INITIATION AU DECODAGE BOUDET

1 – Introduction
Quand un chercheur débutant découvre pour la première fois
la VLC , il se pose la question très légitime : ce livre est-il l’œuvre
d’un fou ou d’une personne qui souhaite transmettre un message dans un ouvrage
« de prime abord » incompréhensible ?
J’ai eu ce même sentiment il y a maintenant bien longtemps
. Quand je repense au « détail » qui m’a converti , c’est à la
traduction de Lockmariaquer , réalisée
par l’abbé Boudet que j’attribue
ma conversion . Sans être un spécialiste des mots , j’ai tout de suite remarqué
que ce terme était en relation avec Marie , alors comment un abbé du XIXeme
siècle pouvait au mépris de sa propre fois , passer à coté de cette évidence et
nous proposer une histoire de Lac et de chasseurs ?
Voila comment tout à commencé pour ma part ……..
1 – 1 Le but de VLC
Le but de la VLC est de nous faire
deviner un endroit particulier de la région de Rennes les Bains dont il ne
prononcera jamais le nom : ce sera sa façon de le mettre en évidence .
Mais les lieux qui en seront proches feront l’objet d’un nombre très important
de descriptions sous le voile du secret .
Il me faudra mettre en place un
peu de vocabulaire pour expliquer mon point de vue .
Ce ne sera pas comme certains
pourraient injustement le croire dans le but d’étaler un savoir ou un
savoir-faire , mais simplement afin gagner en précision dans « ma
démonstration » .
La VLC se décompose en « scènes »
qui se déroulent à des époques et des lieux différents . Pour en nommer que
quelques unes, voici pris au hasard quelques noms que je leurs ai attribués …
*La langue Kabyle
*Moïse
*La Bretagne
*Le Basque
*Les constellations
Etc …..
A ces différentes scènes que je
qualifie de secondaires s’ajoute La scène principale :
La description de la région de
Rennes les Bains .
Cette dernière peut être réduite
de façon schématique aux lieux que l’on trouve dans la « carte
Boudet »
La VLC aura donc pour fonction
principale de comparer grâce à un vocabulaire codé , la scène principale à
chacune des scènes secondaires en vue de nous faire découvrir ce lieu
particulier qui se retrouvera dans chaque comparaison . Pratiquement à chaque fois , l’abbé prendra le même chemin ,
celui qui passe par l’homme mort pour arriver juste derrière la colline ..dans
la vallée de Lavaldieu
1 – 2 Un procédé souvent
utilisé
Le nom que j’attribue à ce procédé
me semble le plus représentatif : c’est la « transposition » .
Dans une scène secondaire , l’abbé va « transposer » la scène
principale . De ce fait des éléments communs vont être choisis pour créer ce
lien . Je les appelle « mots ou expressions relais » . Pour certains
, le domaine d’application sera étendu , nous les retrouverons donc dans un
nombre de scènes important : c’est
le cas du mot « repos » que j’utiliserai dans cette étude .Pour
d’autres deux à trois scènes seront « reliés » , le domaine d’application
sera donc réduit : c’est par exemple le cas du mot « héritier »
.
1 – 3 Quelques outils
a – la traduction anglaise
Le premier outil se trouve dans
« l’intention » de cet ouvrage : la langue celtique est
comparable à la langue anglaise , c’est la langue d’origine .
C’est l’outil le plus important .
Sans indication particulière de
l’abbé, il est celui qui doit être utilisé en priorité .
De façon concrète , il nous faudra
nous intéresser à la traduction proposée :
* Est-elle exacte ?
* Le mot anglais utilisé n’a-t-il
pas d’autres significations ( très utilisé par l’abbé ..)
* N’y a-t-il pas dans le mot
proposé la suggestion d’un mot ou d’une phrase anglaise que l’abbé ne nous
propose pas ?
* Un « mot Français
inhabituel »se trouvant de façon inattendue dans le texte ne trouve-t-il pas une traduction anglaise
intéressante ?
Toute mon étude sur la VLC est
« truffées » d’exemples de ce type que je ne vais pas ici ré
expliquer pour ne pas surcharger mon propos …je vous invite donc à les
rechercher pour en avoir l’exemple ..ou à en redécouvrir certains dans les
exemples qui vont suivre ….
b – L’indication
« Boudet »
D’une façon générale , n’oubliez
jamais de faire ce que l’abbé Boudet vous dit de faire ….. !
Ainsi sur plusieurs chapitres ,
l’abbé nous propose une façon d’interpréter ses propos : parmi plusieurs
propositions je vais en développer deux .
- le jeux de mots
Il fait l’objet de cette étude, il
est recommandé dans la scène « Kabylie » . Vous verrez que les
exemples sont nombreux et variés et ne se réduisent pas qu’aux deux jeux de
mots essentiels : « l’homme Maure est Numide » ..( « l’homme mort est humide » ) .
Je ne vais donc pas « développer »
dans cette partie d’étude , mais juste
vous proposer la définition du jeux de mots ..
Un jeu de mots est en général
n'importe quel jeu de langue qui manipule les mots ou des sonorités, et en
particulier celui qui consiste à créer deux mots ou phrases homophones (le plus
souvent humoristique) ayant un sens différent.
Citons le calembour connu : Demandez
nos exquis mots ! ( nos esquimaux ..glacés
.. !)
Comme l’exemple le montre , le
jeux de mot possède ce coté « un peu stupide » , qui pourrait faire
croire qu’une interprétation soit « tirée par les cheveux » . Mais il
faut bien passer par cela pour comprendre le message ….
- les périphrases
C’est par ce biais que l’abbé nous
demande de lire la scène « Basque » .
Rappelons ce qu’est une périphrase
.
Ici pas de définition pompeuse et
rébarbative , prenons un exemple concret de la vie courante . Grand amateur de
« San Antonio » , je ne peux m’empêcher de vous proposer cet exemple
très …triviale , je vous le concède .Mais je suis certain qu’il marquera les
esprits et vous permettra de ne jamais oublier ce qu’est la périphrase ( ici
légèrement métaphorique !! ;-) ..)….
Si en
société , l’envie pressente
« d’uriner
vous prends à la gorge » , à la place
d’un « j’ai envie de
pisser » peu adapté à la situation , vous
pouvez alors vous éclipser
discrètement sur
« l’élégante »
périphrase suivante « je vais
..faire pleurer le monstre » …
Après ce moment de honte passager
qui m’envahit , et certain que cette périphrase ne serait pas reniée par mon « commissaire préféré »
, je vais vous expliquer concrètement comment l’abbé utilise ce procédé dans la
VLC …
Prenons dans « l’acte
calendrier » ( ;-) ..) de la scène « Basque » l’expression
concernant le mois de Février ( page 121 ) :
" Février, Otsaïla. "
La chaleur est suffisante pour déterminer la débâcle des
glaces des côtes du Pont-Euxin et permet de mettre à la voile - hot, chaud,
- to sail (séle), mettre à la voile -.
Analysons l’expression …
« Pont-Euxin » est une
expression qui ne se devine pas naturellement ( voir outil précèdent :
dans « mot inhabituel » ) donc intéressons-nous à elle ..
Une petite recherche va vous
apprendre que « Pont-Euxin » désignait il y a fort longtemps la mer
morte , et que sur les cotes de la mer morte se trouve un très grand port ,
très actif du temps de l’abbé Boudet : le port d’Odessa …Comparez les mots
« Odessa » et « Otsaila » , ne trouvez-vous pas une
certaine ressemblance ?
Revenons à Odessa …
Fin XIX , à l’époque de Boudet ,
ce port était l’ un des plus grands exportateurs de blé du monde…donc la
périphrase " La chaleur est suffisante pour déterminer la débâcle des
glaces des côtes du Pont-Euxin et permet de mettre à la voile » signifie
.. »il est temps de se mettre en route pour aller récolter le blé »
Continuons quelques moments sur
cette scène très intéressante …
Le mois de janvier …
« Le mauvais temps du mois de
janvier arrête les travaux de ceux qui voudraient passer la herse dans leurs
champs » est une périphrase qui fait référence au texte que l’on trouve en
page précédente :
« Ils préféraient d'ailleurs
les productions du sol aux métaux précieux existant abondamment dans leur pays,
puisqu'ils fermaient les yeux au lieu de les ouvrir avidement, lorsque en
hersant les champs, leurs regard étaient frappés par l'éclat de "
l'argent, cilharra " que leur travail amenait à la surface de la terre
cultivée »
autrement dit … il n’est pas
encore temps de se mettre à la recherche de certains métaux précieux ….( en
fait , trop d’eau sur le lieu recherché .. ! )
Intéressant , non ? Oui …
Alors continuons ….
Mars ..
« Les pluies continuelles de
mars changent forcément les terrains en marécages »
Il va donc falloir traverser un
terrain marécageux ..à la fin de l’étude , vous connaîtrez sans aucun doute ce
lieu …. Mais je pense que vous en avez déjà une idée …
Avril , Mai ..
« Désirer que les céréales
présentent bientôt l'image de l'épi …. Aux épis souhaités viennent s'adjoindre,
en mai, les brillantes fleurs des champs » ..
Nous y voila , les épis de blé (
mot relais important , caractéristique du lieu recherché )..la récolte va
pouvoir commencer , nous sommes arrivés au lieu ..
Au fait …pourquoi
« brillantes » ??.c’est un mot « inhabituel » ..il
est synonyme du mot relais « éclat » …donc il est logique de le
trouver ici …
Juin ..
« S'agiter pour passer la
herse dans les champs » ..périphrase en relation avec le mois de
Janvier : « la récolte peut
commencer.. »
Le reste du calendrier me
parait très clair ….
Il explique pourquoi sur le
versant d’à coté , dans la vallée de l’homme mort » , la présence d’eau
est un problème pour entrer dans le lieu . Je ne serais pas surpris qu’une
entrée possible pour ce lieu se fasse par une « petite résurgence »
asséchée en été …
Il y a encore tellement de choses
que je peux vous dire sur cette scène …
Par exemple le « levé et
coucher de soleil et de lune »ainsi que le bourdonnement et les cris , en
relation avec le « repos » objet de l’article que je vous propose
aujourd’hui …( mot relais « bourdonnement » …)
Le tonnerre et l’éclair ( mot
relais important , que j’ai déjà expliqué ..relatif au lieu recherché …)..
Mais arrêtons là ..je m’éloigne de
mon propos ….peut être j’y reviendrai dans
un bonus…
c – Les expressions imagées
L’abbé utilise parfois des
expressions caractéristiques pour souligner le caractère important d’un élément
de scène, citons deux exemples importants … « avoir l’œil sur »
et « est l’image exacte de .. »
d – Les déclinaisons
Elles arrivent dans une traduction
et nous indique souvent en « fin de parcours » , le mot le plus
important à analyser . Dans cette étude nous verrons :
Page 105 « c'est " le
Grand " - aroumi, - roomy » notre ’intérêt se portera
donc sur ..roomy …
Page 126 : » "
gloire, loria, - lore, » ..ayons donc l’œil sur …l’or e ….
e – La symbolique
Elle est très utilisée par l’abbé
pour représenter le lieu recherché .
Quand cela est possible et selon les scènes , un symbole fort sera
utilisé .
Donnons quelques exemples …
Dans la scène principale ..c’est
la kaïrolo et son blé ..représenté aussi
par le menhir ( voir traduction menhir par l’abbé …)
Dans la
scène « constellations » , c’est l’étoile polaire qui sera
choisie …
Dans la scène « Moïse »
, c’est le mont Sinaï sur lequel il reçoit les dix commandements ..
A ce propos , avez-vous remarqué
la transposition ?
Moïse doit traverser un endroit
aride aux eaux « amères » ( mot relais …) avant d’y arriver ..c’est
en effet l’homme mort …
Observez l’expression
« éclater la gloire » ..deux mots relais …puis il parle du blé …
En page 75 , avez-vous vu le
rapport entre le col du Bazel et le lieu recherché ?
C’est « une projection qui part du haut
et partage la carte en deux » ….que Boudet nous recommande de faire sur sa
carte … « de Bezel à OOliab » …Je l’ai faite et vous l’ai
proposé il y a quelques temps ( le dessein du Neimheid )…
La scène principale décrit la
pierre en page 230 ., le mot relais est « mesure/mesurer »
Dans la scène
« Hercule » , ce sont les pommes d’or .
Etc ……
Dans d’autres scènes, quand des
symboles ne sont pas évidents , ce sont des « mots relais »
symboliques comme « l’éclat » qui seront utilisés. ….
f – le rébus
Tout le monde connaît ce qu’un un
rébus ..on décompose le mot puis on le fait deviner « par parties » .
Rappelez-vous l’exemple de la « trame de laine » …la « maille de
l’N »
1 – 4 Un exemple
concret : « la vallée de l’homme mort »
Bien …l’objet du jour :
l’homme mort .
Comme vous le remarquez , il est
préférable de partir d’un lieu de la scène principale . Commençons par analyser
le texte :
Sur la rive droite de Trinque Bouteille, commence le
tènement dit de l'Homme mort . C'est un terrain marécageux, produisant en
abondance un gramen dont les longs tuyaux sont parfaitement
Page 238
lisse et sans noeuds : ce gramen porte, en dialecte
languedocien, le nom de paillo dé bosc, et en celtique, celui de paille de
marais ou haummoor, - haum, paille, - moor (mour), marais -. Cette dénomination
de haum-moor, appliquée dans la gaule entière, aux terrains marécageux, a été
partout dénaturée et travestie jusqu'à devenir un homme mort.
Puis un peu plus loin ….page 278 :
« cette fontaine, coulant goutte à goutte, avait dû
rendre le terrain boueux, et par suite, rempli de joncs et de cette graminée
que l'on retrouve dans tous les sols humides : c'était là ce que les Celtes
appelaient le haum-moor, terme qu'ils ont écrit sur tous les points du pays
gaulois, partout où se présentait à leurs yeux un terrain plus ou moins
marécageux.. »
Analysons et résumons cela dans un tableau …
|
Symbolisé par
|
Mots clés
|
Anglais
|
|
La mort , le repos éternel
L’eau , l’humidité
Terrain
plante riche en sel , amertume
Utilisation principale : paillasses , nattes
.
|
Homme Mort
( Haum moor )
Lieu marécageux
Tènement
Gramen , jonc
|
Moor : marais
« Appartements locatifs » , « auberge »
|
Nous trouvons en tête des mots ou « expressions relais
étendues » ( exemple :l’homme mort , le repos ..objet de l’étude ) présents dans plusieurs
scènes , puis quelques « mots relais réduits » ( exemple :
amertume) dans deux ou trois scènes .
Pour trouver quelques symboles , j’ai bien entendu réalisé
quelques recherches sur les termes . Par exemple ….
Le jonc :… :Cyperacees…
Dérivé savant du latin cyperos, « souchet, jonc
», du grec kupeiros.. Famille de plantes vivaces herbacées
monocotylédones, poussant dans les lieux humides, à la tige pleine et
sans nœuds, dont les feuilles sont généralement dures et coupantes.
A propos de l’amertume ….
Connaissez-vous la jonchée... ?
Le nom de ce fromage frais vient des paniers en joncs ( fabriqué en
Vannerie : on y tresse les tiges de jonc en un réseau de …mailles .. !
), au fond duquel le fromage reposait et s'égouttait. Tout le secret réside
dans l'utilisation de joncs de marais et d'eau de laurier que
l'on ne trouve pratiquement plus... Le lait caillé est aromatisé à l'eau de laurier, quand il
devient un peu acide, il est étalé sur les feuilles de joncs tissées (
des nattes de joncs .. !). On roule le tout et on laisse égoutter au
frais... les joncs lui donnent ce petit goût amer qui en fait toute la
particularité ! Plus on laisse égoutter longtemps, plus le goût
est prononcé !
Dans une autre étude , j’avais expliqué une autre
caractéristique du gramen , celle d’être riche en sel ..
Passons maintenant à l’étude …..
2 – Méthodes d’études
2 – 1 Travail sur un mot ou
une expressions
a - Les mots ou expressions
« relais »
Comme
vous venez de le comprendre , je vais travailler sur le « mot relais
étendu » : REPOS , il est en relation avec le mot NATTE .
Mais
comment j’en suis arrivé à ce mot ? Il n’est pas évident de faire un
rapport « immédiat » entre la mort , le repos et la natte..
Les
chercheurs de RLC sont déjà sensibilisé à ce rapprochement ( Ici repose … !)
, ils connaissent tous quelques tombes
qui leurs font penser à cette utilisation pour le mot « repos » .
Comme ce n’est pas toujours évident , utilisons une méthodologie toute simple
….
b
– méthodologie
Il
faut commencer tout simplement par la lecture de la VLC , le lire et le relire :
les anciens connaissent bien ..La VLC devient alors LE livre de chevet ..
Puis
logiquement , un mot particulier vous accrochera , car il se répète plusieurs
fois dans différents chapitres : c’est maintenant que le travail commence …..
Pour
éviter le fouillis ( et quand j’en ai le courage , je l’avoue ..) , je classe
les paragraphes contenant le mot dans un tableau , puis je recherche les mots
caractéristiques afin de découvrir un ou des mots relais .
c
– un exemple concret : « la natte »
Concrètement
voici comment cela se présente pour NATTE .
|
page
|
contenu
|
Mots clés
|
|
intro
|
C'est ainsi que le Cromleck de Rennes-les-Bains se trouve
intimement lié à la résurrection, ou, Si l'on veut, au réveil inattendu
de la langue celtique.
|
Résurrection
réveil
|
|
46
|
Le petit-fils de Jared, Mathusalem dont la longévité a
surpassé celle des autres hommes, nous initie à une autre branche d'industrie
: les lits moelleux n'étaient guère alors en usage, te ces produits d'une
civilisation trop avancée étaient remplacés par des nattes sur
lesquelles on prenait un repos nécessaire dans sa demeure, - to
mat, couvrir de nattes, - to use (iouse)
se servir de, - hall, salle, maison.
|
Lits , repos
Demeure
Salle , maison
|
|
103
|
Lorsque Salluste nous transmet que les libyes et les
Gaetules vivaient comme des nomades, il oublie de nous dire que la terre nue
ne leur plaisait guère pour y prendre leur repos ; c'était
vraiment une couche trop douloureuse ; aussi avaient-ils soin d'y remédier en
étendant leurs membres fatigués sur une bonne " natte " en
Kab. aguerthil, - to ake (éke), faire mal,
être douloureux, - earth (erth), terre, - to
heal (hil), remédier à.
|
Nomades ,
Couche , repos
|
|
302
|
De retour au foyer domestique, ils prenaient un repos
tout à fait indispensable sur un tas de feuilles desséchées qui leur servait
de lit. D'après les assertions ordinaires des historiens, ce tas de feuilles
sèches aurait été la seule couchette des Celtes. Nous n'osons pas croire
toutefois que les Gaulois aient poussé jusque là leur indifférence pour la
santé et la vigueur du corps. Nous connaissons dans le canton de Limoux, une
montagne cultivée en partie, et traversée par un chemin conduisant du village
de Saint-André à Chalabre, montagne décorée du nom de Mataline, - to
mat, couvrir de nattes, - hall, salle, - to inn,
loger dans une auberge -. Le sol de l'appartement
où les voyageurs s'installaient pour prendre du repos
dans l'hôtellerie de la Mataline, était donc couvert de nattes.
Peut-on imaginer que ce fut là un fait isolé et particulier à une maison
bâtie sur une montagne, dans un pays d'ailleurs fort pauvre et peu fréquenté
des voyageurs ? C'est plutôt l'indication exacte de l'usage des nattes
et des paillassons pour le repos de la nuit dans les demeures
de nos ancêtres, les bancs et les sièges adossés aux murailles servant
seulement pour les repas.
|
Foyer , repos
Lit , couchette
Auberge , salle
Appartement , repos , hôtellerie , maison ,
paillassons ,
nuit , ancêtres demeures
Bancs , sièges , repas
|
On
voit tout de suite apparaître quelques mots intéressants .
L’un
retient particulièrement mon attention , le mot « repos » . Sa
fréquence est relativement importante .Certaines allusions sont claires (
résurrection et réveil en introduction ..) . Mais d’autres sont aussi
intéressants ..vous les remarquez aussi …
J’enchaîne
donc sur une recherche des paragraphes qui utilisent le mot « repos »
….
En
plus de ceux donnés précédemment , nous retrouvons :
|
page
|
contenu
|
Mots clés
|
|
4
|
Les Volkes Tectosages ne restèrent pas longtemps en repos
dans le pays qu'ils venaient de conquérir.
|
repos
|
|
61
|
Lot était en sûreté dans Segor, " et le Seigneur fit
descendre du ciel une pluie de souffre et de feu sur Sodome et Gomorrhe.
(1) " Gomorrhe nous dévoile la transformation de la belle vallée en un marais
aux eaux stagnantes to come (keume)
devenir, - moor (mour) un marais. Les eaux de ce lac
semblent empoisonnées : elles ont une telle densité que le corps humain ne
peut s'y enfoncer complètement ; leur amertume est extrême et
le sel dont elles sont saturées les rend pesantes à ce point
que le vent le plus impétueux semble impuissant à leur communiquer quelque
mouvement. Les rives présentent une affreuse aridité ; le
regard n'y rencontre point le vert feuillage des arbres pour
s'y reposer. l'image de la désolation y est peinte
partout ; la malédiction divine est passée dans la vallée.
|
Gomorrhe
Stagnantes
Moor
Amertume
Aridité
Sel
Point de feuillage
Reposer
désolation
|
|
63
|
En annonçant la naissance d'Ismaël, l'ange du Seigneur
avait dit à Agar : " Ce sera un homme fier et sauvage : il
lèvera la main contre tous et tous lèveront la main contre lui ; et il
dressera ses tentes vis-à-vis de tous ses frères. " (1) C'est la peinture
fidèle du caractère des Arabes, descendans d'Ismaël. D'une nature
fougueuse et ardente, aimant avec passion la liberté et l'indépendance, ils
ont toujours recherché le pillage et les aventures. Leurs tentes
de peaux de chèvres les abritent à peine quelques instants et bientôt,
dégageant des entraves leurs chevaux toujours sellés, ils
dévorent dans une course rapide les sables brûlants du désert. Leur
couverture de laine blanche jetée sur leur tête comme un voile vient les
désigner au loin aux regards inquiets des voyageurs qui se hasardent à
traverser leur pays aride et sans arbres - to
hare (hère), courir çà et là - abb, trame de laine.
Durs à la fatigue, supportant facilement la faim et la soif, dédaignant le
repos sur un lit
moelleux, ils ont mériter le nom de bédouins sous lequel ils
sont aussi connus - bed, lit, - to wean (ouin)
priver de.
|
Homme
Peinture fidèle
Tentes
Chevaux
Paysaride et sans arbres
Trame de laine
repos
Lit
bedouins
|
|
95
|
Après la guerre punique, Carthage avait
tout perdu, son empire, ses richesses, son commerce : il lui restait à peine
la vie, que Massinissa, chef de la Numidie et allié des
Romains, cherchait à lui enlever. Ce numide, qui a vécu un
siècle, se tenait encore nuit et jour à cheval, à l'âge de quatre-vingt-dix
ans, harcelant les malheureux Carthaginois sans trève ni merci. Cavalier
indomptable, Massinissa ne connaissait point le repos dans une maison
ou dans les hôtelleries dont il faisait profession de se
moquer, - mass, amas - to inn, loger dans une auberge,
- to hiss, se moquer.
|
Punique
Numidie
Numide
Cavalier
Repos
Maison
Hotelleries
auberge
|
|
118
|
" L'obscurité, ilhuntasuna " seule interrompait
les fatigues de la chasse journalière - to heal (hil),
apaiser, - to hunt, chasser -, et lorsque, dans leurs courses
vagabondes, la lassitude les obligeait à prendre un repos momentané
dans l'ombreuse profondeur des bois, cette " ombre, itzala
" dévorait l'excès de leur chaleureuse ardeur - to eat (it)
dévorer, - zeal, ardeur, - et plaçant sous leur tête une pierre ou un
tronc d'arbre, ils appelaient à eux le " sommeil, loghitea
" - log, bûche, billot, - to hit, toucher, atteindre
-.
|
Course
Ombreuse
Repos
sommeil
|
|
171
|
Les Druides n'écrivaient point les mystères de leur
science : leur nombreux disciples en obtenaient la connaissance, en
appliquant leur mémoire à retenir le grand nombre de vers dans lesquels la
doctrine druidique était renfermée. En obligeant les jeunes gens à apprendre
ainsi par coeur les sciences qui leur étaient communiquées,
" ils les empêchaient de se reposer sur l'écriture et aussi de
négliger l'exercice de la mémoire.
|
Cœur
Repos
mémoire
|
A
partir de ce moment , par comparaison , on s’aperçoit que «repos » se
trouve en relation avec d’autres termes : endroit aride , de l’eau , de
l’amertume , du sel , un marais …un lieu qui évoque la mort ..une
« maison-auberge » , des lits ..
BINGO ! :
Le lien est fait .
Quand
l’abbé parle de la natte , il associe cet objet au repos et donc à l’homme mort
…
Il
reste à confirmer . Je connais l’abbé , en général il nous donne une
information qui permet de confirmer …
Je
vais donc utiliser le premier outil , « l’anglais » afin de vérifier
si …
Recherchons
« repos » dans un dictionnaire …en anglais , c’est « rest »
..bien …rien d évident dans le texte qui se rapproche de
« rest » , intéressons donc nous aux synonymes anglais….
REBINGO
…. « rest » signifie aussi « s’appuyer contre »
regardez maintenant le paragraphe de la page 302 , celui où l’on trouve le plus
de mots clés …en dernière phrase : « C'est plutôt l'indication exacte
de l'usage des nattes et des paillassons pour le repos de
la nuit dans les demeures de nos ancêtres, les bancs et les sièges
adossés aux murailles servant seulement pour les repas. »
Lisez
plusieurs fois cette phrase dans son contexte , ne vous parait-elle pas
étrange ?
Pourquoi
préciser cette histoire de bancs et de sièges adossés pour un repas …. ?
« adossés »
, n’est-il pas la traduction de « s’appuyer contre » que l’abbé
associe avec un autre mot particulier : « le repas » qui ne diffère
de « repos » que par une seule lettre .. !!
Le
repos éternel ..la mort …l’homme mort et les joncs que l’on utilise comme
nattes ..
Je
sais maintenant que quand l’abbé me parlera de repos , dans un lieu
inhospitalier , il parlera d’une transposition , celle du lieu dit de « l’homme
mort » , d’autres mots ou expressions relais seront associées pour le
confirmer ….
Bien
passons à un autre exercice , le travail sur un texte ..disons « l’acte
d’une scène » .. !
2
– 2 Travail sur un texte
a
– Un thème proposé
Je
vais encore vous parler de l’homme mort …pour deux raisons : c’est l’objet
de cette étude , évidemment , mais c’est aussi le l’un des deux lieux qui font l’objet
du plus grand nombre de transpositions .Ceci est très logique , l’homme mort se
trouve juste à coté du lieu recherché , cela me parait tellement
évident !!
Je
vais maintenant choisir mon paragraphe ..logiquement je prendrai l’un de ceux
qui contient le plus de mots relais connus ( par moi .. ! ) .
Je
prends donc la scène « Kabylie » .
b
– méthodologie
Je
commence à délimiter la scène logiquement ( page 102 )..L’abbé m’en précise le
début et la fin . Puis je me met dans l’esprit Boudet , je lui obéis : je
dois réfléchir « en jeux de mots » !.
« On
a remarqué avec quelle facilité la langue punique, par ses jeux de mots,
savait créer les noms propres d'hommes. Les noms communs offrent aussi des
combinaisons semblables et représentent en plusieurs monosyllabes associés, des
phrases entières avec un sens rigoureux et précis. Nous choisirons dans la
langue Kabyles quelques-unes de ces expressions pour que l'on puisse remarquer
avec quel soin admirable les mots, substantifs ou verbes, sont composés. »
c
– Un exemple concret : « voyage en Kabylie »
C’est
parti ..commençons par classer en plusieurs paragraphes , un tableau fera
l’affaire évidemment …
|
N°
|
contenu
|
Mots clés
|
|
1
|
Les anciens habitant de l'Afrique du nord n'élevaient
point probablement les abeilles, dont les essaims se propageaient en liberté
dans le creux des troncs d'arbres ou les fentes des rochers. Ces abeilles,
peu accoutumées au voisinage des hommes et des animaux, tourmentaient
cruellement les voyageurs qui passaient près de leur demeure et
troublaient par leurs piqûres cuisantes la tranquillité de leur
marche. Tel est le sens du mot abeille, en Kabyle, thizizouith, au
pluriel thizizoua - to tease (tize), tourmenter -
ease (ize) tranquillité, - way (oué) chemin
-.
|
Voyageurs
Demeure
Tranquillité
Chemin
Bourdonnement
Repos
Apprivoiser
dompter
|
|
2
|
Nous employons pour cette interprétation le pluriel thizizoua
; toutefois en nous affranchissant des terminaisons propres au singulier ou
au pluriel, le sens de thizizouith devient encore plus facile et plus
clair, puisque c'est alors le bourdonnement de l'insecte qui importune
et trouble le repos - to tease (tize) importuner,
- ease (ize), repos - to whiz (houiz),
bourdonner.
Le mot miel, en Kabyle tament, reproduit cette
pensée que la douceur finit toujours par apprivoiser et dompter - to
tame (tème), dompter, apprivoiser, to end, finir.
|
Bourdonnement
Repos
Apprivoiser
dompter
|
|
3
|
Les termes puniques sont certainement l'expression exacte
des habitudes de ces peuples, et cette vérité se manifeste avec puissance
dans le verbe ramper, en Kab. mour'edh. Pour nous, ramper c'est
avancer à la manière du serpent, mais pour un Numide, c'est s'engager dans
les hautes herbes d'un marécage et aller de l'avant sans être aperçu - moor
(mour), marécage, - to head (héd), conduire -.
|
Puniques
Numide
Moor
Marécage
conduire
|
|
4
|
Le verbe accabler, en Kab. r'ot, nous dit ce que
pense ce peuple d'un homme qui se laisse surprendre par la chaleur,
raw (râu), neuf, sans expérience, - hot, chaud, brûlant
; - il faut être, en effet, sans expérience de leur soleil brûlant
pour s'exposer à ses ardeurs à certaines heures du jour.
|
Homme
Chaleur
Soleil
ardeurs
|
|
5
|
Lorsque Salluste nous transmet que les libyes et les
Gaetules vivaient comme des nomades, il oublie de nous dire que la terre nue
ne leur plaisait guère pour y prendre leur repos ; c'était vraiment
une couche trop douloureuse ; aussi avaient-ils soin d'y remédier en
étendant leurs membres fatigués sur une bonne " natte
" en Kab. aguerthil, - to ake (éke), faire
mal,
être douloureux, - earth (erth), terre, - to
heal (hil), remédier à.
|
Fatigués
Natte
repos
hil
couche
|
|
6
|
Nous pourrions croire que les Numides, à cause de
leur nature fougueuse, se plaisaient au bruit et aux querelles
; mais leur langage dément cette pensée ; car un homme se livrant au vacarme
est un homme " abject " amekrouth, - to make
(méke), faire, - row (raou), bruit vacarme -.
|
Numides
Bruit
Querelles
Vacarme
amekrouth
|
|
7
|
Il y a, dans la langue Kabyle, bien des expressions
monosyllabiques ; dans ces mots et leurs correspondants celtiques, il y a
toujours une corrélation d'idées frappante. Ainsi moudre, en Kab. zed,
se rapporte à to sate (séte), rassasier : embraser, en
Kab. serr', dérive de to sear (sir), brûler :
nuit, en Kab. idh, vient de to heed (hid),
prendre garde : vilipender, en Kab. simes, isames, correspond à
to shame (chème) faire honte.
|
Expressions monosyllabiques
|
|
8
|
Ce peuple belliqueux connaissait la bonne épée de
combat, et, retenue dans la main vigoureuse de ses guerriers, cette épée
affilée retombait sur la tête de l'ennemi avec un sifflement aigu ;
épée en Kab. se traduit par iskim, - to hiss, siffler, -
keen (kin) aigu, affilé.-
|
Epée
sifflement
|
|
9
|
Le verbe abdiquer retient dans la langue numide un
sens parfait : nous donnons, nous, à cette expression prise en soi, la
signification d'une renonciation volontaire au souverain pouvoir : les
numides y voient un héritier du trône, choisi parfois en toute
liberté, et dans bien des circonstances reçu par force, c'est-à-dire imposé :
abdiquer en Kab. se traduit par tekher, - to take (téke),
prendre, recevoir, - heir (hér), héritier
|
Numide
héritier
|
|
10
|
Il n'est pas jusqu'à notre vulgaire salière, en Kab. thaqsoult,
qui n'ait les honneurs d'un mot composé, - to take (tèke),
prendre, - to salt (sâult), assaisonner de sel, saler.
|
Honneurs
Sel
saler
|
|
11
|
Nous pourrions ajouter d'autres mots Kabyles avec leur
décomposition et leur signification en regard ; mais les exemples cités sont
assez nombreux pour montrer dans la langue punique une dérivation parfaite du
langage qui a précédé Babel.
Nous ne devons point cependant terminer ce court aperçu,
sans interpréter le terme aroumi appliqué par le Kabyle au français.
Pris collectivement, les français sont connus, en Kabylie, sous le nom de
Afransis ; mais le Français pris en soi est, pour le Berber, l'homme
qui l'a dompté, qui l'a surpassé en valeur guerrière, devant qui il
doit s'incliner comme on s'incline devant la supériorité, et pour renfermer
dans un seul mot toute son admiration, le français, c'est " le Grand
" - aroumi, - roomy (roumi), grand -.
|
Berber
Homme
Dompté
roomy
|
L’idée
de départ est de supposer que logiquement , dans un texte dont il précise le
commencement et la fin, l’abbé va nous parler d’un même sujet ,.
Après
avoir dégagé quelques mots clés , je m’aperçois qu’ils sont pour beaucoup , en
rapport avec l’homme mort ….
Je
pars donc sur l’idée suivante : l’abbé souhaite dans ce paragraphe , nous
proposer différents liens entre l’homme mort et le reste de son étude .Il reste
donc à vérifier ..
Paragraphe
1 :
Toujours
logiquement , l’abbé doit nous expliquer le but dans cette introduction ..
Après
quelques lectures , et en me plaçant dans l’optique « jeux de mot »,
une impression me vient : il me parle de chemin de route , de road , de
déplacement ….
Il
commence donc par nous dire ..je vais vous « tourmenter la tranquillité du
mot chemin » ..En d’autres termes , il nous propose un thème « variations
autour du mot chemin » … !
Paragraphe
2 :
Il
revient sur sa définition et ne change que la fin du mot …donc intéressons nous
à cette fin :
« houiz »
réfléchissons ..je suis dans les « jeux de mots » ..c’est peut être
…oui ..du franglais !! ou is , where is …ou est-ce ????…
« Léger »
direz-vous …ce n’est que le début , le reste confirmera cette interprétation …
Bien
, l’abbé va nous dire ou se trouve le
chemin qu’il va torturer …
Il
propose le mot « tament » …avec deux termes pour explication ..
« dompter » et « fin » …
Ce
mot dompter , je l’ai déjà vu ..il se trouve à la fin du
texte quand l’abbé précise qu’il va terminer , c’est le paragraphe 11 .
Le
chemin concerné à donc certainement rapport avec ce paragraphe …. J’y retrouve
une déclinaison ….dons voyons le dernier mot :roomy ..inversion de moor
…BINGO !
Je
connais l’abbé , il confirme ..il va nous donner une indication …
Etrange
le paragraphe 7 …..
Je
n’y trouve pas de mots relais , mais une instruction concernant les mots
syllabiques .
Je
comprends , l’abbé nous propose une « petite
boite à outils » adaptée
à ce texte ….Après les périphrases et les
jeux de mots , intéressons nous aux « mots
d’une syllabe » .
Il y
a ce « idh » que l’on traduit par « hid » ..je pense que
l’abbé nous dit « vous pouvez réorganiser les lettres dans les mots d’une
syllabe » ..c’est fait « room » donne « moor » .
Puis
il a vilipender …simes , isames correspond à to shame (chème) ..nous dit-il ..
Pensons
« monosyllabes » ….c’est …c’est …..
BINGO !
ame (shame)..c’est ème (chème) ..comme tame
c’est tème dans tament …
Voici
la façon de relier les expressions ..mais quand est-il de la
signification ? …
REBINGO
..un jeux de mot anglais ..sime ..seeme c’est
« sembler » en Français …isame ..is the same soit en anglais «
c’est la même chose » . Sembler , ressembler , la même chose : pas de
doute , c’était bien cela .
Le
chemin est bien celui qui passe par l’homme mort .. !!!
Remarquez
bien , je fais ce que l’abbé me dit de faire , rien d’autre ..je travaille sur
des monosyllabes , je fais des jeux de mots ..dans la langue celtique …
Paragraphe
3
Cela
se confirme mour'edh. Moor ..road , on nous conduit sur la route de
l’homme mort …
Paragraphe
4
R’ot ..c’est
proche de road ..Une petite clé du paragraphe 7 me dit que je peux le faire sur
cette syllabe : zed ..c’est sete ..un son « d » pour un son « t »
On me
parle de route chaude ..j’imagine un endroit sans arbre ..et ..
Je ne
fais pas plus de commentaires : relisez la page 118 de la VLC . L’abbé me propose un lien
avec une autre scène , en Kabylie.
Paragraphe
5
Aguerhil
..traduction anglaise : la colline du guerrier ( voir aguer en anglais ..)
certainement les guerriers de l’atlas ..les Maures.
Il y
a tout ce qu’il faut , le repos les nattes ..encore l’homme mort …
Paragraphe
6
Alors
là c’est du jeux de mots ..bravo , je l’aime bien celui là : amekrouth
..c’est la route de l’amer !!!
Encore
l’homme mort ..On a fait le tour des « chemins triturés » par Boudet,
voici le paragraphe des outils , le N°7… passons le..
Paragraphe
8
L’épée
et le sifflement ….Ce sont deux mots relais réduits . L’un pour nous mettre sur
la voie dans la scène « Kabylie » , l’autre pour la scène
« constellations » , j’en ai parlé récemment , souvenez-vous le
sifflement du dragon qui représente l’homme mort ….
Paragraphe
9
Un
autre mot relais : l’héritier …en scène « Kabilie » page 115 ,
une histoire de redevance que l’on donne quand le vassal ..devient ..un homme
mort …
Paragraphe
10
Le
sel , une caractéristique du jonc , le gramen que l’on trouve dans le terrain
de l’homme mort ….Un mot relais qui nous envoie sur un paragraphe très
explicite de la scène « Moïse » en page 61 ..
Voila
, le tour est fait ..
Le
but de l’abbé Boudet était bien de nous montrer différents liens grâce à des
mots relais caractéristiques , entre
« l’homme mort » et les scènes secondaires .
Il
nous parle particulièrement d’un chemin qui passe par « l’homme mort »
et qui conduit vers le Sud ( voir interprétation « piéta de RLB » )…le
Midi …et de ………
.Mais
pour comprendre la suite , il vous
faudra déchiffrer la scène « Kabylie » dans le bonus que je vous
propose …..
2 – 3 Bonus
J’ai encore un peu de courage pour « taper
sur les touches mon clavier », je vous propose un bonus .
Lequel choisir ?
Autant travailler sur le même sujet , l’homme mort ,….. et
maintenant que la périphrase n’a plus secret pour vous …prenons la langue
Kabyle , acte « la journée » !
A ce propos , j’ai eu l’occasion d’interpréter « midi
, minuit , fontaine etc … » dans une autre étude . Je m’étais complètement
trompé à l’époque ..donc à jeter à la poubelle …
Vous aller devoir travailler un peu , je vous décortique le travail et vous terminez l’exercice
.. !!!
D’abord je vous explique la scène :
Un agriculteur se rend sur le lieu recherché en passant par
l’homme mort , il arrive à midi sur le lieu recherché (la colline de Dieu
..voir début de chapitre page 120 , il y a un paragraphe très explicite ..) il
laboure son champs , c'est-à-dire récolte des métaux précieux puis retourne en
soirée en prenant le même chemin ….
Je vous donne la méthode :
L’abbé utilise un enchaînement logique et un peu complexe
de liens , du genre « A donne B , B donne C , C donne D etc … »
Ces enchaînements se réalisent grâce à …des périphrases
évidemment …
Je vous conseille de partir de la solution , c’est plus
facile ..je vous la donne , elle est évidemment dans la scène principale ,
voici le texte :
Page 237
A droite des roulers, en se plaçant vers le midi,
l'oeil peut suivre les contours de la crête qui enserre le ruisseau de
trinque-bouteille, et se perd insensiblement dans les terres de l'Homme mort.
Je commence ..et vous propose des périphrases :
l’agriculteur se
trouve à midi ( et au Sud ) de l’homme mort …
Midi : moment ou cesse la croissance de
lumière :donc avant le midi … la périphrase est …le lever du soleil …
Moment ou commence sa décroissance ..la périphrase est …le
coucher de soleil …
Minuit : aller vers l’heure ..donc aller vers midi (
contient heure ..) …
Etc …
( janvier) Les travaux de ceux qui voudrait passer la herse
..est la périphrase de …cultivateur
« homme harassé de fatigue » est la périphrase de
« homme désirant du repos »
Ténèbres : apaiser les bourdonnement , les aboiements
et bêlements ( périphrase de cris ..des animaux )
Ténèbre ..périphrase de ..coucher du soleil
Dans tonnerre … « voir en haut l’éclair qui est
sûr de faire mal » est la périphrase de s’aveugler …( tient ..le mot
éclair ..relisez le paragraphe de la page 120 ..et l’étude sur
« éclat ») ..s’aveugler = frapper par l’éclat …
Le soir ..courir en hâte vers le logis ( pensez à
l’hôtellerie ..)
Doctrine élevée est la périphrase de ..honneur ( honneur et
gloire ..juste une histoire d’or ..)
J’en ai assez dit ….à vous maintenant ( si vous le voulez
bien .. ! )
Grâce au mot relais , vous savez désormais que quand l’abbé
parle de « bourdonnement de l’insecte qui importune le repos » , vous
êtes sur le territoire de l’homme mort …
Allez du courage , je vous souhaite un beau voyage au pays
de l’homme ghizonac , l’homme qui acghoniz..qui agonise …le pays de l’homme
mort …( « jeux de mots » , catégorie anagramme …)
2
– 4 Synthèse du travail effectué
Je
vais me répéter ..je serai donc bref . Les mots « nattes » ,
« repos » sont en relation avec le lieu dit « l’homme
mort » .Dans deux techniques différentes , vous avez pu constater
l’importance de l’étude des « mots et expressions relais » . Dans
chaque scène vous constaterez que les mots en relation avec l’homme mort apparaissent
juste avant la description d’événement ou de lieux riches en symboles , mais
pour lesquels le « codage » sera plus discret , plus subtile ….C’est une indication évidente de la
proximité du lieu recherché .
Je le
répète : Je n’ai fait que suivre les différentes instructions de l’abbé .
2
– 5 Evaluation de la pertinence des interprétations
La
VLC est-elle codée . ?.cela me parait évident ..oui , sinon comment
expliquer toutes ces relations , ces cheminements logiques que rien à priori ne
rapprochent .
Seules
des étymologies semblables mais de portées réduites pourraient créer de rares
liens entre quelques mots ..peu nombreux dans une simple étude de langage .
Il
n’y a pas de folie dans le travail de l’abbé Boudet .
Cette
opinion n’est partagée que par quelques personnes qui n’ont pas pris le soin
d’étudier correctement ce texte . Ce n’est pas en parcourant une , voir au
maximum deux fois ce livre que l’on peut s’en faire une idée exacte . Cette
opinion n’est que le fruit d’un travail bâclé , réalisé par des personnes peu
sérieuses .
3
– Conclusion
Toujours
la même depuis quelques années maintenant .
Vous
disposez d’un livre sérieux que vous pouvez maintenant plus facilement
interpréter .
Ce
livre fut réalisé il y a bien longtemps , avant qu’une « bande de clowns »
ne s’emparent de l’affaire . Il vous indiquera toujours le même lieu , au sud
de l’haum-moor .
Cette
étude vous permettra de réfléchir à nouveau sur d’autres documents ( tableau de
Poussin , pierre de Coumesourde , stèle et dalle , petit parchemin , statuaire
de l’église de RLC ..etc …) .
Je ne me fait pas d’illusions , la nature humaine est ainsi
faite …Quand les gens vont se rendre compte , quelques chercheurs vont aussi reconnaître
le lieu que je précise ..Au départ il n’y avait que Franck Marie et moi qui parions
sur Lavaldieu , mais j’ai comme idée que les rangs vont se grossir de personnes
dont certains le savait depuis le début ..mais n’ont pas voulu le dire :
affaire secrète exige !! Puis il y aura bien quelques ouvrages , qui s’attribueront
une partie de mon travail ….Enfin , c’est la vie …le tout est de s’y attendre
pour s’y faire déjà .. !
Mais il reste à quelqu’un , la tache de retrouver le lieu
dans la zone que j’indique , de le rouvrir ..et je pense que ce ne sera pas moi ….
Il
me reste à remercier une personne sans laquelle ce travail n’aurait pas pu être
réalisé …alors où que vous soyez , je vous remercie , MONSIEUR l’abbé Boudet .
Une
bonne recherche à tous …
A
plus … !!
-----------------------------------------------------------------------------------
PS :
Il m’arrive d’intervenir sur des forums et de rajouter
quelques indications . Vous trouverez ici en « copier-coller »
quelques réponses ….
-----------------------------------------------------------------------------------
Forum
« archive » :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/forums/viewtopic.php?p=1832&sid=024ac2598945bfcd21ae56e80de11ec0#1832
Je ne peux pas dire grand-chose sur ND de Marceille
, Mr Daffos est le spécialiste .
Je ne pense pas non plus que l’abbé Boudet indique une cache secondaire
dans la VLC ….
Cependant , Marceille est associé à un mot relais important « seel » ,
qui est en rapport direct avec le lieu recherché …j’explique en quelques mots
..
L’abbé Boudet utilise un mot particulier , celui de « silo » de blé en
parlant de la Kairolo .. Dans son lexique de la page 21 « Silo » signifie
sourcil (languedocien ) …il est associé à « seel » ..fermer les yeux …
Dans la scène Kabylie , le cultivateur ferme les yeux quand il passe la
herse pour récolter le métal précieux …
En fait un lien est fait avec le mot éclat et la scène « le clat » (
voir étude ..)
En conclusion …
L’idée est d’associer le silo ( sillo) de blé avec le lieu où se
produit l’éclat ..qui fait fermer les yeux lors du labourage sur le lieu
recherché …
J’espère avoir était assez clair ….
Mais c’est le seul lien avec Marceille , donc je pense que l’abbé a
voulu profiter de la « sonorité » du mot Marceille pour placer l’explication de
seel …juste après avoir parlé d’un « marais » ( comme par hasard ..) ..
-----------------------------------------------------------------------------------
Forum
« archive » :
http://www.rennes-le-chateau-archive.com/forums/viewtopic.php?p=1832&sid=024ac2598945bfcd21ae56e80de11ec0#1832
Pour Marceille ….
Mar , gâter un est mot relais pour désigner le déplacement
sur le chemin de l’homme mort … »dans le le marais » …
Vous le retrouverez en page 71 dans « mara »
associé à un autre mot relais expliqué dans ma dernière étude …je vous laisse
en trouver le goût …
Ensuite , une indication ( qui vous aidera , pour ceux qui
font mon exercice !!)
Page 125 « zango » os de la jambe …
Page 123 « go za » marcher avec facilité ….
« za n go » .. »go za » … vous voyez
l’inversion …l’abbé associe une action avec un objet en relation …..marcher …la
jambe
« gater » , c’est se g’ hater , de déplacer avec
facilité sur la route qui passe par un marais allant vers le lieu recherché ….
Comme je l’ai expliqué dans « initiation au décodage
Boudet » , l’abbé utilise un symbole fort pour représenter le lieu ..ce
symbole est dans la scène « Marceille » , la vierge noire…
Page 279 , elle est trouvée dans un champs ( le mot champs …j’en ai récemment parlé dans la scène
« Kabylie » …celui qui est labouré ..) voisin de la petite source
…celle du marais ….
Pour conclure …
« Marceille »est une scène secondaire qui regroupe
les deux notions essentielles dans son nom :
mar ..le marais ( l’homme mort ) près du lieu recherché (
seel ..le silo )
Maintenant , comme l’a montré Mr Daffos , elle a
certainement une valeur particulière aux yeux de l’abbé Boudet ….
Relisez aussi le lexique ..page 18 à 21 ...il apprends
beaucoup de chose ...
---------------------------------------------------------------------------------------------
Avez-vous remarqué que sur la carte Boudet , lavaldieu est entouré de deux
ruisseaux , pourtant sur la carte IGN , il n’y en qu’un ( sur le terrain , je
verrai en juillet …)
Page 165 , l’abbé Boudet nous parle de l’ille et
Vilaine qui signifie « colline vouloir entourer » en parlant des deux rivières
….
Réfléchissez-y ....
Vilain , est un mot relais que l’on trouve dans
les « cugulhou » …( il sonne faux dans l’explication de Boudet ..difforme était
largement suffisant , vilain est mal adapté ..) , « cugulhou » le seul mot
représentant un lieu en deux exemplaires sur la carte Boudet qui entourent la
partie Nord-Est de lavaldieu , ils sont un peu près à égale distance de
l’endroit …tracez une verticale et une horizontale …
Vilain …Vi « laine »
….on est pas loin de la trame de laine …
Tiens ! en parlant de trame et de
maille …saviez-vous que la maille était une ancienne monnaie utilisée dans de
vieilles expressions comme par exemple « avoir maille à partir » ( voir lien
suivant : http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2005/07/21/2005_07_une_maille_peut/
)
Voyez-vous le rapport ?
Puisqu’on est dans la laine …scène
secondaire de la Garonne …page 195 ..avez-vous vu la transposition ? les
sifflements ( autre mot relais , voir Dragon ..) ….
---------------------------------------------------------------------------------------
Je vais prendre un peu distance avec les forums . Avant cela je souhaite apporter un dernier
élément .
Plusieurs indications dans la VLC que je ne peux pour l’instant
développer , me font penser que le lieu est plus au Nord-Ouest par rapport à
celui que j’ai proposé dans mon étude .
Le chemin indiqué par l’abbé Boudet qui part de l’homme mort
, est un chemin qui monte vers Lavaldieu au Sud-Ouest et non celui qui se
trouve juste au Sud .
J’ai donc remis à plat mon étude en commençant par la dalle
( vous savez… celle que certain considère comme fausse …) . J’ai compris qu’une
des croix représente la pas de la roque et non le pech de la roque . A une
époque ( et qui sait , peut être encore aujourd’hui ) une croix devait y être
gravée ( idem au niveau de la pique ..) .
Avec ma carte IGN
, et un « soupçon de Pythagore »
, j’ai recalculé la taille de mon échiquier ( en
arrondissant très légèrement …4X4cm
) , puis je me suis intéressé au triangle
(« croix1 » , « croix2 »
, « lettre T » ). Il m’indique bien ce
nouveau lieu …
La stèle et la dalle de Coumesourde confirment ..je suis
toujours sur la diagonale …
Le petit parchemin (
vous savez celui que certain considère comme faux…) , m’indique aussi un lieu
un peu plus haut que le bourg de lavaldieu…
La statuaire de l’église de RLC ne le contredit pas plus que l’arrangement du cimetière de RLB …
Donc en résumé , voici à « 125m près » ( la
précision d’une case d’échiquier ..) , la position que je retiens désormais :
Lon 2° 18’ 19 » Est
Lat 42° 54’ 22 » Nord
Maintenant tout cela est peut être faux …enfin , on verra
bien … !
--------------------------------------------------------------------------------------------
forum "du portail ":
A propos du chapitre qui concerne les sources thermales de la VLC ( page 266
)….
L’abbé Boudet va jouer sur le fait que l’unité degré s’applique pour
des températures mais aussi pour des angles …
Il localise ainsi le lieu à
l’aide de l’intersection de directions …
Pour les bains doux il annonce
une température de 40°C puis il explique qu’il faut retrancher 11° afin de
pouvoir déterminer grâce à un calcul , la température de l’eau dans les
profondeurs ( ça ..c’est l’excuse ..)…soit 29°
( les températures
annoncées ne correspondent pas à la réalité ...c'est pour cette raison qu'il
nous dit " conservant en tout temps leur volume , leur TEMPERATURE ..." ..il
faut "avoir l'oeil sur "....)
Pour les bains forts , c’est 51°C soit en
retranchant 11° …cela fait 40°C
Je n’ai pas pu déterminer la position du
bain de la reine , il semblerait qu’il soit proche du bain doux ( 41°C est
proche de 40°C …à vérifier sur le terrain ..)
Il reste à tracer ces
angles par rapport à la direction « naturelle » de RLB c'est-à-dire la direction
Nord-Sud .
Les deux directions se croisent sur le lieu recherché
..
Soit à quelques dizaines de mètres près:
Lon 2° 18’ 19 » Est
Lat 42° 54’ 22 » Nord
---------------------------------------------------------------------------------------------
Divers .....forum "renne le chateau"
A propos de Franck Marie .....
Peut-être s’est-il quelques fois demandé ce que signifiait la carte lapidaire
qu’il présente en page 102 de son livre « étude crique » : dans l’affirmative
propose lui la solution suivante ……
L’auteur du tracé indique bien le
lieu recherché ( pour ma part …)
Le triangle tracé à gauche , qui ne
représente rien de particulier au niveau du terrain est le tracé qu’il faut
effectuer pour trouver le lieu .
La croix repérée en N°8 indique qu’il
va falloir croiser la ligne qui passe par 1 et 3 , avec une autre ligne en face
de celle-ci , symbolisée par la barre transversale de cette croix …c’est la
ligne parallèle à cette barre transversale , celle qui passe par 2 et dessous le
4 ( chemin qui va de l’Aram au point 495m de la carte IGN ) .
L’ensemble
6 , 1, 2 , 6 forme un triangle qu’il faut terminer ( c’est la signification de
la croix en 8 ) ..voila le sens de ce triangle .
Le lieu recherché se
trouve à l’intersection …en 6 tout au bout de la pierre ….
Ces coordonnées
sont approximativement les suivantes :
Lon 2° 18’ 19 » Est
Lat 42° 54’
22 » Nord
Le 5 symbolise bien la pique de Lavaldieu ….

------------------------------------------------------------------------------------
..Page 167 : “Eal
–ear-bad “
Reprennons la
traduction ……..
To heal :
remédier à …en fait guérir
( voir définition anglaise )
Ear :
épis de blé …en fait
l’oreille ( voir définition anglaise ..)
Bad : mauvais
…
Ce mot est donc en
relation direct avec la Kaïrolo , le grenier , le silo
à blé …
Mais il veut dire
aussi …guérir la mauvaise audition
….la surdité …
Il faut remettre
cette traduction en rapport avec le ruisseau situé
à l’opposé de son cromlech , le
ruisseau de la Dous appelé improprement ruisseau de la Coume
.
En parlant de Eal
–ear-bad , l’abbé Boudet parle du
ruisseau de l’homme mort , de son véritable nom
ruisseau de Coume sourde , du nom du hameau qui avec Lavaldieu ,
encadre le lieu …
Maintenant
comprenez-vous l’allusion avec le bruit , le tonnerre , les
abeilles qui bourdonnent , que le cultivateur déteste
entendre car cet homme n’aime pas le bruit
……
Le choix de ce
thème particulier .. : « le bruit ,
l’audition » …..c’est aussi
pour nous mettre sur la voie de Coumesourde …..
------------------------------------------------------------------------------------------------
Le goudil et le carnaval ..
Nous
devons à Mr Franck Marie , le rapprochement entre le
Goundill de l’abbé Boudet dans la VLC avec le
Goudil du carnaval de Limoux ( la
résurrection du grand cocu ) .
-
Le
mot « Goudil » est tellement
originale et si
particulier au carnaval que ce lien me parait évident .
Vivant
moi-même dans une ville où le carnaval
« est une
institution » , je sais à quel point un
mot peut en subir les influences
.Ainsi « faire la tournée des
chapelles » n’a par chez moi , rien de
religieux !!!
J’imagine
donc fort bien ce qu’évoque
« goudil »
aux habitants de la région de Limoux .
Comme
le précise Franck Marie dans son livre , le carnaval
de Limoux trouve son origine « dans une corporation
bien particulière »
, celle des meuniers .
N’ayant
trouvé aucune piste dans la VLC relative à
l’ermite
, c’est une autre interprétation ….,
différente de celle de F Marie , que
j’envisage ..
La
voici présentée en quelques mots ….
N’oublions
pas que le travail du meunier est de préparer à
partir du blé de
la farine en vue de la
fabrication du pain .
Je
ne suis donc pas surpris de retrouver cette notion de blé
dans l’explication de Goundhill en page 239 .
Rappelons
le paragraphe …..
« La
fatigue se fait bien un peu sentir en grimpant
sur les flancs du Serbaïrou par des sentiers peu
fréquentés, - to
swerve (souerve), grimper, - by-road (baï-rôd),
chemin peu
fréquenté - mais on est largement
dédommagé, lorsqu'on est en présence
du
travail gigantesque fait par nos ancêtres. C'est bien
là, en effet, un travail
de géants, et on n'est guère surpris que les
Grecs aient inventé, au sujet de
ces énormes pierres, dont ils ignoraient la signification et
placées sur le
sommet des collines, leur fable des géants aux longs
cheveux, au regard
farouche, cherchant à escalader le ciel, et entassant Ossa
sur Pélion et
l'Olympe sur Ossa.
L'arête
de la colline porte le nom languedocien de Sarrat
Plazént (colline aimable), et en même temps le nom
celtique de Goundhill, dont
Sarrat Plazént n'est que la traduction littérale
- good (goud),
bonne, douce.- hill, colline -.
Pourquoi les Celtes ont-ils
nommé cette éminence Goundhill
? Certes, ce n'est point à cause de la beauté du
site et de la fertilité du
terrain, puisque le sol est couvert de bruyères dans toute
la pente nord du
Serbaïrou, tandis que la pente sud, très
escarpée, n'offre à l'oeil qu'un
maigre bois taillis, peu fait pour inspirer aux savants du Neimheid une
dénomination aussi agréable que celle de
Goundhill. Cette colline, hérissée de
roches aiguës, ne pouvait donc être aimable et
douce, que parce qu'elle
rappelait aux Gaulois la bonté de la Providence Divine,
distribuant avec
abondance, à son peuple, l'aliment essentiel,
l'épi de blé. »
Maintenant
ayons toujours à l’esprit , le rapport entre le
blé et le pain …..
Comme on
le retrouve en page 166 : « Le
fondement principal de leur nourriture le blé et le
pain » : la notion de
blé est logiquement liée à celle du
pain ( mais voir aussi … page 72 ,152 , 247 ,264
et 267 )
Remarquez
comment l’abbé Boudet introduit le Goundhill ,
entre l’explication de Serbeirou
et Sarrat Plazent …il nous parle de
«… entassant
Ossa sur Pélion et l'Olympe sur Ossa » .
En fait
cette expression signifie entasser d’énormes
rochers sur d’autres …en voici un exemple pris
dans la littérature :
« Ils entassent montagne sur montagne, Ossa sur Pélion, Olympe sur Ossa, afin de pouvoir porter la guerre jusque dans le ciel même »
Alors pourquoi commencer par cette expression ?
Simplement pour nous mettre sur une piste …Dans la VLC , l’abbé nous explique par deux fois cette histoire d’empilement :
En
page 167 « on
voit de fortes pierres rondes figurant
des pains , placées au sommet de roches énormes »
En Page
245 « On
pourrait s'étonner à bon droit de ne
rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques. Nous en avons
retrouvé
sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats.
Le plus
remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout
près d'une grande pierre
carrée, étrangement posée en
équilibre sur une roche. Ce dolmen, fermé
à une
extrémité, offre l'image d'une grotte. En se
plaçant sur le chemin conduisant à
Sougraignes, l'oeil distingue aisément la structure de
toutes ses parties. Tout
à fait dans le haut, directement au-dessus du dolmen, une
roche de la crête
porte une croix grecque gravée dans la pierre : c'est la
plus grande de toutes
celles qui nous a été donné de
reconnaître .En se rapprochant de l'ancien
chemin de Bugarach, à la même hauteur que celle du
dolmen, une roche énorme est
ornée d'une pierre assez forte présentant la
forme ronde du pain »
Voici
donc trois « ensembles de roches
entassées » …. :
-
une grande pierre carrée,
étrangement posée en équilibre sur une
roche : le dé
-
le dolmen, fermé à une
extrémité
-
une roche énorme est ornée d'une
pierre assez forte présentant la forme ronde du
pain : la pierre du pain .
Maintenant
reprenons la traduction de Serbairou ….
La
signification principale de
« swerve » est
dévier …En fait l’abbé nous
invite à dévier de notre route , à
sortir du chemin
…Alors sortons du chemin qui conduit à
Sougraignes et du chemin qui conduit à
Bugarach , pour retrouver deux empilements de rochers :
« la pierre
au dé et le dolmen » d’un
coté , la pierre au pain de l’autre ….
En conclusion …..
Sur
un même lieu , « les pierres
entassées » se
trouvent logiquement liée au Goundhill , le sommet
situé au Sud du Serbeirou….
MEME LIEU , MEME NOTION ….le blé et le pain
……
Je
pense même que cette direction est indiquée par
l’abbé
Saunière dans son église …
Alors
oui , ce Goundhill , cette arête de la colline du
Seirbeirou , « rappelle aux Gaulois la
bonté de
la Providence Divine, distribuant avec abondance, à son
peuple, l'aliment
essentiel, l'épi de
blé. … » car cette
arête évoque un alignement de
« roches entassées »
situées un peu plus bas et dont la direction
désigne un lieu bien particulier ..situé entre
Lavaldieu et Coumesourde ….
--------------------------------------------------------------------------------
BONUS
En
résumé …car vous êtes
maintenant capable d’interpréter
Boudet …..
Dans
la scène des
« Allobroges » ,
l’abbé Boudet
compare la région Sud de RLB au
couloir
Rhodanien …
Ainsi
les Alloboges situés à droite du Rhône
représente la
source de la Madeleine ( mot relais : animer , exciter
…fontaine )
A
gauche , les Helvii du Vivarais représentent la pique le
Lavaldieu .
Un
axe doit être tracé entre les deux …
En
remontant vers le Nord , Lyon , situé à
l’intersection de
la Saône ( sur un axe Nord-Sud ) et
du Rhône
( qui remonte vers l’Est ) , représente
l’intersection de la Blanque et de la Sals
.
Pierre
Scise situé à l’Est de la
Saône , permet de remonter
vers une colline qui se trouve avant le lieu ou la Blanque se jette
dans la
Sals .
Un
petit mot sur Lectoure : un village au sommet d’un
pic rocheux nous dit l’abbé , avec le Gers qui
passe au pied …mais il existe un
autre cours d’eau : le Lauze
. « Lauze »
fait référence au bois du Lauzet qui se trouve
à coté du lieu . A ce propos ,
intéressez-vous
à la tuile , et plus particulièrement
à une tuile carré , la lauze que
l’abbé
décrit dans la VLC ( page 291 ) . Le scarrajols est un
terrain qui se trouve à
l’opposé d’un bois par rapport au centre
de son cromlech : le bois du
Lauzet .
C’est
dans l’explication de Vercingétorix , que
l’abbé
donnera beaucoup de mots relais ….sous entendus ..Citons par
exemple « trait
de feu » (page 182 ) pour
« éclair »
….
Le
lieu se trouve à droite quand on se dirige vers le lieu
de
« l’éclair »
…
-----------------------------------------------------------------------------------
INTRODUCTION
Je
ne peux tout expliquer ici , il y a tellement de chose à
dire ….
Etant
donné que je
vous ai donné une technique pour étudier la VLC
ainsi que la façon de
comprendre le texte , j’ai donc limité les
interprétations à quelques unes ,
celles qui me semblent caractéristiques.
Par
contre , je vous donnerai les mots relais principaux (
en caractères majuscule ) ainsi que leurs significations .
Ce sera donc plus
facile pour vous de comprendre et de vérifier ce que je vais
vous expliquer ici
…..
Cette
étude est très ..
« condensée » ,
à
chaque phrase vous trouverez une indication .A vous de savoir si vous
souhaitez
réellement comprendre la VLC . Dans l’affirmative
il vous faudra lire et relire
cet ouvrage en ayant en tête les indications que je vous
donne ici .Si vous
survolez l’étude , elle ne vous apportera rien
….ou si peu par rapport à tout
ce qu’elle
contient .
Bon
courage ….
CROIX DE BOIS , CROIX DE PIERRE
Les
Cugulhous
Il
existe au moins deux croix évoquées dans le livre
de la
Vraie Langue Celtique . Il y a celle
que
j’appelle la croix de bois , dont l’un des axes
passe par le
« Roughcast » .
Aujourd’hui je
vous
présente la croix de pierre , celle que forment les
différentes parties d’une
église .
Elle
est la plus facile à comprendre
car elle est évidente :
c’est une croix
Grecque .
L’abbé
Boudet nous en parle quand il explique le mot
Cugulhou ( page 233 ) . Cet ensemble de rochers difformes nous donne la
signification de la croix Grecque .
Pour
la tracer , c’est très facile …
Prenez
une carte précise de la région de RLB ( IGN par
exemple …) .
Puis
vous repérez le plus précisément
où se trouvent les
deux Cugulhous .
Vous
reportez ensuite ces positions sur la carte , et vous
tracez une verticale Nord-Sud , passant par le Cugulhou du couchant (
au Nord
du cromlech ) et une horizontale passant par le Cugulhou du levant .
Vous
constaterez alors que le point d’intersection se trouve
précisément dans la zone que j’indique
depuis quelques semaines .
L’abbé
Boudet fait
plusieurs fois référence à cette croix
. Le mot relais qui la représente le mieux
est le mot TAILLER .
Le
tracé de cette croix est évoqué dans
quelques mots ,
celui de « Pressigny » par
exemple ( page 260 ) , celui de Vannes aussi
….L’abbé nous explique alors que cette
ville évoque un lieu de prière
« à
l’extérieur » , mais il fait référence
à sa traduction anglaise de
« girouette »
caractérisée par les deux axes de direction .Le
mot relais le plus adapté est
alors SIGNE .
La
branche transversale
Prenons
par exemple l’explication de la ligne transversale
de cette croix . Vous remarquerez qu’elle passe par des lieux
caractéristiques
tels que la fontaine de la Madeleine , la croix gravée
située au Sud de la
pierre au dé , la pique de Lavaldieu .
Les
expressions qui expliquent cette direction sont contenus
dans les mots relais AIGUILLE ( avec AIGUILLONNER pour le verbe
d’action ) ,
GUI , et AGUILLOUNE .
Chaque
expression contient évidemment le mot GUI .
Il
faut comprendre que certains mots relais représente un
lieu ou une forme . Par exemple le mot relais CRI ,
représente un pic rocheux .
Logiquement c’est le mot CRInko en page 19 qui explique le
mot sommet . Nous
verrons que l’abbé l’utilise
particulièrement pour deux pics , celui de
Lavaldieu et celui qui surplombe le hameau de Coumesourde .
Je
peux vous dire par exemple que cette direction est
expliquée dans Caïn . Ainsi le TREMBLEMENT de la
tête ( nod ) est en relation
avec le GUI qui calme la fièvre
…accompagnée de tremblement que l’on
retrouve
dans la définition anglaise de
« ague » ( page 285 )
utilisée lors de
l’explication de AGUILLOUNE : c’est un
coup de froid accompagné de
tremblements .
Cette
même direction est évoquée page 159
à propos de
« corisopite » ou le SIFFLEMENT
désigne un sommet , en l’occurrence
la pique de Lavaldieu en
passant par un
CŒUR (… autre mot relais …..FRAPPER )
Cette
direction se trouve dans l’anGUIlle de Leucate en page
281 associée au fossile ( Faux qui fauche le blé
, « seel » , le sillo
évoqué la page d’à
coté à propos de Marceille ) en passant par la
fontaine pour
aller jusqu’aux terres de labour ( champs en fouillant de la
terre ) ; c’est
cette direction Est-Ouest évoquée par
l’écoulement de la Sals ( voir le haut de la page 240 ) .
Le marché au sel
Avez-vous
remarqué qu’en page 274 , en parlant de la
fontaine de la Gode , l’abbé nous place une notion
hors du contexte :
animer l’économie ?
Qu’est-ce
que l’économie
vient faire ici ?
Et
bien je vous donne l’explication ….
Cet
AXE ( voir page 20 ) horizontal de la croix Grecque est
expliqué aussi par la notion de marché et de sel ….
C’est
dans le mot Salasse que se trouve le lien :
En
page 293 , Salasse = marché
et axe , il parle de
place
publique et de commerce
extérieur .
Donc
salé =
marché , ou place publique ,
La
notion d’AXE signifie pour Boudet une direction . Alors
faisons comme Boudet nous le demande en page 97
,
examinons la direction du lieu des ventes ( du sel ) .
Comme
le dit l’abbé ( page 227 ), la Sals est une
rivière
salée
qui coule du levant au
couchant ( même mot que pour Cugulhou ..), pour
repartir du Sud au Nord ..( deuxième direction ) puis
repartir vers le couchant
…
Cette
direction est reprécisée en page 239-240 ,
à propos de
la Garosse ( salé ..)
, une ligne
horizontale traverse la pente pour aller
jusqu’à la fontaine
salée .
Page
281 ,même notion à propos des fontaines salés
( et des
fossiles ,
voir autre interprétation …) ,
l’abbé nous explique que dans
l’étang
de Leucate ( où l’on
trouve l’anGUIlle
..) se déverse une fontaine
salée venant
de Salse : La sals et Salse sont sur une même direction horizontale
, de
l’Est vers l’Ouest , du levant au couchant
.
Toutes
ces remarques permettent de mettre en relation la
pique de
Lavaldieu ( AXE page 12 ) , que l’on retrouve dans la
scène de Bretagne à
Carnac ( page 154 ), où l’abbé
précise que les allées se termine par une place
publique , avec la fontaine de la Gode et son
« intérêt
économique ».
C’est
un des aspects de Salasse , l’autre étant de les
mettre en relation par le caractère salé
….
L’église
J’ai
utilisé l’expression de croix de pierre car
l’abbé
décrit à mots cachés une
église .
Ainsi
il évoque le chœur ( cœur ) de
l’église dans la main
de papier , la nef de l’église dans les
expressions concernant les mots
VAISSEAU , BATEAU , le navire retourné ( la coque et la
coquille ), l’arche de
Noé ( voir définition anglaise de
l’arche : la voûte ) , le transept (
branche verticale de la croix ) par le mot
« clôt » ( voir
définition
de transept ) .En fait cette église est probablement celle
de RLB , avec sont
cimetière à l’Est ( l’homme
mort ) et la tête du cap de l’homme mort
placée par
Boudet au Nord-Est du centre de son église .
J’en
reparlerai d’ici quelques lignes …..
MORTE EPEE
L'ame du guerrier
Je
vais ici vous expliquer une
technique qu’utilise l’abbé pour relier
deux régions de RLB par un trait sur une carte ( map ) .
Il
caractérise le lien entre deux lieux par une action telle
que TAILLER , FRAPPER (
…AJOUTER ),ou
par la description
d’un objet long (
EPEE , RAME ) puis il nous donne des éléments
pour chaque lieu .
Pour
l’exemple , j’utiliserai la scène des
« Allobroges »
( page 174 ) .
Comme
je l’ai déjà expliqué ,
cette scène permet de comparer
la scène principale ( sud de RLB ) au Sud de la France
…
Partons
de la Garosse et de la ferrière .
L’explication
de « Ségobrige »
permet de mettre en
évidence la notion de pont , c'est-à-dire de
gué reprise dans la scène
principale . Rappelons que ce lieu est lié à
d’autres scènes .. C’est par
exemple le Gincla ( page 218 , voir étude
précédente ) mais aussi de
« carife » dans la
scène bretonne ( Aleth étant le lieu
recherché ..)
pour lesquelles on retrouve aussi la notion de forge , de fourneau et
de
« travail du métal »
et de MAIN …. .
Ce
PONT doit être fait entre ce lieu et un autre
situé au
Nord –Est , au dessus du lieu recherché . Le lien
sera assuré par les mots
relais tels que LAME , EPEE , FER , l’idée
étant que la MAIN qui tient
l’épée ou
le bâton ,
va FRAPPER du
coté de Coumesourde soit un CHEVAL ou un
MARSOUIN pour apporter la MORT.
Le
lien est aussi assuré par une RAME fort longue ( page 153
) , entre le VAISSEAU ( nef de l’église )
situé du coté de
« Burdigala » ( page 148 )
c'est-à-dire vers Coumesourde ( BURDI ).
C’est
le verbe « radouber »
utilisé pour
l’explication nautique , faisant transparaître le
verbe « adouber »
pour l’explication guerrière (
l’adoubement consiste à
« poser » la
lame de l’épée sur les
épaules du sujet ..) .
C’est
un lien entre l’océan et la
Méditerranée , une
direction qui va du sommet situé au dessus de
Coumesourde ( attention !…..non pas de
la pique de Lavaldieu ,
caractérisé par les cannelures et les sillons
comme l’explique l’abbé à la
page
241 …) jusqu’à la Ferrière,
en passant par le lieu ( MOUDRE le BLE ..). C’est
celui qui va vers le « pores » de
Bordeaux …..
La main est
essentielle
Prenons
un autre exemple : l’explication de
« quire »
Cette
expression permet de relier l’AUBERGE se trouvant au
Nord-Ouest du lieu ( en amont du ruisseau de l’homme mort )
avec la Ferrière .
La
MAIN représente la ferrière . En page 175 ,
l’abbé Boudet
nous explique que l’embouchure du Rhône est en fait
une main composées de cinq
doigts . L’expression de Ségobriges permet de
faire un lien entre la Ferrière (
le pont , le gué ..) ,
le détroit du
Rhône et la MAIN . Enfin l’expression
« main de papier » fait le lien
entre l’auberge où des insectes
« démangent » ( verbe
« TCH »
) l’infortuné voyageur ( page 124 ) .
De plus , dans
l’explication de
« quire »
les
LAMES de papier nous remettent sur la piste de l’EPEE . Comme
l’abbé nous l’a
conseillé en début de livre , nous avons fait
attention ( « avoir l’œil
sur » ) le mot AJOUTER ……
Enfin
« quire » veut aussi dire le
Chœur d’une
église en anglais , ce Chœur se trouve
à l’Est de la nef …le navire ,
l’arche .
Le Chœur possède une signification forte et donc
est utilisée par l’abbé pour
représenter le lieu .
Voir
aussi pour cette direction
« Sardan » , la sardine et les
filets ….
C'est
aussi en page 127 la lame sur le silex ( p126 , "cant"
signifie un jet , mais aussi les extrémités d'un
bateau ...)

Le cercle
Comme je l’ai expliqué il y a une paire
d’années (
voir : http://www.le-rendez-vous.net/pg8.htm
: l’étude
est ancienne et comporte des
erreurs , mais l’idée
générale est à conserver ) , il est le
centre du cromlech
et permet à l’abbé de
présenter des lieux par opposition . En effet deux
techniques sont utilisées pour localiser
l’entrée , ce sont de longs AXES
passant par des lieux caractéristiques mais aussi des lieux
opposés par symétrie de centre ( le
centre est « le cercle » comme
nous le dit l’abbé ) .
Ainsi :
-
La Kaïrolo ( page 295 ) qui décrit le lieu est
à l’opposé
de celui-ci
-
Les cinq croix du cap de l’homme ( p235 )sont
opposées à
celles du Serbairou ( p 244 )
-
Le col du Bazel est à l’opposé du pas
de la roque ( voir explication
de « Lot » : http://www.le-rendez-vous.net/pg8.htm
)
-
les « crosses » sont à
l’opposé des deux
ruisseaux qui se
croisent dans la vallée
de la Valdieu et
partent chacun dans des
directions différentes ….
-
Les roulers qui représentent le gouvernement du Neimheid (
page 25 ) c'est-à-dire Boudet est à
l’opposé de son église où il
vit .
etc
…..
Il
y en a d’autres , je vous laisse deviner lesquelles
….
ND de Marceille
Le
chapitre consacré à ce lieu est un
chef-d’œuvre de
présentation à la
« façon Boudet » .
Le
nombre de mots relais placés dans cette phrase est
impressionnant . La croix y est décrite dans les deux sens . La partie basse de
l’axe verticale est
représentée par les mots MISSION , HERITIERS ,
PIEU , SAUVEUR , FOULE
( fouler ..) , GATER , la référence au
tableau de Poussin y est aussi (
agenouillé dans l’ENCEINTE
sacrée , en
fait la muraille d CHATEAU ..) , le COEUR , TOURMENT , HONNEUR ,FRAPPER
etc ….
..
Il
mériterait à l’occasion une explication
plus poussée ..
Mais
prenons simplement la branche horizontale de la croix .
Elle
est évoquée dans la description de la voie
sacrée
romaine allant de l’Ouest à l’Est .
Cette
direction passe par l’homme mort ( je l’ai
déjà
expliqué dans un autre article …)
La
référence à la fontaine , aux yeux
qu’elle soigne ( voir
seel …) , au fait qu’elle coule toujours en
été est directement lié au
paragraphe de la page 237 , quand l’abbé parle de
l’endroit où le ruisseau de
Trinque Bouteille ( qui comme la fontaine de Marceille coule toujours
en été …)
se jette dans la Blanque ..Il parle alors de menhir qui a perdu son
acuité ,
mot utilisé pour décrire ce qui est aigu ..mais
aussi et surtout l’acuité
visuelle …
Les
menhirs sont évidemment sur la direction Pique ( le désert de
sin ) , le lieu ,
la fontaine de la Madeleine , ..sur
cette voie sacrée qui va de levant au couchant , une voie
« salée » …
LES MOTS RELAIS ET LEURS SIGNIFICATIONS
Il
y a tellement de choses à dire que je passerai des heures
à taper sur le clavier , je vais donc vous donner les
clés pour comprendre les
lieux principaux ….
CRI
, SIFFLEMENT
représentent un sommet . C’est soit
le sommet situé au dessus de
Coumesourde ( le cap finisterre page 159 dans la scène
« Bretagne » )
, soit la pique de Lavaldieu ( cap ou bec du Raz de la même
scène ). Rappelez
vous ..CRI pour CRInko… .
**********
LAINE
, TAMI , LABOUR , HERSE , SILLON et tout ce qui est
relatif à cette activité représente
Lavaldieu .
Par
exemple Carnac dans la scène Bretagne représente
un
alignement de sillons dans lequel laboure un agriculteur avec son char
« armé »
d’une faux …
.Locmariaquer
est le passage entre la pique et le bourg qui
va du domaine du chasseur au lac vers le lieu (ce domaine est
l’Arcadie de
Poussin , la vallée de Lavaldieu ).
C’est
le « spardillo » de la page 239
..clair-semé
( voir définition anglaise de spar ) .
C’est
Bayonne de la page 145 ( au bord de l’océan ..voir
carte )
C’est
un lieu « brillant » avec
éclat . C’est
l’étoile jaune ( rival ) de la page 125 .
C’est
un lieu de pillage ( PILLER ) …voir
« spar »
…
**********
DECOLORER
, PALAIS , PAL et
toutes les notions relatives à
l’éclaircissement ( clair oposé
à foncé etc …) . MURAILLE , CHATEAU
représente
Lavaldieu et particulièrement sa vallée . Le
bourg est une tour du château ;
C’est
par exemple la ville de Tarbes ( voir l’allusion aux
pasteurs de l’Arcadie en page 145 ) . Elle est en opposition du
« château » de
Montferrand par
rapport au centre du cromlech .
La vallée de
Lavaldieu est le terrain de chasse d’Hercule .
C’est
le territoire des BELGES :
dans
l’explication de Belge se trouve le mot le plus
important : le mot
« pale » .
En
anglais il veut dire :
-
Un piquet , un pieu aigu ( voir épieu utilisé par
les
chasseurs de sangliers comme l’était Hercule dans
la vallée d’Arcadie ..)
-
Un lieu clôturé comme l’est aussi le
château . L’abbé
utilise le fait que cette vallée est entourée de
monts , ce qui lui donne
l’aspect d’un château fort .
-
C’est donc un enclos , traduction du mot Transept en latin
( à coté de l’enclos ) . En effet , le
transept Sud de l’église en pierre passe
par ce lieu ( au Nord , c’est un autre clos ..) .
C’est
surtout une CROIX Grecque en héraldique
, ici le mot symbolise un des axes de la
croix tracée plus haut .
-
C’est le VOILE de fumée , ou la partie plate de la
rame ,
reliant le Nord du lieu recherché au Sud
.
( "Pall"
est
aussi le manteau d'un archevêque , le morceau de
tissu que
l'on pose sur un cercueil ....voir page 97 )
C'est
l'HERITIER
: hair = cheveux ...décoloré voir p209 , p125 oar
= pale
de l’aviron ( hoar = cheveux blanc ) .
L’héritier
est en page 136 l’enfant qui reçoit une part de
possession
( POSSEDER ) d’ours .
C'est
l'OURS et le SANGLIER ....
La
branche verticale de la croix de pierre est ainsi
évoquée par
deux fois dans l’énumération
d’animaux :
-
en page 128 de l’ours au cheval ..
-
en page 134 du sanglier et de l’ours …au marsouin
et
oiseaux aquatiques ( piètes )
**********
NATTE
, MORT , TOURMENTER , AUBERGE , MARSOUIN , VAISSEAU
, CHEVAL , DUNE, ABEILLE ,et les
mots en TCH ( hitch pour amarrer le
navire, itch pour démanger
, etch pour
graver ) représentent la
région au Nord –
Nord/Ouest du lieu …
Soit
au Nord près du lieu plus bas vers l’homme mort (
REPOS
par exemple … avec SOLDURE ..sol dur ..et et salduna ..le
CHEVAL ) soit plus
haut vers les maisons ( PRAIRIE , AUBERGE
, ITCH…)
Par
exemple « mead » de prairie est
une boisson
fermentée au miel ..
« itch » , le
bourdonnement : les
abeilles et leur bourdonnement représentent une prairie
située près
de Coumesourde .
MANTEAU
. C’est le capuchon du MANTEAU ou
« caput » ou tête (
voir allusion page 212 ), le manteau étant la zone
située sous Coumesourde où fut trouvée
la pierre à trou ( page 256 ).
Voir
aussi « hull » ..c’est
la coque du BATEAU ,
la « coquille » qui entoure la
graine …le grain de blé : nous
sommes alors près du lieu …
C’est
Burdigala ( page 149 ) , situé sur l’axe vertical
de
la croix ( TAILLER ) , c’est encore la
référence au NAVIRE (
« bow »
est la proue du navire ) .
Plus
au nord ( en haut )
c’est le lieu où l’on
trouve les VOILE du navire .
**********
CŒUR
, GRAIN , BLE ,
EPI , PAIN , ECLAT ,OR etc … sont en relation avec le
lieu recherché: ce
sont des lieux comme Aleth , Auch
, le lac de Vannes dans
certaines scènes ……..
CŒUR
est le « cône » ( con )
de la page 242 ....
**********
FILET
fait référence à une direction
située en général plus loin au Sud-Est
, par exemple au pic de TAUze , le Bugarach (
Nantes
dans la scène de Bretagne ) . Il est situé sur la
direction de l’EPEE .
**********
Nous
avons fait le tour des principaux lieux ……
CONCLUSION
Je
pense que vous avez tous compris que le lieu est trouvé .
Depuis
plusieurs années , j’en avais donné la
situation par
rapport à RLC ( la vallée de Lavaldieu ..) .
Depuis
plusieurs mois , la position dans cette vallée ( au
Nord-Est ).
Et
depuis plusieurs semaines , sa localisation précise .
Lon
2° 18' 19" Est
Lat 42° 54'
24" Nord
J’espère
être assez précis dans ce positionnement
géographique
. Hélas pour moi , je ne dispose d’aucun
relevé sur le terrain . Si j’étais
actuellement sur RLB , je me rendrai aux Cugulhous . La position de la
( ou les
) croix tracée par Boudet sur celui du levant me donnerait
la latitude du lieu
, celle du couchant la longitude . La zone de recherche serait alors
plus
précise . Il est aussi fort possible que sur cette zone ,
des signes ( lettre T
par exemple ..) soient tracés sur de gros rochers afin
d’indiquer plus précisément
l’entrée ,
mais ce n’est qu’une supposition
…
Il
suffit de relire toutes mes études , et vous verrez
qu’elles concordent ( rectification au passage ...pour le
tableau de Poussin , le lieu
est la bouche du
personnage « d’où
sort » la phrase « et in arcadia
ego » :
En posant sa main sur l’épaule ,
la
« dame » indique que ce lieu
surplombe la vallée ..)
Mon
travail est maintenant terminé et le votre commence . Je
l’ai dit dès le début , je ne serai pas
celui qui « ouvrira »
l’entrée : ce travail sera un travail
d’équipe ….
Depuis
le début de mes recherches, plusieurs centaines de
personnes ont découvert mon étude , et
l’essentiel de la solution :
-
ce sont autant de témoins et de personnes qui peuvent se
rendre
sur le lieu et en dégager l’accès .
-
ce sont plusieurs équipes de chercheurs qui ont le
potentiel de le faire .
Je
rappelle :
-
que par la loi , aucun objet trouvé sur le lieu ne peut me
revenir , et c’est très bien ainsi .
–que toute
recherche
entreprise par une personne sur ce lieu , prive aussi celui-ci de
l’objet de sa
découverte , et c’est très bien ainsi .
-
que l’être humain étant ce
qu’il est ,
fera que certains d’entre vous (
statistiquement ..il doit y en avoir ..) chercheront à
détourner cette
découverte à leur profit .
Pour
ces derniers , n’oubliez pas que vous agirez maintenant
aux yeux de « tous » , et
qu’un jour il faudra en rendre compte .....
L’équipe
la plus honnête et la plus efficace "mettra fin" à
cette énigme . Il vous faudra travailler dans la
légalité , c'est-à-dire
avertir le propriétaire du terrain et les gens
compétents pour amener à bien
dans cette démarche ( maire etc ..., ) .L’avantage
est aux chercheurs anciens habitant
dans la région .
Le
train est arrivé , à vous de voir si vous
souhaitez le
prendre ou laisser d’autres le faire à votre place
.
Ce
fut un plaisir de partager cette histoire avec vous ….
A
….plus …….
Dunkerque , le 6 Avril 2007
----------
UNE VUE
D’ANGLE , VERS LE MOT VAULT ..
Un
soupçon de probabilité
Avant
de continuer l’explication de quelques termes ,
j’ouvre une petite parenthèse sur
l’étude des relations entre mots relais .
Il
est parfois difficile de trouver le rapport entre deux mots
mais aussi … peut-on
être certain d’un
lien entre ces mots ?
Voici
un exemple qui illustre ma façon de voir les choses
….
Imaginez
un livre d’un trentaine de petits chapitres dans
lequel différents mots sont évoqués
plusieurs fois ( un peu comme la VLC …)
Imaginez
que l’on y trouve les mots
« raisins » et
« vigne »
.
Si
vous recherchez leur présence dans ce livre ,
très
logiquement vous vous apercevrez qu’ils
se trouvent très souvent dans le même chapitre (
voir la même page ..). Cela
doit vous paraître évident car tout le monde
connaît le lien entre ces deux
mots .
Maintenant
prenons deux mots complètement différents , par
exemple « choucroute » et
« clé anglaise »
présents aussi
en grand nombre dans ce livre.
Vous
remarquerez alors que leur distribution ( leur présence
..) est aléatoire . Ce serait alors une exception
de les retrouver dans le
même chapitre . Cela doit vous sembler aussi logique .
Pour
conclure , l’étude de la répartition
des mots relais
dans la VLC permet de rapprocher des notions complètement
différentes comme le
sont FACE ( pris
dans le sens visage )
et ANGLE et qui démontrent l’intention de
l’abbé de les associer . Voici donc
une autre façon d’aborder le problème ,
et c’est sur cet exemple que je vais
vous expliquer le sens de ces deux mots .
L’ANGLE
et la FACE
Intéressons
nous d’abord à leur sens
.
FACE
est utilisé par l’abbé dans la VLC en
temps que mot
Français avec deux sens différents .
Le
premier est le « face à
face » c'est-à-dire
« ..en face de ..devant
… » . C’est une expression
utile pour situer
différents lieux et l’abbé ne pas ne
pas l’utiliser ….
La
deuxième façon de voir le mot FACE ,
c’est dans son sens
premier , c'est-à-dire le visage . Il constitue alors dans
la VLC ce que
j’appelle un mot relais d’application
réduite : il n’est en relation
qu’avec le mot ANGLE .
Le
deuxième mot ANGLE est utilisé en temps que mot
Anglais
et possède plusieurs sens .Vous connaissez maintenant une
des techniques de
l’abbé et vous comprenez qu’il nous faut
nous intéresser à ces définitions .
La
première proposée; par l’abbé
est la pêche à la LIGNE (
synonyme de TRAIT ) . C’est la canne ( un mot de la VLC
…
« rod » :tige
) et l’hameçon (
« hook » )
La
deuxième est le
« coin » , l’angle que
l’on
définit en géométrie .
La
troisième
« découle » de
l’angle en géométrie
…c’est une expression qui veut dire en biais , de
travers : « at an
angle » . (
« slant » )
La corrélation
Deuxième
étape …vérifions que ces termes sont
bien associés
dans la VLC ….
Après
une recherche sur ANGLE , je vérifie donc si il existe
une notion de visage qui lui est associée :
En
page 16 A la FACE
des nations ….to ANGLE :
pêcher à la ligne
En
page 50 , l’abbé utilise une expression
très
étrange : « les
degrés de l’angle facial » .
DEGRE et ANGLE
permettent de comprendre l’utilisation de certaines valeurs
trouvées dans la
composition des sources de RLB , et ANGLE associé
à FACE est notre
« accroche » , le point
d’entrée dans la VLC qui associe ces deux
notions .
Page
202 leur VISAGE …page 203 : ANGLE …
La
corrélation semble établie , il faut maintenant
déterminer l’idée
développée sous cette notion d’ANGLE ou
de FACE .Il faut
alors relire ce qui se rapporte à ces mots pour en
déterminer le point commun …
Le
sens
Je
l’ai fait , et c’est la notion d’oblique
, « en biais »
qui ressort à chaque fois ….
Page 16 ..l’abbé
suggère une direction , un TRAIT allant de la mer baltique (
au Nord-Est ) vers
l’Angleterre ( relativement au Sud-Ouest ), un
déplacement vers le lieu du
PILLAGE .
Page 50 , c’est dans la description de la
variété Mongolique
que l’on retrouve le mot FACE , une autre
référence existe en page 130 (
Mongoloïde ) ..
D’un
coté ce sont les yeux obliques qui
caractérisent
cette
« variété »
, de l’autre les dents dirigées en avant , ..en
biais , de travers ….
D’un
coté le carré aux angles droits (
référence à la croix
Grecque ..de pierre ) qui devient de l’autre coté
le losange aux angles AIGUS (
référence à l’autre croix
..à l’axe oblique )
Toujours
page 50 …….de la grande Tartarie au Thibet
..même
direction……
Page 136 ..entre Rhin et l’ODER ..deux rivières
dont l’une
est située au Nord-Est de l’Allemagne ,
l’autre au Sud-Ouest , à l’Est de la
France .
Le
lien avec la scène principale ….
C’est
en page 243 que par deux fois le mot ANGLE apparaît .
L’abbé
vient juste de nous parler du Cugulhou du levant ,
c'est-à-dire de la branche horizontale de la croix Grecque ,
il enchaîne alors
sur l’autre croix ,celle que j’ai
appelée de façon arbitraire la croix de
bois : c’est en fait la croix celtique .
J’ai
déjà expliqué comment
vérifier son tracé à partir de la
carte de la VLC dans une de mes études .
Nous
allons donc « obliquer » par
rapport à la
branche horizontale, nous mettre de biais pour retrouver
l’axe principale , la
LIGNE de cette croix celtique .
Nous
sommes alors à la Fajole , près des CROSSES (
croix …).
L’abbé
va associer des mots relais invoquant Lavaldieu ,
situé à l’opposé par rapport
au centre du cromlech ( le cercle ) , dans la
direction Sud-Ouest.
Lavaldieu est alors
évoqué par les mots MURAILLES et CHATEAU
dans la scène principale .
Mais
c’est aussi Les ANGLES vifs , c'est-à-dire AIGUS
comme
les sifflements , les CRIS , les serres , le bout de
l’AIGUILLE , l’extrémité
de l’ECLAT ( voir les mots …keen , ken , cinn ,
sin …de la VLC , et vous comprendrez
beaucoup de choses … !)
Les
pierres TAILLEES ( mot relais désignant la CROIX
…
gravées dans la pierre ) , d’après
l’ANGLE déterminé par
« l’inclinaison »
.
La
boucle est faite …la notion d’inclinaison
est
clairement évoquée et associée
à ANGLE .
Mais c’est
aussi :
-
en page 103 l’appartenance des ANGLES aux Tectosages (
dont l’action est de PILLER )
-
en page 200 la relation avec la terre ( lieu d’un certain
travail ..le LABOUR ) dans le mot
« Jutes »
C’est
l’association du mot FACE à :
-
PILLER et ECLAT ( page 16 )
-
Caïn et la TRAME de LAINE ( page 43 )
-
A la peau olivâtre ( page 50 )
c'est-à-dire vert pâle ( page 115 ) à
la décoloration ( PALE page 97 ) , à
l’HERITIER ( page 52 et page 115 ) , au Franck descendants
des Tectosages
( page 209 ) etc
……
-
Vous
le vérifierez … Toutes ces notions
sont liés les unes aux autres …
Maintenant
faut-il s’étonner que quand
l’abbé nous parle d’un
lieu situé près de La Fajole , il choisisse
ce lien entre le mot ANGLE ( que l’on
retrouve par deux fois , sur la même page de la
scène principale ) avec
le mot FACE , sachant que le lieu recherché
se trouve exactement en FACE de celui-ci par rapport au centre de son
cromlech
. Ce choix était somme toute très logique
….
( c'est en
Francais "en face de" ...en anglais "face to face" ...)
Mais
revenons au mot « vault »
J’en
ai expliqué les différentes significations
anglaises :
"Vault" des
Volkes de la VLC …c’est :
- la voûte continue, ou un toit ARQUE.
- les chambres fortes sont de diverses sortes
- Une CAVE.
- Une caverne .
- « La chambre forte silencieuse de la mort, à
l'abri de la lumière ».
- Un dépôt pour les MORTS .
L’abbé
étant logique dans sa démarche , cela implique
donc
que toute tribu directement en relation avec les Volques nous parle du
même
lieu . c’est donc le cas des Francs et des Belges
…idem pour les enfants de
Gomer …. .
Dès
la page 14 et 15 le principal est dit …
Les
notions de PILLAGE , de GLOIRE , d’enfants ( ou
plutôt
d’HERITIER ) , de CHASSEUR sont associé au lieu
que représente
« vault » ..ce lieu est Lavaldieu
….
Je vous invite à
relire l’étude et par comparaison de
différentes scènes , d’en retrouver le
lien .
Pour
finir ….Nous étions à la page 202 ,
expliquons donc
quelques expressions …
En
page 204 il y a les Chatti ..
"to
shatter" : fracasser
, voler en ECLATS
et les Cherusci :
" share" :
partager mais surtout LAME de fer de la charrue et
« Huzza » les CRIS
d’acclamation des Tectosages puis page 206 et 207
le mot « share »
…associé à
nouveau
aux labours ….
« les terres
les plus fécondes ….et les moins
fertiles » .
Pour
conclure ….
Vous
savez maintenant que l’abbé utilise souvent des
mots
anglais ayant plusieurs significations pour faire passer son message .
Le
plus difficile restant à savoir si
l’abbé souhaite
associer un mot à un lieu de la scène principale
( la main = la ferrière , le
gouvernement , la loi = les roulers etc …) voir à
d’autres scènes …ou si il
souhaite nous indiquer une direction .
Cependant
certaines directions semblent évidentes …La
notion
d’AXE utilisée par Boudet en est un exemple , mais
comme nous venons de voir
,l’abbé combine plusieurs
procédés pour indiquer une
direction , c’est par exemple le TRAIT de
l’axe principale de la croix celtique avec les mots ANGLE
…et FACE .
Croix de bois
La croix
Soyons
précis et reportons sur une carte les positions
indiquées par l’abbé Boudet ,
c'est-à-dire les quatre menhirs en forme de croix
du Carlat , ceux de
la Soulane ( 587 m )
et ceux des Crosses ( juste au Nord de
Montferrand ….voir carte Boudet …) .
Traçons
ensuite la croix .
Nous
remarquons que la branche principale de direction
Nord-Est / Sud-Ouest passe par l’église de RLB ,
idem pour la branche latérale
.

L’église du Neimheid
Cette
direction reprend pratiquement deux directions
caractéristiques de ce lieu :
-
la direction passant par la Tête du Sauveur et la boule
située sur le toit de l’église
-
la direction passant par les deux tombes Fleury
Les
deux branches de cette croix sont bien perpendiculaires
.
En
parlant du territoire où se trouve les Crosses ,
l’abbé
associe un mot particulier , le mot GISANT . Souhaitait-il faire
référence à la
Piéta , ou au fait que cette direction passe par
l’homme mort ( imagé par la
Piéta dans son église ) , ou autre chose
… ?
Je
n’ai pas d’éléments
définitifs pour conclure ….
La Kairolo
Me
servant uniquement d’un montage de la carte de Boudet ,
j’avais pensé
à une époque que la
Kairolo était sur cette croix . En fait la Kairolo est une
symétrie de centre
par rapport au centre du cromlech
(
cercle ) , comme le sont beaucoup d’autres
éléments ( autre exemple : le
chemin du Carlat et celui du Goundhill voir BRUYERES ) .
Un autre supplice
La
croix est un objet de supplice , il faut s’en rappeler (
voir définition anglaise de Cross ) .
Mais
l’abbé nous parle d’un autre
« instrument » :
le gibet ( page 254, 255 et 303 ) dans l’explication de
Fangallots .. Si l’on
trace un axe passant par le lieu ( pente abrupte près du
bain doux ) et
l’endroit où l’on a
décapité un menhir où se trouvait la
tête du sauveur ( le
supplicié , le gisant ..) , nous remarquons
qu’elle croise l’autre direction
sur le lieu .
SOMMAIRE