébus ..on décompose le mot puis on le fait deviner « par parties » . Rappelez-vous l’exemple de la « trame de laine » …la « maille de l’N »

 

1 – 4 Un exemple concret : « la vallée de l’homme mort »

Bien …l’objet du jour : l’homme mort .

Comme vous le remarquez , il est préférable de partir d’un lieu de la scène principale . Commençons par analyser le texte :

Sur la rive droite de Trinque Bouteille, commence le tènement dit de l'Homme mort . C'est un terrain marécageux, produisant en abondance un gramen dont les longs tuyaux sont parfaitement

Page 238

lisse et sans noeuds : ce gramen porte, en dialecte languedocien, le nom de paillo dé bosc, et en celtique, celui de paille de marais ou haummoor, - haum, paille, - moor (mour), marais -. Cette dénomination de haum-moor, appliquée dans la gaule entière, aux terrains marécageux, a été partout dénaturée et travestie jusqu'à devenir un homme mort.

Puis un peu plus loin ….page 278 :

« cette fontaine, coulant goutte à goutte, avait dû rendre le terrain boueux, et par suite, rempli de joncs et de cette graminée que l'on retrouve dans tous les sols humides : c'était là ce que les Celtes appelaient le haum-moor, terme qu'ils ont écrit sur tous les points du pays gaulois, partout où se présentait à leurs yeux un terrain plus ou moins marécageux.. »

Analysons et résumons cela dans un tableau …

Symbolisé par

Mots clés

Anglais

La mort , le repos éternel

 

L’eau , l’humidité

Terrain

 

plante riche en sel , amertume

Utilisation principale : paillasses , nattes .

Homme Mort

( Haum moor )

Lieu marécageux

Tènement

Gramen , jonc

 

 

Moor : marais

« Appartements locatifs » , « auberge »

Nous trouvons en tête des mots ou « expressions relais étendues » ( exemple :l’homme mort ,  le repos ..objet de l’étude ) présents dans plusieurs scènes , puis quelques « mots relais réduits » ( exemple : amertume) dans deux ou trois scènes .

Pour trouver quelques symboles , j’ai bien entendu réalisé quelques recherches sur les termes . Par exemple ….

Le jonc :… :Cyperacees…

Dérivé savant du latin cyperos, « souchet, jonc », du grec kupeiros.. Famille de plantes vivaces herbacées monocotylédones, poussant dans les lieux humides, à la tige pleine et sans nœuds, dont les feuilles sont généralement dures et coupantes.

A propos de l’amertume ….

Connaissez-vous la jonchée... ?
Le nom de ce fromage frais vient des paniers en joncs ( fabriqué en Vannerie : on y tresse les tiges de jonc en un réseau de …mailles .. ! ), au fond duquel le fromage reposait et s'égouttait. Tout le secret réside dans l'utilisation de joncs de marais et d'eau de laurier que l'on ne trouve pratiquement plus... Le lait caillé est aromatisé à l'eau de laurier, quand il devient un peu acide, il est étalé sur les feuilles de joncs tissées ( des nattes de joncs .. !). On roule le tout et on laisse égoutter au frais... les joncs lui donnent ce petit goût amer qui en fait toute la particularité ! Plus on laisse égoutter longtemps, plus le goût est prononcé ! 

Dans une autre étude , j’avais expliqué une autre caractéristique du gramen , celle d’être riche en sel ..

Passons maintenant à l’étude …..

 

2 – Méthodes d’études

 

2 – 1 Travail sur un mot ou une expressions

a - Les mots ou expressions « relais »

Comme vous venez de le comprendre , je vais travailler sur le « mot relais étendu » : REPOS , il est en relation avec le mot  NATTE  .

Mais comment j’en suis arrivé à ce mot ? Il n’est pas évident de faire un rapport « immédiat » entre la mort , le repos et la natte..

Les chercheurs de RLC sont déjà sensibilisé à ce rapprochement ( Ici repose … !) , ils  connaissent tous quelques tombes qui leurs font penser à cette utilisation pour le mot « repos » . Comme ce n’est pas toujours évident , utilisons une méthodologie toute simple ….

b – méthodologie

Il faut commencer tout simplement par la lecture de la VLC , le lire et le relire : les anciens connaissent bien ..La VLC devient alors LE livre de chevet ..

Puis logiquement , un mot particulier vous accrochera , car il se répète plusieurs fois dans différents chapitres : c’est maintenant que le travail commence …..

Pour éviter le fouillis ( et quand j’en ai le courage , je l’avoue ..) , je classe les paragraphes contenant le mot dans un tableau , puis je recherche les mots caractéristiques afin de découvrir un ou des mots relais .

c – un exemple concret : « la natte »

Concrètement voici comment cela se présente pour NATTE .

page

contenu

Mots clés

intro

C'est ainsi que le Cromleck de Rennes-les-Bains se trouve intimement lié à la résurrection, ou, Si l'on veut, au réveil inattendu de la langue celtique.

Résurrection

réveil

46

Le petit-fils de Jared, Mathusalem dont la longévité a surpassé celle des autres hommes, nous initie à une autre branche d'industrie : les lits moelleux n'étaient guère alors en usage, te ces produits d'une civilisation trop avancée étaient remplacés par des nattes sur lesquelles on prenait un repos nécessaire dans sa demeure, - to mat, couvrir de nattes, - to use (iouse) se servir de, - hall, salle, maison.

Lits , repos

Demeure

Salle , maison

103

Lorsque Salluste nous transmet que les libyes et les Gaetules vivaient comme des nomades, il oublie de nous dire que la terre nue ne leur plaisait guère pour y prendre leur repos ; c'était vraiment une couche trop douloureuse ; aussi avaient-ils soin d'y remédier en étendant leurs membres fatigués sur une bonne " natte " en Kab. aguerthil, - to ake (éke), faire mal,

être douloureux, - earth (erth), terre, - to heal (hil), remédier à.

Nomades ,

Couche ,  repos

302

De retour au foyer domestique, ils prenaient un repos tout à fait indispensable sur un tas de feuilles desséchées qui leur servait de lit. D'après les assertions ordinaires des historiens, ce tas de feuilles sèches aurait été la seule couchette des Celtes. Nous n'osons pas croire toutefois que les Gaulois aient poussé jusque là leur indifférence pour la santé et la vigueur du corps. Nous connaissons dans le canton de Limoux, une montagne cultivée en partie, et traversée par un chemin conduisant du village de Saint-André à Chalabre, montagne décorée du nom de Mataline, - to mat, couvrir de nattes, - hall, salle, - to inn, loger dans une auberge -. Le sol de l'appartement

où les voyageurs s'installaient pour prendre du repos dans l'hôtellerie de la Mataline, était donc couvert de nattes. Peut-on imaginer que ce fut là un fait isolé et particulier à une maison bâtie sur une montagne, dans un pays d'ailleurs fort pauvre et peu fréquenté des voyageurs ? C'est plutôt l'indication exacte de l'usage des nattes et des paillassons pour le repos de la nuit dans les demeures de nos ancêtres, les bancs et les sièges adossés aux murailles servant seulement pour les repas.

Foyer , repos

Lit  , couchette

Auberge , salle

Appartement , repos , hôtellerie , maison , paillassons ,

nuit , ancêtres demeures

Bancs , sièges , repas

On voit tout de suite apparaître quelques mots intéressants .

L’un retient particulièrement mon attention , le mot « repos » . Sa fréquence est relativement importante .Certaines allusions sont claires ( résurrection et réveil en introduction ..) . Mais d’autres sont aussi intéressants ..vous les remarquez aussi …

J’enchaîne donc sur une recherche des paragraphes qui utilisent le mot « repos » ….

En plus de ceux donnés précédemment , nous retrouvons :

page

contenu

Mots clés

4

Les Volkes Tectosages ne restèrent pas longtemps en repos dans le pays qu'ils venaient de conquérir.

repos

61

Lot était en sûreté dans Segor, " et le Seigneur fit descendre du ciel une pluie de souffre et de feu sur Sodome et Gomorrhe. (1) " Gomorrhe nous dévoile la transformation de la belle vallée en un marais aux eaux stagnantes to come (keume) devenir, - moor (mour) un marais. Les eaux de ce lac semblent empoisonnées : elles ont une telle densité que le corps humain ne peut s'y enfoncer complètement ; leur amertume est extrême et le sel dont elles sont saturées les rend pesantes à ce point que le vent le plus impétueux semble impuissant à leur communiquer quelque mouvement. Les rives présentent une affreuse aridité ; le regard n'y rencontre point le vert feuillage des arbres pour s'y reposer. l'image de la désolation y est peinte partout ; la malédiction divine est passée dans la vallée.

Gomorrhe

Stagnantes

Moor

Amertume

Aridité

Sel

Point de feuillage

Reposer

désolation

63

En annonçant la naissance d'Ismaël, l'ange du Seigneur avait dit à Agar : " Ce sera un homme fier et sauvage : il lèvera la main contre tous et tous lèveront la main contre lui ; et il dressera ses tentes vis-à-vis de tous ses frères. " (1) C'est la peinture fidèle du caractère des Arabes, descendans d'Ismaël. D'une nature fougueuse et ardente, aimant avec passion la liberté et l'indépendance, ils ont toujours recherché le pillage et les aventures. Leurs tentes de peaux de chèvres les abritent à peine quelques instants et bientôt, dégageant des entraves leurs chevaux toujours sellés, ils dévorent dans une course rapide les sables brûlants du désert. Leur couverture de laine blanche jetée sur leur tête comme un voile vient les désigner au loin aux regards inquiets des voyageurs qui se hasardent à traverser leur pays aride et sans arbres - to hare (hère), courir çà et là - abb, trame de laine. Durs à la fatigue, supportant facilement la faim et la soif, dédaignant le

repos sur un lit moelleux, ils ont mériter le nom de bédouins sous lequel ils sont aussi connus - bed, lit, - to wean (ouin) priver de.

Homme

Peinture fidèle

Tentes

Chevaux

Paysaride et sans arbres

Trame de laine

repos

Lit

bedouins

95

Après la guerre punique, Carthage avait tout perdu, son empire, ses richesses, son commerce : il lui restait à peine la vie, que Massinissa, chef de la Numidie et allié des Romains, cherchait à lui enlever. Ce numide, qui a vécu un siècle, se tenait encore nuit et jour à cheval, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, harcelant les malheureux Carthaginois sans trève ni merci. Cavalier indomptable, Massinissa ne connaissait point le repos dans une maison ou dans les hôtelleries dont il faisait profession de se moquer, - mass, amas - to inn, loger dans une auberge, - to hiss, se moquer.

Punique

Numidie

Numide

Cavalier

Repos

Maison

Hotelleries

auberge

118

" L'obscurité, ilhuntasuna " seule interrompait les fatigues de la chasse journalière - to heal (hil), apaiser, - to hunt, chasser -, et lorsque, dans leurs courses vagabondes, la lassitude les obligeait à prendre un repos momentané dans l'ombreuse profondeur des bois, cette " ombre, itzala " dévorait l'excès de leur chaleureuse ardeur - to eat (it) dévorer, - zeal, ardeur, - et plaçant sous leur tête une pierre ou un tronc d'arbre, ils appelaient à eux le " sommeil, loghitea " - log, bûche, billot, - to hit, toucher, atteindre -.

Course

Ombreuse

Repos

sommeil

171

Les Druides n'écrivaient point les mystères de leur science : leur nombreux disciples en obtenaient la connaissance, en appliquant leur mémoire à retenir le grand nombre de vers dans lesquels la doctrine druidique était renfermée. En obligeant les jeunes gens à apprendre ainsi par coeur les sciences qui leur étaient communiquées, " ils les empêchaient de se reposer sur l'écriture et aussi de négliger l'exercice de la mémoire.

Cœur

Repos

mémoire

A partir de ce moment , par comparaison , on s’aperçoit que «repos » se trouve en relation avec d’autres termes : endroit aride , de l’eau , de l’amertume , du sel , un marais …un lieu qui évoque la mort ..une « maison-auberge » , des lits ..

BINGO ! : Le lien est fait .

Quand l’abbé parle de la natte , il associe cet objet au repos et donc à l’homme mort …

Il reste à confirmer . Je connais l’abbé , en général il nous donne une information qui permet de confirmer …

Je vais donc utiliser le premier outil , « l’anglais » afin de vérifier si …

Recherchons « repos » dans un dictionnaire …en anglais , c’est « rest » ..bien …rien d évident dans le texte qui se rapproche de « rest » , intéressons donc nous aux synonymes anglais….

REBINGO ….  « rest » signifie aussi « s’appuyer contre » regardez maintenant le paragraphe de la page 302 , celui où l’on trouve le plus de mots clés …en dernière phrase : « C'est plutôt l'indication exacte de l'usage des nattes et des paillassons pour le repos de la nuit dans les demeures de nos ancêtres, les bancs et les sièges adossés aux murailles servant seulement pour les repas. »

Lisez plusieurs fois cette phrase dans son contexte , ne vous parait-elle pas étrange ?

Pourquoi préciser cette histoire de bancs et de sièges adossés pour un repas …. ?

« adossés » , n’est-il pas la traduction de « s’appuyer contre » que l’abbé associe avec un autre mot particulier : « le repas » qui ne diffère de « repos » que par une seule lettre .. !!

Le repos éternel ..la mort …l’homme mort et les joncs que l’on utilise comme nattes ..

Je sais maintenant que quand l’abbé me parlera de repos , dans un lieu inhospitalier , il parlera d’une transposition , celle du lieu dit de « l’homme mort » , d’autres mots ou expressions relais seront associées pour le confirmer ….

Bien passons à un autre exercice , le travail sur un texte ..disons « l’acte d’une scène » .. !

 

2 – 2 Travail sur un texte

a – Un thème proposé

Je vais encore vous parler de l’homme mort …pour deux raisons : c’est l’objet de cette étude , évidemment , mais c’est aussi le l’un des deux lieux qui font l’objet du plus grand nombre de transpositions .Ceci est très logique , l’homme mort se trouve juste à coté du lieu recherché , cela me parait tellement évident !!

Je vais maintenant choisir mon paragraphe ..logiquement je prendrai l’un de ceux qui contient le plus de mots relais connus ( par moi .. ! ) .

Je prends donc la scène « Kabylie » .

b – méthodologie

Je commence à délimiter la scène logiquement ( page 102 )..L’abbé m’en précise le début et la fin . Puis je me met dans l’esprit Boudet , je lui obéis : je dois réfléchir « en jeux de mots » !.

« On a remarqué avec quelle facilité la langue punique, par ses jeux de mots, savait créer les noms propres d'hommes. Les noms communs offrent aussi des combinaisons semblables et représentent en plusieurs monosyllabes associés, des phrases entières avec un sens rigoureux et précis. Nous choisirons dans la langue Kabyles quelques-unes de ces expressions pour que l'on puisse remarquer avec quel soin admirable les mots, substantifs ou verbes, sont composés. »

c – Un exemple concret : « voyage en Kabylie »

C’est parti ..commençons par classer en plusieurs paragraphes , un tableau fera l’affaire évidemment …

contenu

Mots clés

1

Les anciens habitant de l'Afrique du nord n'élevaient point probablement les abeilles, dont les essaims se propageaient en liberté dans le creux des troncs d'arbres ou les fentes des rochers. Ces abeilles, peu accoutumées au voisinage des hommes et des animaux, tourmentaient cruellement les voyageurs qui passaient près de leur demeure et troublaient par leurs piqûres cuisantes la tranquillité de leur marche. Tel est le sens du mot abeille, en Kabyle, thizizouith, au pluriel thizizoua - to tease (tize), tourmenter - ease (ize) tranquillité, - way (oué) chemin -.

 

Voyageurs

Demeure

Tranquillité

Chemin

Bourdonnement

Repos

Apprivoiser

dompter

2

Nous employons pour cette interprétation le pluriel thizizoua ; toutefois en nous affranchissant des terminaisons propres au singulier ou au pluriel, le sens de thizizouith devient encore plus facile et plus clair, puisque c'est alors le bourdonnement de l'insecte qui importune et trouble le repos - to tease (tize) importuner, - ease (ize), repos - to whiz (houiz), bourdonner.

Le mot miel, en Kabyle tament, reproduit cette pensée que la douceur finit toujours par apprivoiser et dompter - to tame (tème), dompter, apprivoiser, to end, finir.

 

Bourdonnement

Repos

Apprivoiser

dompter

3

Les termes puniques sont certainement l'expression exacte des habitudes de ces peuples, et cette vérité se manifeste avec puissance dans le verbe ramper, en Kab. mour'edh. Pour nous, ramper c'est avancer à la manière du serpent, mais pour un Numide, c'est s'engager dans les hautes herbes d'un marécage et aller de l'avant sans être aperçu - moor (mour), marécage, - to head (héd), conduire -.

 

Puniques

Numide

Moor

Marécage

conduire

4

Le verbe accabler, en Kab. r'ot, nous dit ce que pense ce peuple d'un homme qui se laisse surprendre par la chaleur, raw (râu), neuf, sans expérience, - hot, chaud, brûlant ; - il faut être, en effet, sans expérience de leur soleil brûlant pour s'exposer à ses ardeurs à certaines heures du jour.

 

Homme

Chaleur

Soleil

ardeurs

5

Lorsque Salluste nous transmet que les libyes et les Gaetules vivaient comme des nomades, il oublie de nous dire que la terre nue ne leur plaisait guère pour y prendre leur repos ; c'était vraiment une couche trop douloureuse ; aussi avaient-ils soin d'y remédier en étendant leurs membres fatigués sur une bonne " natte " en Kab. aguerthil, - to ake (éke), faire mal,

être douloureux, - earth (erth), terre, - to heal (hil), remédier à.

 

Fatigués

Natte

repos

hil

couche

6

Nous pourrions croire que les Numides, à cause de leur nature fougueuse, se plaisaient au bruit et aux querelles ; mais leur langage dément cette pensée ; car un homme se livrant au vacarme est un homme " abject " amekrouth, - to make (méke), faire, - row (raou), bruit vacarme -.

 

Numides

Bruit

Querelles

Vacarme

amekrouth

7

Il y a, dans la langue Kabyle, bien des expressions monosyllabiques ; dans ces mots et leurs correspondants celtiques, il y a toujours une corrélation d'idées frappante. Ainsi moudre, en Kab. zed, se rapporte à to sate (séte), rassasier : embraser, en Kab. serr', dérive de to sear (sir), brûler : nuit, en Kab. idh, vient de to heed (hid), prendre garde : vilipender, en Kab. simes, isames, correspond à to shame (chème) faire honte.

 

Expressions monosyllabiques

8

Ce peuple belliqueux connaissait la bonne épée de combat, et, retenue dans la main vigoureuse de ses guerriers, cette épée affilée retombait sur la tête de l'ennemi avec un sifflement aigu ; épée en Kab. se traduit par iskim, - to hiss, siffler, - keen (kin) aigu, affilé.-

 

Epée

sifflement

9

Le verbe abdiquer retient dans la langue numide un sens parfait : nous donnons, nous, à cette expression prise en soi, la signification d'une renonciation volontaire au souverain pouvoir : les numides y voient un héritier du trône, choisi parfois en toute liberté, et dans bien des circonstances reçu par force, c'est-à-dire imposé : abdiquer en Kab. se traduit par tekher, - to take (téke), prendre, recevoir, - heir (hér), héritier

Numide

héritier

10

Il n'est pas jusqu'à notre vulgaire salière, en Kab. thaqsoult, qui n'ait les honneurs d'un mot composé, - to take (tèke), prendre, - to salt (sâult), assaisonner de sel, saler.

 

Honneurs

Sel

saler

 

11

Nous pourrions ajouter d'autres mots Kabyles avec leur décomposition et leur signification en regard ; mais les exemples cités sont assez nombreux pour montrer dans la langue punique une dérivation parfaite du langage qui a précédé Babel.

Nous ne devons point cependant terminer ce court aperçu, sans interpréter le terme aroumi appliqué par le Kabyle au français. Pris collectivement, les français sont connus, en Kabylie, sous le nom de Afransis ; mais le Français pris en soi est, pour le Berber, l'homme qui l'a dompté, qui l'a surpassé en valeur guerrière, devant qui il doit s'incliner comme on s'incline devant la supériorité, et pour renfermer dans un seul mot toute son admiration, le français, c'est " le Grand " - aroumi, - roomy (roumi), grand -.

 

Berber

Homme

Dompté

roomy

 

L’idée de départ est de supposer que logiquement , dans un texte dont il précise le commencement et la fin, l’abbé va nous parler d’un même sujet ,.

Après avoir dégagé quelques mots clés , je m’aperçois qu’ils sont pour beaucoup , en rapport avec l’homme mort ….

Je pars donc sur l’idée suivante : l’abbé souhaite dans ce paragraphe , nous proposer différents liens entre l’homme mort et le reste de son étude .Il reste donc à vérifier ..

Paragraphe 1 :

Toujours logiquement , l’abbé doit nous expliquer le but dans cette introduction ..

Après quelques lectures , et en me plaçant dans l’optique « jeux de mot », une impression me vient : il me parle de chemin de route , de road , de déplacement ….

Il commence donc par nous dire ..je vais vous « tourmenter la tranquillité du mot chemin » ..En d’autres termes , il nous propose un thème « variations autour du mot chemin » … !

Paragraphe 2 :

Il revient sur sa définition et ne change que la fin du mot …donc intéressons nous à cette fin :

« houiz » réfléchissons ..je suis dans les « jeux de mots » ..c’est peut être …oui ..du franglais !! ou is , where is …ou est-ce ????…

« Léger » direz-vous …ce n’est que le début , le reste confirmera cette interprétation …

Bien ,  l’abbé va nous dire ou se trouve le chemin qu’il va torturer …

Il propose le mot « tament » …avec deux termes pour explication ..  « dompter » et « fin » …

Ce mot dompter , je l’ai déjà vu ..il se trouve à la fin du texte quand l’abbé précise qu’il va terminer , c’est le paragraphe 11 .

Le chemin concerné à donc certainement rapport avec ce paragraphe …. J’y retrouve une déclinaison ….dons voyons le dernier mot :roomy ..inversion de moor …BINGO !

Je connais l’abbé , il confirme ..il va nous donner une indication …

Etrange le paragraphe 7 …..

Je n’y trouve pas de mots relais , mais une instruction concernant les mots syllabiques .

Je comprends , l’abbé nous propose une « petite boite à outils » adaptée à ce texte ….Après les périphrases et les jeux de mots , intéressons nous aux « mots d’une syllabe » .

Il y a ce « idh » que l’on traduit par « hid » ..je pense que l’abbé nous dit « vous pouvez réorganiser les lettres dans les mots d’une syllabe » ..c’est fait « room » donne « moor » .

Puis il a vilipender …simes , isames correspond à to shame (chème) ..nous dit-il ..

Pensons « monosyllabes » ….c’est …c’est …..

BINGO ! ame (shame)..c’est ème (chème) ..comme tame  c’est  tème  dans tament …

Voici la façon de relier les expressions ..mais quand est-il de la signification ? …

REBINGO ..un jeux de mot anglais ..sime ..seeme  c’est « sembler » en Français …isame ..is the same soit en anglais «  c’est la même chose » . Sembler , ressembler , la même chose : pas de doute , c’était bien cela .

Le chemin est bien celui qui passe par l’homme mort .. !!!

Remarquez bien , je fais ce que l’abbé me dit de faire , rien d’autre ..je travaille sur des monosyllabes , je fais des jeux de mots ..dans la langue celtique …

Paragraphe 3

Cela se confirme mour'edh. Moor ..road , on nous conduit sur la route de l’homme mort …

Paragraphe 4

R’ot ..c’est proche de road ..Une petite clé du paragraphe 7 me dit que je peux le faire sur cette syllabe : zed ..c’est sete ..un son « d » pour un son « t »

On me parle de route chaude ..j’imagine un endroit sans arbre ..et .. 

Je ne fais pas plus de commentaires : relisez la page  118 de la VLC . L’abbé me propose un lien avec une autre scène , en Kabylie.

Paragraphe 5

Aguerhil ..traduction anglaise : la colline du guerrier ( voir aguer en anglais ..) certainement les guerriers de l’atlas ..les Maures.

Il y a tout ce qu’il faut , le repos les nattes ..encore l’homme mort …

Paragraphe 6

Alors là c’est du jeux de mots ..bravo , je l’aime bien celui là : amekrouth ..c’est la route de l’amer !!!

Encore l’homme mort ..On a fait le tour des « chemins triturés » par Boudet, voici le paragraphe des outils , le N°7… passons le..

Paragraphe 8

L’épée et le sifflement ….Ce sont deux mots relais réduits . L’un pour nous mettre sur la voie dans la scène « Kabylie » , l’autre pour la scène « constellations » , j’en ai parlé récemment , souvenez-vous le sifflement du dragon qui représente l’homme mort ….

Paragraphe 9

Un autre mot relais : l’héritier …en scène « Kabilie » page 115 , une histoire de redevance que l’on donne quand le vassal ..devient ..un homme mort …

Paragraphe 10

Le sel , une caractéristique du jonc , le gramen que l’on trouve dans le terrain de l’homme mort ….Un mot relais qui nous envoie sur un paragraphe très explicite de la scène « Moïse » en page 61 ..

Voila , le tour est fait ..

Le but de l’abbé Boudet était bien de nous montrer différents liens grâce à des mots relais caractéristiques , entre  « l’homme mort » et les scènes secondaires .

Il nous parle particulièrement d’un chemin qui passe par « l’homme mort » et qui conduit vers le Sud ( voir interprétation « piéta de RLB » )…le Midi …et de ………

.Mais pour  comprendre la suite , il vous faudra déchiffrer la scène « Kabylie » dans le bonus que je vous propose …..

 2 – 3 Bonus

J’ai encore un peu de courage pour « taper sur les touches mon clavier », je vous propose un bonus .

Lequel choisir ?

Autant travailler sur le même sujet , l’homme mort ,….. et maintenant que la périphrase n’a plus secret pour vous …prenons la langue Kabyle , acte « la journée » !

A ce propos , j’ai eu l’occasion d’interpréter « midi , minuit , fontaine etc … » dans une autre étude . Je m’étais complètement trompé à l’époque ..donc à jeter à la poubelle …

Vous aller devoir travailler un peu , je vous décortique  le travail et vous terminez l’exercice .. !!!

D’abord je vous explique la scène :

Un agriculteur se rend sur le lieu recherché en passant par l’homme mort , il arrive à midi sur le lieu recherché (la colline de Dieu ..voir début de chapitre page 120 , il y a un paragraphe très explicite ..) il laboure son champs , c'est-à-dire récolte des métaux précieux puis retourne en soirée en prenant le même chemin ….

Je vous donne la méthode :

L’abbé utilise un enchaînement logique et un peu complexe de liens , du genre « A donne B , B donne C , C donne D etc … »

Ces enchaînements se réalisent grâce à …des périphrases évidemment …

Je vous conseille de partir de la solution , c’est plus facile ..je vous la donne , elle est évidemment dans la scène principale , voici le texte :

Page 237

A droite des roulers, en se plaçant vers le midi, l'oeil peut suivre les contours de la crête qui enserre le ruisseau de trinque-bouteille, et se perd insensiblement dans les terres de l'Homme mort.

 

Je commence ..et vous propose des périphrases : 

l’agriculteur  se trouve à midi ( et au Sud ) de l’homme mort …

Midi : moment ou cesse la croissance de lumière :donc avant le midi … la périphrase est …le lever du soleil …

Moment ou commence sa décroissance ..la périphrase est …le coucher de soleil …

Minuit : aller vers l’heure ..donc aller vers midi ( contient heure ..) 

Etc …

( janvier) Les travaux de ceux qui voudrait passer la herse ..est la périphrase de …cultivateur

« homme harassé de fatigue » est la périphrase de «  homme désirant du repos »

Ténèbres : apaiser les bourdonnement , les aboiements et bêlements ( périphrase de cris ..des animaux )

Ténèbre ..périphrase de ..coucher du soleil

Dans tonnerre … « voir en haut l’éclair qui est sûr de faire mal » est la périphrase de s’aveugler …( tient ..le mot éclair ..relisez le paragraphe de la page 120 ..et l’étude sur « éclat ») ..s’aveugler = frapper par l’éclat …

Le soir ..courir en hâte vers le logis ( pensez à l’hôtellerie ..)

Doctrine élevée est la périphrase de ..honneur ( honneur et gloire ..juste une histoire d’or ..)

 

J’en ai assez dit ….à vous maintenant ( si vous le voulez bien .. ! )

Grâce au mot relais , vous savez désormais que quand l’abbé parle de « bourdonnement de l’insecte qui importune le repos » , vous êtes sur le territoire de l’homme mort …

Allez du courage , je vous souhaite un beau voyage au pays de l’homme ghizonac , l’homme qui acghoniz..qui agonise …le pays de l’homme mort …( « jeux de mots » , catégorie anagramme …)

2 – 4 Synthèse du travail effectué

Je vais me répéter ..je serai donc bref . Les mots « nattes » , « repos » sont en relation avec le lieu dit « l’homme mort » .Dans deux techniques différentes , vous avez pu constater l’importance de l’étude des « mots et expressions relais » . Dans chaque scène vous constaterez que les mots en relation avec l’homme mort apparaissent juste avant la description d’événement ou de lieux riches en symboles , mais pour lesquels le « codage » sera plus discret , plus subtile  ….C’est une indication évidente de la proximité du lieu recherché .

Je le répète : Je n’ai fait que suivre les différentes instructions de l’abbé .

2 – 5 Evaluation de la pertinence des interprétations

La VLC est-elle codée . ?.cela me parait évident ..oui , sinon comment expliquer toutes ces relations , ces cheminements logiques que rien à priori ne rapprochent .

Seules des étymologies semblables mais de portées réduites pourraient créer de rares liens entre quelques mots ..peu nombreux dans une simple étude de langage .

Il n’y a pas de folie dans le travail de l’abbé Boudet .

Cette opinion n’est partagée que par quelques personnes qui n’ont pas pris le soin d’étudier correctement ce texte . Ce n’est pas en parcourant une , voir au maximum deux fois ce livre que l’on peut s’en faire une idée exacte . Cette opinion n’est que le fruit d’un travail bâclé , réalisé par des personnes peu sérieuses .

3 – Conclusion

Toujours la même depuis quelques années maintenant .

Vous disposez d’un livre sérieux que vous pouvez maintenant plus facilement interpréter .

Ce livre fut réalisé il y a bien longtemps , avant qu’une « bande de clowns » ne s’emparent de l’affaire . Il vous indiquera toujours le même lieu , au sud de l’haum-moor .

Cette étude vous permettra de réfléchir à nouveau sur d’autres documents ( tableau de Poussin , pierre de Coumesourde , stèle et dalle , petit parchemin , statuaire de l’église de RLC ..etc …) .

Je ne me fait pas d’illusions , la nature humaine est ainsi faite …Quand les gens vont se rendre compte , quelques chercheurs vont aussi reconnaître le lieu que je précise ..Au départ il n’y avait que Franck Marie et moi qui parions sur Lavaldieu , mais j’ai comme idée que les rangs vont se grossir de personnes dont certains le savait depuis le début ..mais n’ont pas voulu le