LES CROQUIS DU NEIMHEID
1 - INTRODUCTION
Loin d’être une bande dessinée , la VLC nous propose un
texte de plus de 300 pages parmi lesquelles ne figurent que deux dessins et une
carte . Ce sont ces trois documents qui feront l’objet de cette étude .
Depuis maintenant quelques temps , je vous propose un lieu à
l’Est de Lavaldieu que pour ma part , plusieurs documents désignent ( stèle ,
dalle , pierre de Coumesourde , petit parchemin , tableau de Poussin , Piéta de
RLB …voir études diverses sur ce site ....) .
Je pense aujourd’hui
pouvoir être plus précis dans sa localisation grâce au travail du Neimheid
représenté par Edmond et JJ Henri Boudet .
Mais avant toute chose , quelques mots sur titre du livre …et
sur son contenu .
Je ne serais pas étonné que l’abbé ai choisi « La Vrai
Langue celtique » pour nous faire apparaître dans une anagramme , les
lettres L, A et V qui forment le mot « LAVAL » .
Dans le même ordre d’idée il choisira de décrire son
cromlech dans le chapitre VII dont les lettres V et I I représentent la clé de
l’énigme ( voir étude de la dalle ) quand elle sont ordonnées afin de former le
lettre M (IVI ) .
Quand j’ai lu pour la première fois la VLC , je me suis mis
immédiatement à la recherche des mots « Laval » , « Lavaldieu »
, Pech de la Roque . Je fus dans un premier temps très déçu de ne pas les y trouver , ne serai-ce qu’une seule fois .
Mais, à bien y
réfléchir , Il y a beaucoup de façons de mettre un
lieu en évidence : ne parler que de lui ou
au contraire , parler de tout …. sauf de lui .
C'est le cas de Lavaldieu et de sa vallée dont une partie ( à l’Est , au Nord
du pech de la roque..) se situe dans le
cromlech .
Même si le hameau de Lavaldieu ne
s’y trouve pas ( pas de menhirs présents
) , c'est l’un des rares endroits qu'il ne décrit pas pas dans son livre ...
Pourtant toute la vallée est
décrite point par point , on y trouve les lieux les plus communs, certains
étant en dehors du cromlech ( page 240 , la Ferrière et la Garosse ) , mais il
ne nous parle absolument pas de la partie Sud-Ouest de son cromlech .
Le mot "Dieu" est un mot qu’il affectionne ( plus de 90 fois
cité dans la VLC ...) ce qui est normal pour un prêtre .Il est donc bien
étrange que dans la VLC , il ai laissé passé une si belle occasion de discourir
sur "Dieu" en n'y faisant pas
allusion .
2 – LES CROQUIS
Tout le monde connaît ces deux dessins . L’un représente les
roulers ou roches branlantes , l’autre la pierre au dé . C’est en m’intéressant
à l’angle de vue sous lequel furent exécutés ces deux dessins que je me suis
aperçu qu’ils indiquaient à nouveau la vallée de Lavaldieu
.
Il est évident que l’abbé n’a pas mis en place ces repères
..ils les a choisi selon deux critères .Le premier fut qu’ils soient pérennes , le second qu’ils indiquent évidemment le
lieu qu’il souhaitait « coder » .
- Les roulers ( page 238 )
A la vue de ce croquis , une direction nous apparaît
rapidement : l'Ouest . Un examen plus attentif du dessin , comparé à une
carte de la région permet d’être plus précis . La représentation de deux menhirs(
couché et debout ) sur la droite impose une légère rotation vers le Sud, ce
qui nous donne en définitive une direction Sud-Ouest .

- La pierre au dé
Dans la description des deux cromlechs , l’abbé Boudet mets
en évidence deux énormes pierres de formes identiques , ce sont deux
parallélépipèdes rectangles .L’un d’eux constitue « le toit » de la
pierre au dé , l’autre se trouve au sommet du Bazel .

* Ce dernier est décrit en page 230 .. Voici ce que l’abbé
nous en dit :
Au sommet du Bazel, on aperçoit des pierres levées fort étranges, qui
contribuent à former le cercle du cromleck du côté du levant. Il est à peu près
impossible de décrire en détail ces grandes pierres ; elles sont en nombre
considérable, et leur somme peut aisément être portée à trois ou quatre cents
arrangées en ordre sur la crête ou gisant confusément sur la pente regardant
le sud. Une de ces pierres mesure plus de huit mètre de longueur, sur
deux de largeur et autant de hauteur : cette masse d'environ trente deux
mètres cubes a été soulevée, inclinée dans une direction voulue, et
calée à une de ses extrémités afin que son poids énorme ne l'entraînât point
sur la pente raide de la montagne. Il faut voir, de ses propres yeux, cette
oeuvre gigantesque, qui cause une stupéfaction : aucune description ne peut
donner une idée exacte de ce travail prodigieux.
Donc huit mètres de longueur sur deux
de largeur et autant de hauteur , il est évident que l’on nous parle d’une
forme proche du parallélépipède rectangle , pour lequel la section est carrée .
L’abbé insiste sur sa direction , donc
intéressons-nous particulièrement à cette dernière .
Sur le schéma suivant figurent un
extrait de la carte de Boudet ainsi qu’une photo aérienne de ce lieu . Dans
cette dernière , un énorme bloc blanchâtre apparaît . La mesure de sa direction
nous donne approximativement un angle de 212°
soit 32° à l’Ouest par rapport à
la direction Sud . Nous retrouvons la même direction sur l’une des pierres
figurant dans la carte Boudet . Cette dernière est isolée et ne possède pas la
même direction que les autres .
En reportant cette direction sur la
carte suivante , nous ne pouvons que constater qu’elle passe par la vallée de
Lavaldieu .
* La deuxième
pierre ayant cette forme
si particulière est apparente sur l’un des deux dessins de
la VLC ( voir schéma précédent de la pierre au
dé ) . Elle
constitue « le toit » de cet ensemble de
pierres . Etrangement , l’abbé nous
en dit très peu de chose ( page 244 ):
On pourrait s'étonner à bon droit
de ne rencontrer aucun dolmen parmi ces monuments celtiques. Nous en avons retrouvé
sept ; cinq sur les flancs du Serbaïrou, et deux au Roukats. Le plus
remarquable est situé en face de la Borde-neuve, tout près d'une grande
pierre carrée, étrangement posée en équilibre sur une roche.
Il la décrit donc comme étant une pierre carrée . Je ne pense pas que le mot
« carré » soit le plus adapté . Cette pierre dont la section
longitudinale est rectangulaire et la base carrée mérite la même description
que celle qui se trouve exactement au Nord , sur le sommet du Bazel .
Alors pourquoi réserver un des
deux uniques dessins de la VLC à cet ensemble si sommairement décrit ?
Le
sujet du livre étant le cromlech , n’était-il pas plus judicieux de représenter
le dolmen situé à coté de la pierre au dé ?
La raison me parait évidente …
C’est aussi la direction de cette
pierre dont la forme est semblable à celle du Bazel qu’il faut considérer ….
Après de " longues recherches" , j’ai
enfin pu déterminer approximativement cette direction .
La représentation de la pierre au
dé est faite sous une vue Ouest . Donc le toit est orienté Sud-Ouest/Ouest .
Elles passe également par la
vallée de Lavaldieu .

Soit trois directions qui se
coupent toutes dans la même région .
Alors , avons nous
« affaire » à de nouvelles coïncidences ?
Je ne pense pas …l’interprétation
de la carte ne fait que confirmer cette théorie ….
3 – LA CARTE BOUDET
Je vais ici expliquer la logique
du tracé que je vous propose , vous aurez ainsi l’occasion de vérifier point
par point l’exactitude de mes affirmations .

* Sur toute la carte , il n’existe
que deux groupes de quatre points rouges ( menhirs dressés ) disposées en forme
de croix selon les directions Nord-Sud-Est-Ouest . Ces deux groupes de points
se trouvent à proximité des deux Cugulhou(x) . Ces derniers furent créés par
l’abbé dans le but d’attirer notre attention vers ….. ces deux régions de la
carte .
Un segment peut alors être tracé .
Le milieu de ce segment est
parfaitement aligné avec la branche verticale de la croix double présente en
tête du document . En fait , l’abbé Boudet nous invite à reproduire ce signe
typographique sur sa carte .
* Il faut ensuite tracer la
médiatrice ( perpendiculaire passant par le milieu ) de ce segment afin de
reproduire l’axe verticale de la double croix .
Cette droite passera exactement
par certains points remarquables et coupera donc :
- le cercle , centre du cromlech
- une croix grecque située près
des roulers
- les roulers eux-mêmes
- le dernier dolmen dressé (
complètement à l’Ouest ) situé sur le pech de la roque .
( Je
m’étais jusqu’alors demandé
pourquoi l’abbé n’avais pas continué à
droite sa ligne de menhirs . C’est en traçant
précisément cette direction que je l’ai compris )
- la kairolo ( voir étude ..)
- le tribé ( page 290 ) , terrain
dans lequel coule ( « faussement » …mais selon Boudet ), le ruisseau de la coume qui
se trouve sur la même direction mais à l’opposé du ruisseau ( qui lui est tout
à fait réel ) de Coumesourde …
Remarque :
Dans la VLC ( page 236 ) , l’abbé
Boudet nous parle des roulers en utilisant une phrase bien curieuse .
« A l'extrémité sud du Pla de
la Coste, sur le rebord du plateau, sont placées deux pierres branlantes ou
roulers. La manière dont elles sont posées indique avec évidence un but
poursuivi et atteint, celui de permettre à une secousse légère de produire
une trépidation marquée et sensible, mais non une oscillation profonde qui
déplacerait le centre de gravité, et qui précipiterait le rocher au bas de la
montagne. »
Connaissant le personnage
j’ai tout de suite pensé qu’il
souhaitait nous faire comprendre
« quelque chose » en utilisant sa méthode basée sur la ressemblance
des mots et des sons ( particulièrement
dans leurs premières syllabes ) .
Je pense que l’idée était la
suivante : le mot « trépidation » sous-entend le mot « trait »
, « marquée » pour marque , « sensible » pour sens et enfin
« OScillation » dont l’orthographe bien particulière nous propose à
la suite deux lettres importantes O et S ( difficiles à trouver dans un autre
mot relatif à ce texte …) .
Soit …marquer un trait dont le
sens est Sud-Ouest .C’est ce que je viens de réaliser …. ( maintenant la marque
pourrait être aussi une gravure réalisée aux roulers ….) .
* Une deuxième transversale ,
symétrique à la première par rapport au centre du cromlech ( le cercle ) est
enfin réalisée .
Elle passe exactement par les
roulers et se termine au Sud-Est sur l’un des menhirs du Goundhill que l’abbé
aura pris soin de nous indiquer grâce à l’alignement de six menhirs allongés que l’on trouve juste au dessous du Cugulhou
du Sud-Est .
* La double croix ainsi reproduite
nous permet par symétrie de centre , de retrouver dans la vallée de Lavaldieu
le lieu recherché ( Il se trouve à la verticale du premier menhir situé à l’Est
du sommet du pech de la roque ).
Cette double croix représente deux crucifix mis en « tête bêche » , dont la tête du sauveur n’est autre que la
kairolo d’un coté , le lieu de l’autre .
IV – EN CONCLUSION
Le livre de la VLC fut réalisé
bien avant que « le Prieuré de Sion » n’entre en piste .
Ce document est donc INDISCUTABLE
.
Je ne pense pas avoir
déformé la
réalité , ou l’avoir « accommodé
à mes désirs » en vous expliquant la
logique de la carte Boudet et des croquis du Neimhed.
Il est donc surprenant de
constater que ces deux documents ( ainsi que les autres …) indiquent toujours
et encore le même lieu . C’est aussi un indice qui me fait croire que le petit
parchemin est authentique .
Maintenant , à vous de voir .
Mais un jour ….. cela se passera à
l’Est de la vallée de Lavaldieu .
LE "DESSEIN" DU NEIMEID
Lundi 1 Janvier , une nouvelle étude pour compléter celle
qui précède …
Pour les septiques , ceux pour qui l’abbé Boudet n’est qu’un
imbécile qui a écrit un livre stupide ..passez votre chemin , cet article va
vous ennuyer .
Pour les autres , prenez le temps de lire , peut être que
l’un d’entre vous saura en tirer de grands bénéfices.
1 - Les maisons gauloises
Rappelons dans un premier temps ce qu’est la Kaïrolo :
La Kaïrolo , ou se
trouve « la réserve de blé » des gaulois se trouve d’après l’abbé
Boudet près de leur village .
Page 166
Le ménir, par sa
forme aiguë et en pointe, représentait l'aliment de première nécessité, le blé,
- main (mén), principal, - ear (ir), épi de blé.-
Chose étrange ! Dans tous nos villages du Languedoc, on trouve toujours un
terrain auquel est attaché le nom de Kaïrolo, - key, clef, - ear
(ir), épi de blé, - hole, petite maison des champs.- Dans ce
terrain, probablement, était construit le grenier à blé des villages celtiques.
Faisons donc le point sur la localisation des maisons
gauloises .
Il existe trois lieux dans le
cromlech où nous les trouvons .
- Il y a d’abord le village …..
Page 243
Ces pierres
levées étaient trop rapprochées des maisons et du village celtique pour qu'on
pût les laisser sur pied, car elles étaient placées au-dessus du Bugat, partie
du village gaulois où vivaient les habitants les plus pauvres .
Pages 289-290
Bien avant la possession du pays par les
Romains, les habitations gauloises n'étaient point, comme aujourd'hui, groupées
tout près des sources thermales ; elles étaient bâties sur la pente du terrain
nommé les Artigues, - hearth (harth), foyer, - to eke
(ike), perfectionner -.
Le terme de tribé, - tribe (traïbe),
tribu, peuplade - ; désignant un terrain situé au sud de Montferrand, témoigne
bien que le gros de la population habitait le vallon dans lequel coule le
ruisseau de la Coume. Le ruisseau d'Alby, - hall, habitation, - by
(baï) à côté -, qui se déverse dans celui de la Coume, traversait le
village gaulois. Les Celtes profitaient de la déclivité des pentes pour
construire en partie dans le sol leurs maisons, auxquelles ils donnaient la
forme ronde. Elles étaient, disent les auteurs, fort spacieuses, bâties en bois
et en terre, couvertes de chaume ou de paille hachée et pétrie dans l'argile.
- Ensuite nous trouvons une maison
près de la source du cercle , de forme
carrée ..mais qui peut être considérée comme « presque gauloise » …..
Page 193
Les Tectosages et les Arécomikes se
partagèrent le midi de la Gaule, les premiers s'étendant depuis Bésiers
jusqu'au Rhône avec Nemausus (Nîmes) pour ville principale. Nemausus,
en celtique, signifie : maison de renom, - name (nème), renom,
célébrité, - house (haouce), maison -. Quelle était donc cette
maison renommée ? La maison carrée de Nîmes est citée encore de nos jours comme
un monument remarquable. Mais comment cette maison a-t-elle pu devenir célèbre
par cette unique et simple qualité d'être carrée ? C'est sans doute parce que,
les Habitations gauloises affectant la forme ronde, une maison carrée construite
dans la ville a excité un étonnement général et déterminé l'appellation de
Nemausus. Peut être aussi toutes les maisons de la cité avaient-elles la forme
carrée.
Page 292
Au milieu de la pente Est de la montagne
qui regarde Rennes-les-Bains, et sur un point assez rapproché du hameau du
cercle, on distingue une grande roche, taillée profondément de manière à former
trois des côtés d'une maison carrée. Le terrain dans lequel cette roche est
comprise, porte le nom de Gléizole, - clay (clé), argile,
- to ease (ize), délivrer, - hall (hâull),
maison -. Cette maison, affranchie de l'argile ordinairement employée dans la
construction des habitations gauloises, accuse par sa forme carrée l'époque
gallo-romaine.
- Enfin , il existe une maison gauloise au nord de Lavaldieu ,
elle figure en toutes lettres sur la carte Boudet …..
Page 257
Nous avons en notre possession un silex de
quatorze centimètres de longueur sur trois centimètres de largeur, offrant de
nombreuses dentelures sur les bords, trouvé dans le terrain de l'Haum-moor,
tout près de l'emplacement d'une ancienne maison gauloise. Ce n'est point là,
pour nous, une pierre de Trou.
En résumé , il existe un "axe d’habitations gauloises" ,
orienté Nord-Est / Sud-Ouest qui reprend l’axe que l’abbé suggère dans sa carte
…..
Il me semble assez logique que le lieu recherché ai rapport
avec cet axe bien particulier .
2 - Le ruisseau du coudal
Sept ans après la VLC , l’abbé Boudet publia un article sur
la phonétique du dialecte Languedocien ( voir cahier de Rennes le Château
N°4 ) . Ce dernier semble « plus
sérieux » que la VLC : la plupart des comparaisons de mots se
rapporte au latin .
Cependant dans le chapitre consacré aux lettres gutturales ,
l’abbé se permet de faire une allusion au ruisseau du Coural , ce sera la seule allusion sur tout l’article à un
lieu de son cromlech . C’est en expliquant que la lettre « c » s’est
transformée en lettre « h » dans certains mots du dialecte
Languedocien , qu’il nous rappelle que « coural » est en relation
avec deux mots : courir ( latin curro ..) et hurry ( anglais précipiter ,
se hâter d’après la loi de Grimm …) . J’avais déjà compris quelques notions du
codage de l’abbé Boudet lors d’une précédente étude ( voir ) , il y avait ses
phrases particulières , sa façon de nous prévenir quand le mot était important
( avoir l’œil sur ..) etc … C’est par ce bout d’article que j’allais enfin en
comprendre un peu plus sur sa façon de présenter les choses ….
Ma technique fut simple : retrouver ces mots
particuliers dans toute la VLC et
rechercher un rapport entre les différentes notions qu’il nous présente alors …
Le mot Coudal fut expliqué dans le chapitre consacré à la
langue Basque : j’y retrouvais les mêmes notions …..
Page 123 et 124
Examinons encore d'autres expressions dont
l'explication servira à placer la langue basque dans tout son jour, c'est à
dire, comme dérivant pleinement de la langue primitive.
" Le matin, goïza " ; marcher
avec facilité - to go, marcher, - ease (ize) ;
aise, facilité -
" Midi, eghuerdi " ; moment où cesse
la croissance de la lumière solaire et où commence sa décroissance - to egg,
pousser, - hour (haour), moment, heure, - day (dé),
jour -.
" Le soir, arratxa " ; courir en
hâte vers le logis - to hare, courir - rath, en hâte -.
" Minuit, gaûherdi " ; aller
vers l'heure, le moment du jour - to go, aller, - hour (haour),
heure, - day (dé), jour -.
" Un champ, landa bat. " - Land,
terre, - bat correspond à un.
" Une source, ithurri beghi bat.
" Commencer
à hâter
sa course - heat (hit), course, - to hurry, hâter,
- to begin (biguin), commencer.
" Une fontaine, ithurri bat. "
Précipiter sa course, - heat (hit), course, - to hurry,
précipiter.
Trois expressions se rapporte à l’eau , la source ……elles
contiennent le mot « bat » . Nous y retrouvons les syllabes qui
forment les mots « coural » ( mot inventé par l’abbé ) et
« coudal » ( le véritable nom du ruisseau ) .
Un lien fait de mots clés ( commencer , moment ) est ensuite
réalisé avec le paragraphe précédent , celui relatif aux moments du jour ( dans
la VLC , l’abbé nous engage à nous intéresser aux différents moments du jour ,
je vous laisse retrouver la page concernée …)
Une allusion est alors faite avec le ruisseau d’à coté ( la
coume ) , ou celui situé de l’autre coté du cromlech ( coumesourde ) .
Le procédé est un peu maladroit , mais possède une certaine
logique ….
Mais revenons à mon introduction ….
Dans l’article de
1893 , l’abbé explique que le mot
Coural doit se lire houral …oural . Le « r » remplaçant le
« d » , c’est peut être alors oudal qu’il fallait comprendre .
Plusieurs interprétations s’offraient alors ….
La première était de considérer que oudal devait se lire à
l’envers …et former alors La Dou …le second ruisseau appeler improprement
« la Coume » par l’abbé ….
La deuxième était un calcul sur les lettres : «un
« d » pour un « r » soit un 4 et un 18 ..22 la lettre V
…coural devenait couVAL soit un VAL qui pouvait désigner Lavaldieu .. Intéressant
mais peu probable , je laisse tomber …..
La troisième possibilité me semble très logique et c’est
celle que je retient .
Coural représente la
roc , c'est-à-dire cette montagne situé à l’opposé du cromlech dont le tracé
reprend en partie celui du ruisseau du Coudal . C’est la façon que l’abbé a
trouvé pour nous faire comprendre la façon de lire son tracé…par symétrie de
centre .
Le mot "précipiter"
va permettre de faire ce lien : il possède deux significations ,
celle d"'accélérer" utilisée ici dans le texte et
celle de "projeter un objet" . Dans toute la VLC cette notion est associée ( deux fois ) au mot ROCHER qui dans le lexique de l'abbé se rapporte à ROCK .
Bon « la roque » vous semble un peu léger …vous
verrez que par la suite , l’abbé nous en parlera plus longuement …..
3 - L’éclat
L’éclat est une notion qui revient souvent dans les parties
importantes de la VLC . Elle m’a permis de comprendre une autre technique de
l’abbé .
Comme dit l’abbé , commençons à « avoir l’œil sur »
…..
Page 75
Ce brillant
appareil dans la proclamation de la loi a fait donner à cette montagne le nom
de Sinaï - to Shine (Shaïne) briller, étinceler, éclater -
to eye (aï) regarder, avoir l'oeil sur.-Au sommet du Sinaï
où Dieu l'avait appelé, Moïse reçu l'ordre de construire le tabernacle et
l'arche d'alliance, et le seigneur désigna nommément à son serviteur les deux
hommes qu'il avait remplis d'intelligence, de sagesse et de science pour
inventer tout ce que l'art peut faire avec l'or, l'argent et l'airain.
Très intéressant , on y parle d’éclat , d’étinceler …de Dieu
et de métaux précieux ….
Allez , je vous le dit tout de suite , c’est maintenant que
l’abbé nous parlera du lieu si recherché qu’il a crypté dans son ouvrage .
Page 72
. Ainsi le seigneur faisait éclater sa
puissance aux regards des hébreux et cet éclat de pouvoir divin a valu à
cette partie du désert le nom de Sin - shine (shaïne), éclat. -
Le peuple, à la vue de cette nourriture extraordinaire destinée à remplacer le
pain, l'aliment essentiel, s'écria : " Man hu ?
C'est-à-dire, qu'est-ce que cela ? Car ils ignoraient ce que c'était. Moïse
leur dit : " C'est là le pain que Dieu vous donne à manger. " (1)
Les deux mots man
hu sont tout à fait dignes d'être remarqué ; man, en celtique,
signifie essentiel, important, main (mén), et hu
correspond à l'adverbe celtique how (haou), comment de qu'elle
manière.
L’abbé insiste …l’éclat est important
, il est essentiel ….. !! Observez bien les mots qu’il lui sont associés
..
Page 120
L'agriculture était certainement en
honneur parmi eux, et le terme " hildua " qui désigne la terre que
soulève la charrue en creusant le sillon - hill, éminence, - due
(diou), convenable, - montre que le labour soigné et profond ne leur
était pas inconnu. Ils préféraient d'ailleurs les productions du sol aux métaux
précieux existant abondamment dans leur pays, puisqu'ils fermaient les yeux au
lieu de les ouvrir avidement, lorsque en hersant les champs, leurs regard
étaient frappés par l'éclat de " l'argent, cilharra " que leur
travail amenait à la surface de la terre cultivée, - to seel (sil),
fermer les yeux, - to harrow, herser -.
Encore et toujours l’éclat et les métaux précieux ……
Mais , un éclat , cela peut être aussi autre chose :
C’est le petit bout de pierre taillée ( tailler …une notion
aussi importante pour l’abbé , peut être un jour je vous en reparlerai ..) , le
morceau de silex qui forme les couteaux et les « haches » primitives
.
Page 258
Les ateliers du Grand-Pressigny présentent
une assez grande variété d'instruments. On y voit des haches à tous les degrés
de la mise en oeuvre, depuis l'ébauche la plus grossière jusqu'à l'arme
parfaitement polie. On y voit aussi de longs éclats, ou des silex couteaux,
enlevés d'un seul coup avec une habileté surprenante.
Page 259
En outre, ils ne sont jamais retaillés sur
les bords, comme un grand nombre
d'éclats des ateliers de la Touraine.
Quand l’abbé nous parle de cela , il vient juste d’expliquer
qu’il a trouvé PRES DE LA MAISON GAULOISE située en haut de la vallée de l’Haum
Moor , ce genre de pierre ..qui n’est pas une pierre à trou .
Retenez bien , l’éclat est situé près de la maison gauloise
…..
Bon , vous vous demandez où je veux en venir . Vous allez
comprendre maintenant le génie de l’abbé Boudet .
Pour cela intéressons nous au chapitre qui précède celui du
cromlech , le chapitre VI .
C’est les mots « hache » , « axe » ,
« artigues » et « roucats » qui m’ont mis sur la piste …..
L’abbé Boudet reprend une technique qu’il a déjà utilisée (
voir étude sur Sarzeau et la Bretagne ) : il va comparer son cromlech à un
endroit situé au Sud/Sud-Ouest .
Page 293
Au pied du village celtique des Artigues,
et près du ruisseau de la Coume, on aperçoit un emplacement circulaire appelé
la Salasse, - sale, marché, - axe, hache -. C'était le
marché, la place publique ou se faisaient les échanges ordinaires, les ventes
et les achats du commerce intérieur.Le Roucats, - (to ronghcast),
ébaucher -, que nous avons cité en parlant du Siala, s'étend jusqu'à la rive
droite de la Sals, est rempli de ménirs ébauchés, de tables de pierre
superposées les unes aux autres, et fait partie du cercle intérieur renfermé
dans le cromleck des Redones. Sur les bords de la Sals et dans le Roucats, on
distingue une partie du chemin celtique qui conduisait à Bugarach.
Page 219
Les Atacini - L'Aude - Les Radeaux sur
l'Aude - Carcassonne
Le bassin de
l'Aude n'appartenait point aux Sordes, mais à d'autres producteurs de fer,
habitant le pays d'Atax, aux Atacini ; ceux-ci, à la fabrication des épées,
joignaient celle des haches, - to add, ajouter, - axe,
hache -. Le village le plus rapproché des Sordes, et faisant partie de la
contrée occupée par les Aticini, se nomme Axat, et cette appellation, qui est
une simple inversion d'Atax, marque le point exact de division entre les deux
tribus des Sordes et des Atacini
Le village de Roquefort, ou Roucafort,
comme prononcent ses habitants, est situé sur un plateau
Page 221
d'une altitude de mille mètres, et entouré
de magnifiques forêts de sapins. Il est divisé en deux parties, dont l'une
s'appelle Roquefort, et l'autre plus considérable, porte le nom de Buillac.
Riche en troupeaux de moutons, pâturant sans cesse dans les prairies du col de
Garabell, - gare, laine grossière, - bell, clochette -, Buillac
élève encore en grand nombre des taureaux et des chevaux, - bull (boul),
taureau, - hack, cheval -.
Les habitants de Roquefort, moins
favorisés du côté du sol, travaillent dans les forêts, et coupent les arbres
destinés à être transportés vers Carcassonne par le flottage sur les eaux de
l'Alder. Roquefort, ou Roucafort, indique clairement la profession
traditionnelle de ces montagnards : en effet, Roucafort équivaut au celtique roughcast
forth, tailler grossièrement à l'extérieur.
Voila deux expressions bien semblables : « roughcast
forth, tailler grossièrement à l'extérieur » et « Le Roucats,
- (to ronghcast), ébaucher. » . Les mots se ressemblent ,
l’explication est identique ( tailler grossièrement = ébaucher ) .
Traçons une droite partant des Roucats et aboutissant à
Roquefort ..

Maintenant regardons de plus près où l’abbé nous projette
par ce procédé . L’endroit semble familier , des noms connus reviennent :ce sont des lieux du
cromlech de la VLC ….
Les Artigues = les Artigues
Roquefort = pech de la Roque
Mijanes = Mijane
Le Bousquet = le Bousquet
Même « le Gincla » trouve sa
correspondance :
Page 218
On y voit encore les restes de deux
forges, d'un laminoir et de plusieurs martinets - forges, dont la fondation se
perd dans la nuit des siècles. Gincla dérive de to jingle (djingl'),
tinter, cliqueter.
C'est une chose vraiment surprenante que
ce terme de Gincla appliqué à une localité, où, toujours et de tout temps on a
entendu le cliquetis du fer, le bruit des lourds marteaux frappant sur les
enclumes, et rendant des tintements sonores.
Page 240
Aux pieds de la Garosse, se déroule un
tout petit vallon arrosé par le ruisseau de Goundhill ; et sur les bords de la
Blanque, une métairie fixe l'attention. La bergerie placée tout près de la
maison d'habitation, est bâtie sur les fondements fort anciens d'une forge dont
les marteaux étaient certainement actionnés par un moteur hydraulique, comme
dans les forges dites catalanes. On peut aisément s'en convaincre par
l'inspection de la voûte surbaissée, qui laissait à l'eau du bassin supérieur
un écoulement facile dans la rivière. (1) Un gué fort commode existe en cet
endroit, et permet au voyageur descendant de la Garosse de poursuivre
directement sa route sans se détourner. Cette métairie est connue sous le nom
de la Ferrière.
Cette histoire de forge , que l’on retrouve à ces deux
endroits dans la VLC ..
le Gincla c’est la Garosse .
Mais Monsieur l’abbé , vous nous expliquez jingle ,
c'est-à-dire tinter , cliqueter mais pour
le reste du mot , qu’en est-il ??
le « Cla » ne mérite pas d’explication , ou souhaitez-vous
ainsi le mettre en évidence ?
Voila l’explication …le Cla , c’est le Clat mais c’est aussi
l’eclat ( l’e clat )
C’est ce village qui se trouve juste au dessus de Roquefort
, c'est-à-dire dans le cromlech juste au dessus du pech de la roque …Il y a
bien à l’Ouest la serre Mijane ( Mijanes ) , à l’Est la Garosse ( Gincla ) ,
les Artigues au Nord-Est ( les Artigues …) .
Comme vous nous l’avez expliqué , le Clat est le lieu où se
trouvent les métaux précieux , qui brillent …C’est l’endroit recherché .
LE CLAT = L’ECLAT = L’ECLAT trouvé près de la maison
gauloise
4 - La trame de laine
Encore une expression que l’on rencontre souvent dans la VLC
. L’abbé nous dit d’avoir l’œil sur cette trame de laine ….
Page 75 et 76
L'interprétation de Bézeléel - bezel
(bèzel), chaton d'une bague, - to lay (lé), mettre,
projeter, - to ell, mesurer, - et celle de Ooliab, - wool
(ououl) laine, - to eye (aï) avoir l'oeil sur, - abb,
trame de laine, - nous apprennent que Bèzeléel dut faire en or battu les deux
chérubins - share (shére) partage - up (eup) en
haut - placés de chaque côté du propitiatoire, tandis que Ooliab fut chargé d'exécuter
les riches broderies des rideaux du tabernacle et les vêtements destinés au
ministère du Grand Prêtre. (1)
Et il nous le répète
souvent ……
Page 43
Abel recueillait les belles toisons de son
magnifique troupeau ; sa main filait la laine soyeuse, et ces fils entrelacés,
formant et la chaîne et la trame, lui donnaient un excellent tissu dont il se
pouvait vêtir, - abb, trame de laine, - to ell, mesurer.
Page 63
Leur couverture
de laine blanche jetée sur leur tête comme un voile vient les désigner au loin
aux regards inquiets des voyageurs qui se hasardent à traverser leur pays aride
et sans arbres - to hare (hère), courir çà et là - abb,
trame de laine.
Il y a aussi la version avec « endiou » , que j’ai
tout de suite assimilé avec « en Dieu » , avais-je raison ?
Page 122
" Décembre, Abendoa. " Se
couvrir de vêtements de laine - abb, trame de laine, - to endue
(endiou), se revêtir.
Puis l’abbé reprend cette notion de trame sous une autre
forme …le tamis ….
Page 156
Tous les auteurs qui se sont occupés des
industries celtiques nous apprennent que les tamis de crin sont d'invention
gauloise ; mais ils ne disent pas où était le lieu d'invention et de
fabrication. Sarzeau, dans la presqu'île de rhuis nous instruit amplement à ce
sujet, sarce (sarse), tamis, tissu de crin, to sew
(sô), attacher, coudre.
Alors , qui a-t-il de commun entre la trame et le
tamis ???
Mais c’est évident : la maille !!!!
Le tamis comme la trame est formé d’un ensemble de mailles
. La maille à l’endroit , la maille à l’envers , et c’est le tissu , le support
, l’écrin , en fait la « trame » ou le « lieu vu d’une façon
plus large » où se trouve « L’ECLAT » : c’est
Lavaldieu !!
Reprenons : la maille ..vous m’aviez pourtant bien mis
sur la voie avec Malaleel :
Page 44 et 45
Les tissus de laine fabriqués par Abel ne
reparaissent plus dans le nom des premiers hommes et cèdent la place à la
mention des ouvrages de fer et de bronze. Il ne faut pas descendre fort
longuement dans la généalogie des enfants d'Adam pour y rencontrer la science
des métaux, car Malaleel, - to mall frapper avec un maillet, - to
allay (allé) mélanger les métaux, - to ell,
mesurer, - était l'arrière petit-fils de Seth.
Donc la trame de laine c’est la maille de ..
« laine » en fait l’ N la lettre « N » c'est-à-dire
l’enne :
LA TRAME DE LAINE c’est LA MAILLE « N » …LA
MAYENNE .
Page 165
Les Redones formaient
la tribu religieuse, savante, possédant le secret de l'élévation des monuments
mégalithiques disséminés dans toute la Gaule ; c'était la tribu des pierres
savantes,- read (red) savant,- hone, pierre taillée. -
L'étude et la science étaient indispensables pour connaître le but de
l'érection des mégalithes, et ceux-là seuls en possédaient l'intelligence et le
sens qui l'avaient appris de la bouche même des Druides.
Il est utile de
remarquer que le département d'Ille-et-Vilaine comprend la plus grande partie
du territoire des anciens Redones ; il reçoit son nom des deux rivières l'Ille
et la Vilaine qui y prennent leurs sources. Ille, hill, signifie colline
; Vilaine - to will (ouill), vouloir, - to hem,
entourer -, se rattache aux pierres levées placées sur les collines et
entourant la tribu des Redones. Le rapport et la convenance entre le nom des
deux rivières et celui de Redones sont-ils purement fortuits ? N'est-ce pas une
confirmation frappante de l'interprétation donnée à Redones et suggérée par la
langue des Tectosages ?
Voila le lien …. L’ille et Vilaine est un département dont le
chef-lieu est Rennes . L’abbé en avait déjà parlé ( voir étude Boudet – Bretagne
) dont le numéro du département est 35 . Il se trouve exactement à coté du
département de la Mayenne dont le chef-lieu est LAVAL et dont le numéro est 53
l’inverse de 35 .. !!
Laval près de Rennes …c’est Laval Diou comme nous le
suggère l’abbé , c’est le territoire ou se trouve l’éclat ..c’est cette trame ,
ce support géographique ..
5 – La « pijole »
Bien que le mot « pijoulet » , soit en rapport avec le
« pigeon » ( occitan ), je ne pense pas que la signification de cette
expression soit en rapport avec ce dernier .
Pourtant , le choix fait par l’abbé n’est pas anodin ,il sera bien question de volatile mais
l’abbé nous parle ici de poulet . Quand à
la langue , c’est évidemment l’anglais comme ne cesse de le répéter l’abbé tout au long de la VLC .
Rappelons dans un premier temps que le chapitre nous parle de la chasse du sanglier
par les gaulois ..et qu’un rapport est fait avec Hercule chassant le
sanglier dans la région d’ARDADIE . L’Arcadie , le pays où les bergers ( comme l’était Abel ,
avant qu’il ne rejoigne son tombeau ..
de façon inattendue ….. pour y
demeurer en paix !), faisait paître son troupeau .
page 298
III La
Chasse au sanglier
La chasse était pour les celtes une
distraction en rapport avec leur activité corporelle, plutôt qu'une occupation
nécessaire pour subvenir d'une manière absolue à leur subsistance. Les Gaulois
se servaient dans leurs chasses d'excellents chiens courants, indispensables
pour suivre et harceler les fauves de leurs forêts. La Coume das
houns - hound (haound) chien de chasse, chien courant, - et
la fontaine das houns, garants de cette assertion, sont situées au
nord de l'Haum moor, fort près des deux roulers du cromleck de Rennes-les-Bains.
page 300
La prédilection des Gaulois pour la chasse
au sanglier était connue des anciens Grecs, et, suivant leur habitude de
personnifier les qualités de la nation gauloise dans Hercule, ils ont inscrit,
parmi les douze travaux de ce héros, son combat contre le sanglier
d'Erymante. Ce que rapporte la mythologie grecque au sujet d'Hercule est trop
instructif pour n'en pas citer quelques traits. On y peut remarquer la
terreur indicible que la nation celtique inspirait à la Grèce.
page 301-
" Eurysthée, roi de Mycènes, jaloux
de la réputation d'Hercule, le persécuta sans relâche, et eut soin de lui
donner assez d'occupation hors de ses états pour lui ôter le moyen de troubler
son gouvernement. Il exerça son grand courage dans des entreprises également
délicates et dangereuses : c'est ce qu'on appelle les travaux d'Hercule. On dit
qu'Hercule devint si redoutable à Eurysthée, que, malgré l'empire qu'il avait
sue ce héros, il n'osait paraître devant lui, et qu'il avait préparé un tonneau
d'airain pour s'y aller cacher en cas de besoin. Il ne faisait point entrer
Hercule dans la ville : les monstres qu'il apportait étaient laissés hors des
murs, et Eurysthée lui envoyait ses ordres par un héraut. " (1).
Erymanthe,
montagne d'Arcadie, était l'asile d'un sanglier dont la fureur remplissait d'effroi la
contrée entière.
page 302
Le Neimheid n'a pas laissé dans l'ombre le
souvenir de ces chasses dangereuses, et dans toutes les montagnes couvertes
de bois profonds, pouvant servir de retraite sûre aux sangliers, on
trouvera des terrains appelés pijole ou pijoulet, - pig,
porc, - to jole, heurter avec la tête -. Le Pijole de
Rennes-les-Bains a sa place au Serbaïrou, au sud des deux roulers ou roches
tremblantes.
Maintenant , regardez le mot
PijOULET ..deux lettres en moins et l’on voit apparaître un autre volatile , le
poulet .
Reportez vous à la page 296 de VLC
La chair de la brebis était même leur
nourriture la plus ordinaire, car la chasse et la pêche ne pouvaient suffire à
alimenter une population nombreuse. La brebis, en dialecte languedocien, est
désignée par l'expression fedo, - to feed (fid)
nourrir - : cette nourriture était convenable, et ils la qualifiaient sans
doute de gros morceau, puisque le terme chick, marquant la petite
dimension d'un morceau dans le même dialecte, correspond en langue celtique
à chick (tckick) poulet, maigre portion, en effet, pour
l'appétit de ces hommes à taille gigantesque.
L’abbé nous parle de nourriture , de petits et de gros
morceaux . La petite portion correspond à « chick » , c'est-à-dire le poulet ….
N’oubliez pas que Boudet nous parle des rapports entre l’anglais et la
langue celtique …
Recherchons donc dans un premier temps la signification de « jole » en anglais
….
Ce mot possède deux significations bien intéressantes …
La première « to clash with » , c'est-à-dire cogner avec violence , comme nous
le précise l’abbé dans son explication de « pijole »
La deuxième est « the cheek » ….
J’espère que vos
notion d’anglais vous permette de bien prononcer le mot …c’est exactement comme
« the chick » ( tchick…), c'est-à-dire le poulet …
The « cheek » veut dire la joue …
Voila ce que j’appelle « l’esprit Boudet » ..imaginez une personne
qui mange une petite ou une grosse portion ….
L’allusion aux portions.... ,à la joue
…était là pour nous mettre sur cette voie
….
Mais où cela nous mène-t-il , devez-vous penser ? J’y suis …
Il existe une expression ANGLAISE bien particulière :
« cheek by jole » , j’espère que vous voyez bien le rapport avec poulet ,
pijole et pijoulet …
Cette expression veut dire « à proximité » , en « tête à tête » … « juste à
coté » …
Ce que veut donc dire Boudet , c’est que cette foret située en ARCADIE n’est
pas au Seirbaïrou mais « JUSTE A COTE DU SEIRBAIROU »
Vous comprenez peut être mieux pourquoi l’abbé se trompe quand il parle de
foret profonde pour ce terrain alors que peu de temps avant il parle du Seirbaïrou
en terme de lieu désertique ….
Le « pijole » , terrain du Seirbaïrou situé SUD des roulers se
trouve juste à la limite Ouest du Seibeïrou , le long de la Blanque .Donc
« juste à coté » ne peut signifier qu’en face , en dehors du
Seibaïrou .
Pour résumer ..
« Hercule chasse le sanglier » en ARCADIE , sur un terrain ou l’on trouve une
foret , situé au SUD des roulers ….
Mais ..ne serait-ce pas …la vallée de Lavaldieu ??????
Juste une coïncidence …
A la lecture de la VLC , et particulièrement à la fin du livre ,
je me suis aperçu que plusieurs allusions pouvaient s’appliquer à des
constellations : le chariot , l’ours , le sangliers , les chien de chasse
etc….D’ailleurs l’abbé Boudet en a parlé un moment dans son ouvrage ( voir
VLC page 171 ..) .
Je me suis donc intéressé à ce sujet …
Voici dans un premier temps ce que l’on peut lire sur « le
net » à propos de la grande ourse ( dont une partie contient le chariot ….)
Les Arabes voyaient dans cette constellation une ourse mais aussi un
cercueil. Ainsi les premières étoiles du quadrilatère portent des noms d'une
partie du corps de l'ourse et les trois étoiles qui suivent des noms de
suiveurs en pleurs.
Les Juifs également voyaient dans la grande ourse un cercueil et les
trois étoiles de la queue s'appelaient " bani nasch " ou " banât
nasch " les garçons ou les filles du brancard.
Les Grecs nommaient cette constellation l'Hélice, à cause de son
mouvement autour du pôle, puis l'Ourse, car c'est le seul animal connu à cette
époque qui vit toute l'année aux latitudes polaires.
Les Romains assimilaient la grande ourse en un ensemble de sept bœufs
de battage (septem triones) tournant, sur une aire à battre le blé, autour de
l'étoile polaire.
Les Gaulois voyaient un sanglier dans la grande ourse.
Les Babyloniens voyaient un chariot poussé par la déesse du vent et son
mari " Ninlil et Enlil "
D'autres noms existent :
En France au moyen age : Le chariot d'Arthur.
En France au 17éme siècle : la nacelle de saint Pierre.
En France au siècle dernier : Le chariot de David.
Les premiers chrétiens : Le cercueil de Lazare suivi de ses trois sœurs
Marie, Marthe et Madeleine.
Mais aussi : La casserole, l'Ourse, Le grand Chariot, le char
Selon la mythologie …….
Callisto était fille de Lycaon (le loup) roi d'Arcadie fils de
Pélasgos.
Un jour qu'elle se rendait à la chasse avec la déesse Artémis elle fut
violée par Zeus, qui avait pris l'apparence d'Artémis, sans que cette dernière
ne s'en rende compte.
Quelques jours plus tard, alors qu'elle prenait un bain, son secret fut
découvert par Artémis qui, furieuse transforma alors sa nymphe en ourse.
L'ourse mit au monde Arcas.
L'ourse et son petit furent pris en chasse dans les montagnes par des
chevriers et remis après capture à Lycaon.
Le temps passa, puis un jour, l'ourse voulut pénétrer dans le
sanctuaire inviolable de Zeus (sur le mont Lycaios) et son propre fils Arcas
aidé des Arcadiens était sur le point de l'exécuter, pour avoir enfreint la loi,
lorsque Zeus l'enleva à ses poursuivants et la plaça parmi les constellations
en lui donnant le nom d'Ourse.
Arcas fut la petite ourse qui contient l’étoile polaire , Callisto fut
la grande ourse .
J’ai donc repris la
dernière page de la VLC afin de suivre sur la carte Boudet le chemin des croix :
Les missionnaires
chrétiens envoyés par l'illustre et saint Evêque pour conquérir à la vérité les
esprits et les coeurs des Gaulois de la Narbonnaise, comprirent, en pénétrant
dans le cromleck des Redones, que les respect dont on entourait ces pierres
taillées ou levées, était un respect devenu idolâtrique, et ils firent graver
des croix grecques sur tous les points de ce cercle de pierres, à
l'entrée du Cromleck, aux Crossés, au Roukats, au Serbaïrou, sur la crête du
Pla de la Coste et de las Brugos et au Cugulhou du couchant.
Alors, à l'arête du cap
dé l'Hommé sur le haut d'un ménir, en face du temple païen, converti en église
chrétienne détruite plus tard par l'incendie, fut sculptée une belle tête du
Sauveur regardant la vallée, et dominant tous ces monuments celtiques qui
avaient perdu leurs enseignements. La croix, victorieuse du paganisme, n'a pas
discontinué de régner dans le cromleck de Rennes-les-Bains, et maintient
toujours, gravés dans le coeur religieux de ses habitants, les préceptes de vie
donnés au monde par l'Eternelle Vérité.
puis je l’ai comparé à la grande Ourse . Enfin
, j’ai situé la petite Ourse ( ARCAS ) relativement à la grande ourse et je me
suis demandé ce que symboliquement pouvait représenter l’étoile polaire , la
seule qui ne bouge pas dans le ciel ..la plus brillante, celle dont l’éclat est
remarquable …
L'étoile polaire
Au fait , saviez-vous qu’un pole possède deux signification
en anglais .
C’est bien entendu le pole géographique , astronomique représentée par l’étoile polaire.
Mais c’est aussi un morceau de bois , un poteau , une perche
, en fait une unité de mesure équivalente à 16,5 pieds soit environ cinq mètres
( perch , pole ou rod ) .
A « road »
en anglais signifie quand à lui une route . Sa prononciation est proche
de « rod » .Je pense donc que quand l’abbé Boudet nous parle de la
« route des chariots » en terme de chemin ( route ) ayant une largeur
particulière (rod) , je suis persuadé qu’il souhaite nous mettre sur la piste
du « pole » , c'est-à-dire de l’étoile polaire .
Je ne serait pas surpris que la largeur de ces chemins soit
d’environ cinq mètres ( cinq est aussi le nombre de fois qu’il faut multiplier
la largeur du chariot de la grande ourse pour retrouver l’étoile polaire de la
petite ourse ).
Pour cette raison j’aurai aimé connaître la largeur qui
sépare les deux rochers de la page 293 de la VLC ….

Le gnomon
Maintenant avons nous raison de croire que ces croix sont
en rapport avec les étoiles dans le ciel ?
Ecoutons ce que l’abbé nous en dit :
Page 233
Il est inutile d'insister sur l'assertion des habitants du
pays, par rapport à ces croix grecques, car le nom même de cugulhou fait la
lumière sur ce sujet. Ces roches sont de vrais ménirs, mais vilains et ne
présentant point la forme ordinaire des autres pierres levées, to cock,
relever, redresser, - ugly (eugly), laid difforme, vilain, - to
hew (hiou), tailler -.
Connaissant une des méthodes de l’abbé , j’ai donc recherché
les définitions de chaque mot anglais , et c’est dans « cock » , le
premier mot que j’ai trouvé les choses les plus interessantes …
Parmi les définitions de « Cock » , on trouve bien
celle de l’abbé Boudet :
To Cock :
To set erect ….c’est à dire redresser
Mais une autre définition attire aussi l’attention , car
elle est en relation avec l’objet ( ce menhir pas beau dressé ..) , la
voici :
The style or gnomon of a dial .
C'est-à-dire le style d’un gnomon ou cadran . C’est en fait
la petite pointe redressée d’un cadran , qui permet par son ombre d’indiquer
l’heure grâce au déplacement d’une étoile : le soleil .L'abbé Boudet nous fait bien une référence au soleil quand il parle du Cugulhou du levant et du couchant .
Alors comme l’abbé nous le suggère , les croix placées dans le cromlech seraient
peut être bien en relation avec le déplacement de une ou de plusieurs étoiles …
Voila , cela doit être
une coïncidence ….
6 – Que dire de plus …
Je vais certainement me pencher à nouveau sur la VLC . Je
vais retrouver de nouveaux indices qui s’accumuleront aux autres , mais est-ce
bien nécessaire ?
Je vais repréciser le lieu , car maintenant deux endroits
pourraient correspondre à la solutions de cette énigme . Dans la carte de la
VLC , l’abbé nous montre un chemin bien particulier arrivant à Lavaldieu .
L’interprétation de la Piéta ( voir étude ..) indique un lieu situé au dessus
du chemin . Il pourrait donc se trouver un peu plus haut vers la Pique .
En juillet j’irai prendre de ce lieu une photo de la pique
de Lavaldieu : quelque chose me dit que cette dernière ressemblera
étrangement à la peinture inversée du tableau de N Poussin .
Peut être certains d’entre vous irons chercher à cet
endroit , n’oubliez pas alors de vérifier que vous en avez l’autorisation si le
lieu est privé . Munissez-vous d’un appareil photo numérique et …s’il vous
plait , faite moi parvenir toutes les photos de ce que vous pourrez trouver .
Voila …
A Plus … !!!
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