Jai souhaité vous présenter cette
étude en « plusieurs morceaux » pour les raisons
suivantes. Je sais dabord quune étude longue ne sera
que parcouru par le lecteur . Ce dernier ne prendra donc pas le
temps danalyser et réellement « chercher à
comprendre » si les arguments que je vais présenter
peuvent être envisagés . Un jour entre chaque partie pourra
permettre au lecteur de bien assimiler ( si il le souhaite
)
les différentes informations, de les vérifier et de pouvoir
prendre une position objective et raisonnée par rapport à mes
interprétations . Cest aussi loccasion de vous
présenter « un feuilleton » ( sans
prétentions
) qui jespère vous sera agréable
à lire et à découvrir et relancera peut être chez vous , lintérêt
que vous pouvez porter à cette énigme . Vous pourrez donc « zapper »
à tout moment si mes explications ne vous paraissent pas
crédibles .
Cest enfin loccasion de mettre
à mal quelques dogmes et idées reçues que lon peut
trouver dans de bons livres ( car pour beaucoup , si cest
écrit , cest donc vrai .. !! ) .
Je serai donc amené à contredire certaines
affirmations , mais je veux tout de suite affirmer que je respecte complètement le travail de tous les
écrivains cités , et à
tous je dis MERCI pour toutes les informations quils nous
ont offerts .
Pour ne pas mélanger les faits reconnus
avec mes propres interprétations , ces dernières seront
inscrites en caractères italiques .Je me place bien sur dans la
double hypothèse de la découverte dun « secret/trésor »
par labbé ( le plus probable pour moi , car on lui a
indiqué , il a mis la main dessus , la apprêté et il la
bien tenu
) et de sa volonté de le présenter
sous la forme dune énigme codée utilisant « quelques
éléments » présents dans léglise de RLC .
Pour conclure , je précise que cette étude
trouve ses sources dinformations dans trois livres « cultes »
qui seront plusieurs fois cités dans cet article :
« lHéritage de lAbbé
Saunière » de Claire Corbu et Antoine Captier (référencé
HAS )
« Rennes le Château , le Dossier ,
les Impostures , les Phantasmes , les Hypothèses » de
Gérard de Sède ( référencé DIPH )
En indiquant ces ouvrages , jespère
inciter les nouveaux chercheurs à « se plonger »
dans la lecture de ces trois excellentes « bases de
données ».
Il m’a semblé nécessaire de
commencer cette étude par
quelques rappels historiques sur la découverte du
« secret » par
l’abbé Saunière .C’est à partir de
bases solides que je souhaite vous expliquer
ma façon d’interpréter le message qu’il nous
laisse dans quelques unes de ses
réalisations . Je n’ai jusqu’à présent
jamais proposé d’interprétation de la
grande fresque qui se trouve au dessus du confessionnal ,
c'est-à-dire
exactement en face de l’abbé Saunière quand
à l’époque il célébrait les messes
. C’est donc dans cette étude que je vous ferai part de
mon point de vue .
D’autres réalisations , en relation directe avec cette
fresque seront
expliquées ..notamment la représentation de Marie
Madeleine « au tablier
rose » sous l’autel mais aussi la grotte située
dans le petit jardin à
l’extérieur de l’église qui contenait
à l’époque une statue de Marie Madeleine
agenouillée( HT p149 ) .
Il est admis par les différents auteurs que cette découverte
eu lieu fin 1886 ( DIPH p22 , HAS p 74 , HT p 138 ) . C’est certainement à
partir du don de la comtesse de Chambord (HAS p73 ) et du legs de l’abbé Pons (
HT p 135 ) qu’il trouva la somme
nécessaire pour entreprendre les premiers travaux à l’origine de ses
trouvailles.
En fait deux découvertes eurent lieu , celle d’une petite
boite en bois vermoulue contenant un morceau de papier roulé ainsi que de
petits ossements
Peu de temps après , c’est en soulevant la dalle dite
« du chevalier » qu’une oule ( ouille , marmite ) remplie d’objets
brillants fut découverte . Nous pouvons donc estimer que l’abbé se mis à la
recherche du « secret » début 1887 .
C’est donc bien en 1887 que fut découverte cette dalle ( et
non en 1891 , JL Robin , p54 , « le secret de Saunière » …soit dit au
passage , ouvrage remarquablement illustré … ) .
Le but à l’époque étant de restaurer l’autel , il me parait
impensable que l’on remplaça ce dernier , pour ensuite remettre la dalle …puis
l’enlever quatre ans plus tard lors de l’installation de la chaire ..car entre
temps , le sol fut refait à cet endroit .Pour en finir avec cette découverte ,
j’ai du mal à imaginer qu’en 1887 ,
Saunière ne se rendit pas compte de la présence d’une entrée vers un
tombeau ( HAS p 81 ) : je vois dans cette analyse , une tentative de
relier deux évènements qui n’ont pas de lien particulier entre eux.
Ou l’histoire des vitraux …..
C’est à cette époque ( juillet et septembre 1887 ) que
l’abbé fait l’acquisition de vitraux pour son église ( HAS p 73 : HT p143
). C’est en tout cas ce que l’on peut lire dans différents ouvrages , des plus
anciens aux plus récents ( J.L Robin p 42 ) .
Utilisant ce titre racoleur j’ai souhaité attirer votre
attention sur le fait suivant . …
Dans le livre de Mr Jarnac , nous pouvons lire que le 30
Septembre , la maison Feur lui délivre une facture de 1350F pour les
vitraux , qu’il s’acquittera en quatre
versements : le premier le jour de la commande ( soit en 1887 ) et
les trois autres ( p144 ) les 12 avril 1897 , 26 avril 1899 et 7
janvier 1900 , soit plus de dix années après le premier versement !
Je n’ai jamais connu de telle conditions commerciales !
. Idem pour Mme Corbu en page 73 ..une commande de vitraux en 1887 .Soit en
résumé une commande de huit ( ou neuf ? ) vitraux qui nécessiteront pour certains le
percement de mur , à une époque ou l’abbé possède très peu d’argent ( et ou les
priorités sont ailleurs …).
C’est dans le livre de Mme Corbu en page 89 et 107 que l’on découvrira
, je pense , la réponse à ce mystère . Nous
y trouvons le relevé des règlements effectués par l’abbé Saunière au 31
Décembre 1899 . Alors à moins que ce fut le « hobby » de l’abbé ,de
changer tous les dix ans les vitraux de son église ( après tout ..chacun son
truc ..) , je pense que la plupart des vitraux furent logiquement achetés en 1896 , et que seul le vitrail de MM ( rosace ) date probablement de 1887 ( n'ayant pas la facture de ce dernier à disposition , je ne peux que présumer ...) .
D’après ce que je peux comprendre de la facture ( Monsieur
Feur possède une écriture particulière ..) , c’est en 1896 que les
sommes pour les vitraux :
- un vitrail « mission des apôtres » ( 165F) .
Cette facture me semble plus
correspondre à la « logique commerciale » .
C'est l'abbé Saunière en
personne qui dissipera mes doutes , dans son discours le jour
de Pentecôte de 1897
, il nous précise les étapes ( HAS p107-108 ) : « …depuis
votre dernière visite ( 1 juillet 1889 ) , dans le sanctuaire deux nouvelles fenêtres ( donc "Lazare" et "Marthe et Marie" ) ornées
de riches vitraux s’ajoutent à la belle
rosace ( seul vitrail cité )..trois nouvelles ouvertures ..un nouveau carrelage dans la nef ....etc.... »
Je souhaitai connaître les sources de Mr Jarnac à propos des
factures ..mais craignant une nouvelle « absence
de réponse » , j’y ai renoncé . Peut
être d’autres que moi pourront le questionner et obtenir quelques
éclaircissements …
Donc pour conclure …à la lecture des documents dont je
dispose , presque tout les vitraux furent posés après 1897 .
Nous pouvons donc à juste titre penser que sauf la rosace , les autres vitraux
peuvent être « codés » ( mais ce n’est pas une obligation non plus..)
, non pas dans les détails , car je suppose qu’ils proviennent d’un catalogue ,
mais dans ce qu’il peuvent évoquer , ou par le lieu où ils ont été disposés (
comme pour les statues ..voir suite de l’étude ) .
Un deuxième monument se trouve dans l’alignement de cette
stèle et de l’église de RLC ( et donc de la tombe de Marie de Negri
d’Ables morte un 17 « Jeanvié » ) un calvaire dédié au même
personnage : Jean Vié
Cette croix à la rose « fut érigée » ( …d’après le
monument.. ) en 1856 , et comme l’ont remarqué
plusieurs chercheurs , cette date se trouve à la moitié de son sacerdoce , soit
16 ans avant puis 16 ans après ..( 16 , 32 , 64 .soit le nombre de pièces
d’un joueur , le nombre de cases blanches ou noires et le total du nombre de
cases … .on est pas loin de l’échiquier ..non ?..voir étude sur la dalle )
Entre autre , il y est écrit :
IN
HOC SIGNO
VINCES
Nous retrouvons le
fameux SI ON du vitrail et des parchemins ( petit et grand ) dans le mot SIGNO
. La suite du message nous dit « domino VIE rectore » :.
« au maître qui montre la voie » ( le trésor maudit ;
ed j’ai lu ; G de Sède p123 ):
Sud-Ouest pour moi ..voir étude .….
Enfin , quand vous êtes sur la tombe de l’abbé Vié ,vous
trouverez juste à coté de vous la première tombe d’Urbain Fleury , et au
Sud-Ouest de cette dernière la deuxième tombe de ce même Mr Fleury …et
tous cela aligné avec une colline « fleurie » …( mais …ne brûlons pas
les étapes , je vous en reparlerai quand nous aborderons l’interprétation de la
fresque …)
En ce qui concerne le petit parchemin , nous avons ici la
même façon de présenter les directions . Comme je l’ai déjà expliqué dans une
étude précédente ( relative au codex Bezae ) , le mot REDIS symbolisant RLC se
trouve inversé par rapport à la diagonale de T .Nous avons ici la même logique
, l’abbé a arrangé le texte de Saint Luc pour faire apparaître ce qui devait être
à l’origine de cette direction Sud-Ouest , c'est-à-dire une inscription
présente dans l’église de RLB ( SI-NO ) .

Lundi 31 Octobre
2005
Les pommes bleues
Cette information provient du décryptage du grand parchemin
. Contrairement à ce que j’ai pu lire
récemment , le décryptage est unique . Je le sais pour avoir mis au point un
logiciel d’aide au décryptage ( Sotpecheur ..voir étude ..) qui dans sa
démonstration vous montre le décodage des lettres extraites du grand parchemin
afin d’obtenir le fameux message ( « bergère etc.. ») .Ce travail m’a
permis de bien comprendre comment l’on crée un message codé .
Dans tous les cas , il ne faut pas confondre l’interprétation
de la stèle qui peut être variée selon les auteurs ,( et dont le message fut codé
par l’abbé Bigou .. très probablement ) , et la « solution du décryptage» du
parchemin qui est unique , du moins pour la partie « lettres codées ».
Simplement l’abbé Saunière ( car je suis de plus en plus
convaincu que Saunière est l’auteur des parchemins : vous comprendrez
pourquoi dans la suite de l’étude) a choisi les lettres de la stèle et quelques unes de la dalle pour composer
son message( et faire ainsi un lien
entre les parchemin et ce message codé ..) …puis il a choisi une clé ( mortepee
) .
Son choix aurait pu être différent , par exemple les huit
premières lettres de la stèle ..ou de son livre de chevet favoris . Dès
l’instant qu’il nous donne la clé et la technique ( déplacement du cavalier ),
tout est possible . On comprends alors qu’un déchiffrage obtenu à partir du seul
texte codé est quasiment impossible , si l’on ne possède pas quelques
indications sur la clé et la technique .
C’est pour cette raison que les deux parchemins devaient
accompagnés d’une troisième source d’information permettant à la personne qui
fut spoliée par Plantard , de décoder le message .
Pour avoir travaillé longtemps sur ces deux parchemins , je
me suis aperçu très vite que l’auteur
passa énormément de temps sur ce travail et qu’il connaissait parfaitement son
sujet . Alors quand quelqu’un qui n’a jeté qu’un rapide coup d’oeil sur ce
travail sans en saisir toute la complexité ,
se permet d’attribuer ce travail de façon arbitraire , aux « deux mythomanes »
( car rappelons le , jamais Plantard ou Cherisey n’a été capable de prouver ses
« dires » en expliquant
concrètement son prétendu codage ..ce que semble oublier beaucoup de
monde ..) qui confondent un dictionnaire de plusieurs
volumes ( Dom Cabrol ) avec la bible Vigouroux contenant le codex Bezae ( qu’il
n’ont jamais cités d’ailleurs .. !! et pourtant ce fut bien à partir du
codex Bezae que fut crée le parchemin ) , je ne trouve pas cela très sérieux …
Cette parenthèse étant fermée intéressons nous aux pommes
bleues .
Dans un premier
temps il faut choisir le bon vitrail : celui se trouvant
derrière Saint Roch . Ici nul besoin de lumière , c'est
à dire de gorge aménagée dans la pierre ...... En
2005 , c'est bien de ce vitrail que furent projetées les "pommes
bleues" .Ce dernier est un vitrail mosaïque disposé
dans un mur pour lequel les plans de l’église ne font
apparaître aucune
embrasure , donc probablement installé dans un mur percé
à l’époque de Saunière…après
1897 .
On peut s’apercevoir que la géométrie de
l’église permet à certaines
époques de l’année , une projection de
lumière sur le damier ( particulièrement
sur la deuxième case en position du cheval… pour ma
part… ).
Maintenant je ne suis donc pas
certain qu’il faille l’observer le 17
janvier , date présente sur la stèle de Marie de Negri d’Ables . Nous pourrions aussi logiquement penser
qu’une date en relation avec l’une des quatre statues qui entourent le damier
soit à prendre en considération (HT p 173 ) ..
Par contre , c’est bien dans les années 1887 que l’autel fut
acheté , mais il ne sera décoré que plus
tard ( voir suite de l’étude ..) .
Le financement de ces travaux provient probablement du
reste ( si reste il y a ..) du précédent don / legs mais aussi certainement de la
vente d’une partie des objets de l’ Ouille .
Quatre années pour percer le secret ..
Deux documents sont
avancés par les chercheurs pour dater cette découverte .
Le premier à ma
connaissance , ne possède pas de date précise : il s’agit du collage (
DIPH p 37 , photo p132+2 ) « anges et rois mages » .
Le deuxième « document » ( HAS p80 et 95 ;
DIPH p36 ) est un ensemble de deux phrases extraites de son cahier journal
en date du 21 et 29 septembre 1891 :
« 21- lettre de
Granes . Découverte d’un tombeau le soir pluie » puis la semaine suivante au 29
septembre : « Vu curé de Névian – chez Gélis- chez Carrière.Vu
Cros et Secret » .
Il est donc fortement probable , si l’on se réfère au
premier document , ( et l’on peut l’admettre ), que la découverte fut faite au
plus tard en 1891 .
Mais je ne suis pas du tout convaincu qu’elle ai eu lieu en
septembre .
A-t-on plus tardivement retrouvé dans ses carnets , quelques
remarques sur ses déplacements dans des banques à l’étranger ( Fritz etc..) ou
en France ?
Je pense que non …
Ce n’est pas le genre
d’informations que l’on met dans un carnet si l’on veut préserver un
secret …Laisser une marque qui indique discrètement qu’il a découvert quelque
chose , je peux le concevoir …mais le noter en toute lettre dans un carnet qui
n’a pas grand-chose de confidentiel , cela ne me parait pas très plausible (
mettez-vous à sa place ..le feriez-vous ? ) . Pour cette raison , il me
parait peu probable que ces deux phrases ( tombeau et secret ) soient en rapport
direct avec « son secret ».
Ceci dit ,cela me semble fortement probable qu’à cette
date , il ai découvert un tombeau dans l’église .
Pour comprendre ce que Saunière voulait
dire , ne
faudrait-il pas s’intéresser à ce qu’il se
passa à Granès à cette époque . En
effet on peux lire en date du 17 « lettre de M vic gen (
vicaire
général ? ) Cros , relatif au service de
Granès » .Puis le
18 : « « voyage à
Granès »chez le maire …. » puis le 21 « lettre de Granès … » ,
enfin le 29 « vu Cros et secret … » . Tous se passe comme si une
demande est faite à Saunière par le vicaire Cros , celui-ci se rends donc à
Granès , pour résoudre un « problème » , peut être propose-t-il alors
« des solutions » ..il en attends la réponse qui arrive le 21 …puis
il en fait part ( après avoir contacté ses confrères …) le 29 au vicaire Cros
….
Alors n’y aurait-il pas eu dans les jours qui suivirent ,
un service commun célébré par plusieurs prêtres à Granès , à la demande du
vicaire Cros ?
Cela mériterai une vérification .
Maintenant il faut
préciser ce que l’on entend par secret …
Je veux bien admettre
que le secret qui concerne la découverte ( en présence de témoins ) de la
« marmite aux pièces » soit connu du vicaire Cros , car il me semble
logique que Saunière en informa les autorités ecclésiastiques à l’époque . Par
contre le « vrai secret » , le « grand secret », n‘a
pour moi , pas du être « dévoilé » aux autorités .
Pour en revenir à cette fameuse découverte , on peut
remarquer que dès le 21 Juin , soit trois mois avant ces écritures , Saunière
organise la cérémonie de la pose et bénédiction de Notre-Dame deLourdes dans le
jardin situé à l’entrée de l’église ( HT p148 ; HAS p80 ) dans laquelle le
pilier de l’ancien autel servira de piédestal ( certainement accompagnée de la
plaque OMARIE…. voir étude ...). Il commencera d’ailleurs les travaux sur cette place
pratiquement un an avant la cérémonie , les premiers relevés datant du 24 août
1890 ( HAS p78 ) .
Il a donc pour moi déjà imaginé comment présenter son « secret» bien
avant l’écriture des phrases.
Il existe donc un indice significatif qui permet
à mon avis
de « préciser » la période pendant
laquelle s’est faite la découverte
de la solution de l’énigme , puis sa localisation sur
le terrain: c’est le
moment à partir duquel il reprends ses projets de construction
et
d’amélioration de l’église ….c'est
à dire fin 1890 , début 1891 car il sait alors
qu’il
pourra compter sur de prochaines entrées d’argent .
En effet dès le 15 Février 1891 , l’abbé Saunière demande
l’autorisation de clôturer à ses frais la place publique qui se trouve à
coté de l’église ( HT p 145 ) . Etant déjà occupé par l’aménagement de
l’intérieur de l’église, il est
difficile de croire qu’il va se mettre à rénover à ses frais un lieu qui
ne me parait pas prioritaire si il n’envisage pas de prochaines entrées
d’argent .
Je pense donc que l’abbé a résolu l’énigme « pendant »
ces quatre années écoulées , puis qu’il lui a fallu du temps pour trouver sur
le terrain l’endroit exact. Cela s’est fait courant 1890, début 1891 . Il va mettre
en place une stratégie pour extraire discrètement de ce lieu quelques « objets
de valeur » ( j’en reparlerai prochainement ..), les mettre en vente en
toute discrétion , « blanchir » l’argent et le thésauriser dans
quelques banques de son choix …
Ce fut certainement la tombe de Marie d’Hautpoul ( stèle
et dalle ) qui le mis sur la voie et le
poussa à s’intéresser à l’œuvre de N Poussin ( dalle ) , car nous le verront
prochainement , l’abbé Saunière nous
expliquera dans un premier temps comment décoder cette dernière , puis
l’effacera un peu plus tard car ..je vous en reparlerai dans quelques jours .
Des sommes plutôt modestes , donc un trafic
.. ?
C’est ce que certains pensent , l’argument avancé étant que
l’abbé ne semble pas disposer de sommes énormes pour réaliser ses travaux :
ce qui est vrai.
Mais peut-on imaginer l’abbé se présentant chez un « receleur »
et « inonder le marché » en proposant quelques dizaines de kilos
d’objet précieux ? Ce n’est pas concevable …
Ce dernier doit être prudent et chercher à ne pas se faire remarquer .
Il est donc
probable qu’une partie fut extraite de la cache principale puis
dissimulée ( grotte du Fournet ? réserve d’eau près du
cimetière ? ): il ne pouvait prendre le risque de s’y rendre régulièrement
. Et c’est donc progressivement , en « bon paysan » , qu’il va
monnayer sa découverte dans des lieux différents.
La demande de messe fait partie de sa stratégie .
Conscient que son enrichissement ne se fera pas sans que quelques personnes se
posent des questions , il trouve ce moyen ( le seul cohérent et le plus adapté
à sa situation ..) pour masquer ses
agissements ( du moins le pense-t-il au début ) .C’est aussi peut être une
façon de blanchir son argent , par le biais d’un « groupe de personnes
organisées » . Certaines sommes
perçues sont importantes ( pour des demandes de messes ..) et relativement
régulières .Il est pour moi étrange que des « personnes » confient
autant de demandes à un curé qu’elles ne connaissent « ni d’Eve ni
d’Adam » .
Mais il est aussi certainement probable que ces demandes
de messes trouvent un « succès » que peut être au départ il n’avait
pas prévu,et donc il est certain qu’il
ne « crachera pas » sur cet argent qui lui rentre si facilement .
Beaucoup de questions auxquelles le travail d’Octonovo (
même si ce dernier ne partage pas mon point de vue …) permettra certainement
d’apporter quelques éclaircissements : c’est en étudiant toutes les
possibilités que l’on pourra « fermer des portes » .
L’affaire du cimetière
Profitant d’un travail réalisé
par la municipalité dans le
cimetière ,l’abbé se mit « à
retourner » et à déplacer les tombes (
HAS p87 ; HT p151 ) au premier
trimestre de 1895..
Longtemps dans l’erreur , j’ai cru que ce fut à cette date
qu’il enleva les inscriptions de la stèle et la dalle de Marie : comme je
l’expliquerai dans un prochain chapitre , c’est plus tard qu’il le fera …
Ici à nouveau une nouvelle « bizarrerie » de la
part de Mme Corbu . C’est en 1892 qu’elle nous parle de ces agissements ( p84 )
, mais c’est en 1895 que furent posées
les plaintes ..soit trois années plus tard … : Connaissant le tempérament
méridional ( amis du Sud , n’y voyez aucune critique ..) il est fort à parier
que la réaction fut plus rapide ..et que c’est bien en 1895 que cette affaire
eu lieu .Les absences de l’abbé de 1892 ( page 85 ) s’expliquent plus simplement par le fait qu’à
l’époque il devait monnayer loin de RLC , la découverte faite l’année
précédente .
Cependant cette histoire de cimetière m’a toujours « intrigué »
…
Pourquoi réalisa-t-il ce travail la nuit ( donc en théorie pour
que personne ne s’en rende compte ..), sachant qu’en journée il laisserai tout
apparent ….( HT p151-152 : "…que tout soit remué , levé ou changé
dans un coin … que des croix ,des pierres sur les tombes soient enlevées…"
) et que les gens fréquentant le cimetière s’en apercevraient ! Et c’est
d’ailleurs ce qui arrivera . A vous tous
chercheurs je vous pose la question ..Si vous réalisez des recherches la nuit
dans un lieu « fréquenté » ( en pensant y trouver quelque chose
d’intéressant ..) n’allez-vous pas chercher à dissimuler vos travaux pour que
personne ne s’en rende compte ?? Nous n’avons pas affaire à une recherche
discrète , mais à un « déplacement d’objets » , ce qui est
complètement différent.
Maintenant si le but n’était que de « faire le
ménage » dans le cimetière , comme il l’expliqua à la suite de la plainte
, pourquoi le faire la nuit ?
Cette incohérence me fit penser que cet épisode faisait
peut-être partie de sa stratégie …
C’est peut être l’histoire du chien d’Alcibiade : si
vous souhaitez que les gens ne s’occupent pas de vos affaires , donner leur
« quelques ragots à exploiter » .En d’autres termes , si j’étais dans
la peau d’une personne qui ne souhaite pas que l’on s’intéresse à certains
déplacements que je fais dans la campagne environnante , c’est le genre de
chose que je ferais pour focaliser l’attention des curieux sur autre chose …
J’envisage aussi une deuxième possibilité …. Comme nous
le verrons , l’énigme nous est proposée par l’abbé dans ses réalisations à
l’intérieur de l’église , mais aussi sur la petite place à l’extérieur ..et il
est donc logique de penser qu’il a souhaité présenter à sa façon la tombe de
Marie de Negri d’Ables , celle-ci faisant partie intégrante de l’ensemble du
« secret » .Les réactions de la population ne lui auront peut être pas permis de le faire… .
Mardi 1 Novembre
2005
LA FRESQUE EST-ELLE UN DOCUMENT EXPLOITABLE ?
Tout le monde n’est pas de cet avis . C’est ainsi que Madame
Corbu ne l’envisage pas ( HAS p88 , 12eme ligne p99 ).Je pense au contraire que
cette fresque est un élément intéressant de l’énigme .Voici mes arguments .
Le premier est que la commande date de 1897 soit bien après
la découverte du secret .
Le deuxième est de prendre à contrario l’argument de Mme
Corbu . Alors que le chemins de croix, les statues , la piscine sont conformes
au modèle décidé , la fresque ( bas relief grande bosse HAS 10eme ligne p99 ) n’est pas un modèle
conforme et possède 11 à 12 personnages . Il me parait donc évident que l’abbé
et Giscard ont du se mettre d’accord sur cette représentation : ce n’est
pas un modèle conforme à une description telle que l’on peut en trouver
dans un catalogue . L’abbé Saunière sera toujours un maître d’œuvre , auquel
les dessins et échantillons seront soumis pour approbation ( HAS page 87 , 8eme
ligne p98 ) .
A ce propos , avant
de poursuivre sur la fresque , quelques mots sur les statues .Cela veut
donc dire aussi pour moi , que le codage de l’énigme ne peut résider que dans
le choix des personnages , dans leur disposition dans l’église mais non dans
des détails visibles sur chaque statue . En fait ce dernier point ne serait
valable que si l’on peut comparer la représentation actuelle avec le modèle
conforme que l’on doit encore trouver dans quelques églises du midi de la
France
( ce qui reste hasardeux quand on
sait les « transformations et modifications » réalisées à une certaine
époque par quelques personnages sur tout et n’importe quoi ).
Revenons à la fresque ….
Le troisième est qu’à ma connaissance , aucune personne n’a
encore trouvé dans une autre église de fresque identique à celle de RLC ..Je
crois que si c’était le cas , on en aurait entendu parlé depuis longtemps !.Par
son « caractère particulier » et sa taille , je suis persuadé que
cette fresque n’était pas présente dans le catalogue de la maison Giscard .
Le quatrième est que cette fresque n’est pas
« conforme » aux écrits de l’évangile : une colline fleurie de
plantes vivantes peut être envisagée dans une représentation ..mais pas de
plantes coupées … Une bourse déposée
au bas de la colline n’a rien à faire dans
une telle représentation . Enfin cette dame agenouillée ,
soutenue par les
épaules , disposée dans une position complètement
inhabituelle et se trouvant
dans un ensemble plutôt cohérent , trouvez-vous cela
normal ? J’en reparlerai bientôt …
Le cinquième argument , plus discutable , est que l’on peut
faire une interprétation cohérente de cette fresque , en accord avec le reste des informations
évoquées par Saunière dans son église : c’est ce que j’expliquerai aussi
dans un chapitre .
QU’EN EST-IL DU BAS RELIEF SOUS L’AUTEL ?
Commençons par la date … Il fut réalisé par Mr Castex de Limoux
probablement en Mars 1897 .
L’abbé en parlera dans son discours de Pentecôte en
1897 ( HAS p 98 , p102 -103 , 18eme
ligne p108 ) .
Il y a donc peu de chance que l’abbé Courtauly
( HT p275 ) ait aidé Saunière à peindre le tableau . En effet, l'autel fut l'un
des premiers achats de l'abbé ( en juillet 1887 ) et j'estime que pour 1898 ,
l'aménagement intérieur de l'église est pour ainsi dire complètement réalisé ,
donc il est difficile de croire que l'abbé ai attendu 1908 soit dix années plus
tard ( il était alors sur d'autres projets ..) pour exécuter ou terminer cette
peinture .
La peinture est une
copie inspirée d’un modèle présent dans une église du massif de la Saint Baume
. Le choix est plutôt logique car ce
massif possède une grotte réputée avoir hébergée Marie Madeleine ( après les
« événements ») .Cette peinture est accompagnée d’une plaque de bois
sur laquelle figure l’expression suivante : « jesu medela
vulnerum+spes una poenitentum . per magdalanae lacrymas+peccata nostra
diluas » .
Elle fut donc réalisée après la découverte du
« secret » , et me parait donc exploitable .
LA GROTTE DU JARDIN DE L’EGLISE
Très rapidement l’abbé Saunière va se mettre au travail afin
de construire cette grotte . C’est dans le jardin de l’église qu’il commence ses
travaux ( HAS ,p 78 ) . Ces derniers se finiront en 1894 , la grotte étant
quasiment terminée ( HAS p 86 ) . C’est en utilisant des pierres provenant du
ruisseau des couleurs apportées en deux tombereaux (HT p149 ) mais aussi
quelques pierres spécialement choisies par lui (Trésor Maudit , j’ai lu , G de
Sede p23 ; HAS p 43 ) qu’il la construira .
Cette grotte présente un double intérêt : c’est la
possibilité pour l’abbé ( de 1891 à1894 ) de transporter des charges lourdes en passant
totalement inaperçu .
Cela fait partie de sa stratégie .Le ruisseau des
couleurs étant au Sud de RLC , sur le chemin conduisant à la vallée de la
Valdieu , via la fontaine des quatre ritous , il est donc possible pour lui de
pousser plus loin ses promenades .
Mais c’est aussi peut-être un élément intervenant dans
son codage .
Comme je l’ai dit en introduction , cette grotte abritait une
statue de Marie Madeleine en position agenouillée .J’en reparlerai prochainement .....
LES TROIS DAMES
Marie Madeleine
Je voudrais revenir en partie sur l’interprétation que j’ai
pu donner à propos de la représentation de Marie Madeleine sous l’autel ( ici photo inversée : photo
1 ) .

Il est important de noter qu’elle est associée à un texte qui
fut placé à cet endroit par l’abbé Saunière : « jesu.medela.vulnerum
etc … » . Nous y voyons MM agenouillée au pied d’une croix , un livre et
un crâne les séparent . En arrière plan une tour se dessine au loin dans un
paysage .
Pour ceux qui connaissent les évangiles , jamais il n’y a
été question d’une particularité vestimentaire que l’abbé a donné à Marie : son fameux tablier rose .
Celui-ci n’apportant rien d’intéressant au niveau pictural , nous pouvons nous
poser la question de l’intérêt d’un tel détail … Mais avant cela , ne vous
rappelez-vous pas d’une histoire concernant l’église de RLC , dans laquelle il
est question d’un tablier porté par une dame( photo 6 ) ?
Bon sang , mais c’est bien sur …la dame en question est
Sainte Germaine de Pibrac ( HT p165 ), que l’on représente portant dans son
tablier un bouquet de fleurs , que l’on symbolise très souvent par la rose (
voir site internet sur Sainte Germaine de Pibrac …) .
Alors je vous le dit ..(oups ..) l’abbé a voulu par ce détail associer Sainte
Germaine et Marie Madeleine .
Peut être que oui , me direz-vous ,mais diantre , pour
quelle raison ??
Mercredi 2
Novembre 2005
Sainte Germaine de Pibrac
La raison vous est donnée dans l’inscription posée au
pied du tableau . J’ai déjà eu l’occasion d’interpréter cette inscription et je
maintiens ce que j’ai déjà dit : chaque partie de texte évoque un endroit
« qui encadre » la vallée de la Valdieu .

Il y a très peu de temps Mr Scott a étudié ce texte et il a
très justement remarqué trois erreurs de syntaxe .
Voir lien suivant : http://www.rennes-discovery.com/church8.htm
La première concerne
JESU.MEDELA.VULNERUM qui aurait du s’écrire
JESU VULNERUM MEDELA .
L’abbé a inversé les mots afin de rendre
plus évident le mot LAVAL .
La deuxième concerne « PER » qui n’était pas utile
…Ce mot signifie « à travers » , « par » …C’est en
effet « à travers » le mot MAGDALENAE que l’on voit apparaître
GERMAINE , avec ces trois consonnes « G » , « M » et
« N » dont les sons se retrouvent dans MIJANE :
GER-MAI-NE
/MI-JA-NE .
Nous retrouverons Sainte Germaine associée à Marie Madeleine : c'est ce que l'abbé a souhaité nous faire comprendre en dessinant ce petit tablier rose sur Marie Madeleine ..
Enfin la troisième SPES.UNA.POENITENTUM au lieu de PAENITENTUM.UNA.SPES
Peut être rien de probant .......si ce n'est ......le fait de faire apparaitre le mot PES(S)U ...que l'on retrouve dans très peu de mots latins courants .
voir lien suivant :
http://perso.wanadoo.fr/prima.elementa/Dico-p06.html#pessu.
Il n'y a pour ainsi dire que deux significations ( ou mots apparentés ) :
PESSULUS : le verrou et l'adverbe PESSUM : au fond , en bas .
En rassemblant les deux mots on obtient presque ( "PAENe" ) l'évocation de l'entrée d'une grotte ?
Je comprends maintenant mieux le choix
de l'expression "..te donne la clé..".. dans le
décryptage du parchemin .
Notons enfin que :
- la lettre M se trouve entre deux "E"
possédant un accent , comme le sont les lettres U et V qui
suivent : lettres dont l'écriture est identique (V) :.
JE SU .M ED E LA. VV LN E ..... un M pour un V ..voir étude ...
- Deux accents aigus sont utilisés ..."deux accents du haut" afin de nous suggérer DIEU ( di E ..)
La dalle : un document en partie reconnu
Je vais rajouter un dernier mot ( encore un ..voir étude …)
sur cette dalle, décrite par Mr Cros ( HTp189 –p299 ) . Cette dernière est très
semblable à celle décrite dans « pierre gravées du languedoc » (
même description avec « et in arcadia ego » en plus …).
Ce « livre apocryphe » ou
plus exactement cet ensemble d'extraits que l’on nous propose ,
présente la particularité de :
- décrire plusieurs « sculptures » qui existent
réellement mais dont l’auteur n’est pas celui nommé apparemment ( bien que Mr
Stublein ayant probablement rencontré l’abbé Boudet dans le cadre de son
activité professionnelle , aurait très bien pu s’intéresser à ce genre d’objet
..)
- de proposer une description de la stèle et la dalle de
Marie de Negri d’Ables ….
Alors pouvez-vous croire que le couple de mythomanes ai eu
à l'époque « une révélation tombée du ciel » qui les firent rechercher par hasard dans les publications de la société des études
scientifiques de l’Aude , pour y découvrir la reproduction de la stèle ?
Evidemment non …c’est encore un
montage réalisé à partir
de documents que possédait celui que j’appellerai , le
« chercheur
spolié » …
Je ne serai pas surpris de
découvrir un jour qu’il
s’agissait de l’abbé Courtauly , à qui G de
Sède dédia son livre ( p 4 : A
la mémoire de l’abbé Joseph Courtauly ) et qui
mourut en 1964 juste avant que cette
affaire soit lancée ( plus de témoin …pour
réclamer les papiers , et contredire
les deux mythos qui en 1966 déposèrent
discrètement "leurs papiers" antidatés à la BNF , sans que personne
le sache : HT , p270 ; DIPH p 108 ) .
Aussi si Mr Jarnac n’avait pas découvert que la description
du cippe en marbre blanc ( HT p273 ) provenait d’un ouvrage de Mr Sacaze , nous
aurions aujourd’hui un certain nombre de personnes qui affirmeraient "haut et
fort" ,( avec la même logique simpliste
qu’ils appliquent à cette dalle ) que ces cippes n’ont jamais existés car ils
nous sont présentés par des escrocs mythomanes : CQFD !! ;-(
( escrocs qui étrangement pour ces mêmes
personnes , ne mentent plus quand ils affirment avoir crées les parchemins
.. !! ) .
Quand on connaît l’histoire du tableau
de N. Poussin (
étrangement représenté en Angleterre bien avant
que nos compères n’agissent
.. voir étude ...) , de sa correspondance ,de ce qui s'est
passé dans cette région à l'époque de Louis
XIV ..( voir
ouvrages récents . ..travail
de Mr Daffos.), de ce que les personnes interrogées par Mr Cros
ont pu dire de son aspect ( présence de lettres grecques ...)
etc .....
comment ne pas envisager sérieusement que la phrase
« et
in arcadia ego » n’était pas aussi
présente sur cette dalle à l'époque??
Enfin …. ! ...Ne pas vouloir étudier ce cas de figure ne
me semble pas très raisonnable ..
Le troisième personnage : Madame ….
Bon , le compte n’y est pas ..où se trouve la troisième
dame ?
N’oubliez pas qu’a l’époque de la réalisation du tableau ,
il est encore possible de trouver au cimetière de RLC les inscriptions sur la tombe de MARIE de
Negri d’Ables , la stèle et la dalle de cette tombe étant encore intacte .
En effet , en 1905 la stèle fut décrite par un membre (
excursion du 25 juin , Elie Tisseyre ) de la société d’études scientifiques de
l’Aude , et ce n’est qu’en 1912 que Mr Cros reprocha à l’abbé d’avoir fait
disparaître la dalle ..encore visible en 1908 ( HT p188 , DIPH p34 ) .
Ce n’est donc pas lors de « l’affaire du
cimetière » en 1895
que furent enlevées les écritures de la stèle (
peut être fut-elle déplacée à cette date
...), mais
au minimum après 1908 .
Avez-vous remarqué que Mr Cros est un personnage très interessant , né en 1862 je fus
surpris de constater qu’il devint ingénieur des ponts et chaussées en 1879 soit
à l’age de ….17ans
( HT p298 ) !.( je ne met pas particulièrement en doute
cette affirmation , car bien que très rare , ceci reste possible
..)
C’est donc selon Mr Robin ( Le secret de Saunière , page 67
) à l’age de 18 ans environ ( en 1880 ) qu’il releva l’écriture de la stèle
pour le compte de la société archéologique de l’Aude ……. Je pense qu’il est
question du même Mr Cros ( et non du vicaire ...) .
Quoi qu’il en soit , l’annonce de Mr Robin fut pour moi un « scoop »
, car je ne connaissais pas cette
version de l’histoire . Je lui serais donc très reconnaissant de bien vouloir
diffuser sur un site internet de son choix ( je propose www.rennes-le-chateau.com
… ;-) ), le document de 1880 afin
de le comparer à celui de 1905 .Je le remercie d’avance ..
Ceci étant dit , rappelez-vous qu’à cette époque ( 1905-1910
), beaucoup de personnes ( dont l’évêché ..) commencent à s’intéresser de trop
près à son « enrichissement » .
Et c’est donc pour moi cette raison qui pousse Saunière à
enlever; les inscriptions trop visibles et trop « parlantes » pour lui
qui les avait déchiffré .Une partie de son énigme codée va donc disparaître ,
et c’est je pense , ce qui fit que Saunière créa les fameux
parchemins . Ils permettrons ( sans donner la solution de l’énigme , car ce
n’est pas le but …) de donner les éléments qui permettent de comprendre
l’ensemble du codage .
Je rappelle aussi que sur la stèle , la lettre M de MARIE se
trouve séparée du mot …
Alors je ne peux que m’interroger sur la représentation d’un
bâtiment en forme de M dans le paysage du tableau comme l’a aussi remarqué Mr
Scott . Cet indice encore discutable , m’a conduit à regarder autrement
l’ensemble « crâne , livre et
croix » . Une statue de l’église représente MM avec à ses pieds un
crâne sur un livre …( photo 3 ).Ici dans le tableau , le livre est au dessus du
crâne .
L’ensemble « crâne, livre et croix » évoque pour
moi la tombe de Marie de Négri d’Ables . Voici donc la troisième dame :
Marie de Negri d’Ables .Marie Madeleine se recueille sur la tombe de cette dame
.. !
Le crâne symbolise la défunte , le livre ouvert
« apportant la connaissance » représente la dalle sur laquelle se
trouvent gravées deux croix comme l’indique le livre , enfin une croix en bois
représente celle de la stèle .
Deux croix , encore des croix , toujours des croix !
Encore merci à Mr Scott qui remarqua la
présence du nombre
64 en deuxième ligne sur le livre situé en face de MM sur
la reproduction de l'autel …C’est en effet à
l’aide d’un échiquier de 64
cases ( voir étude ..) qu’il faut placer la phrase
« et in arcadia
ego » et faire correspondre les croix de la dalle et celles
situées au
niveau du pas ou du pech de la Roque et de lavaldieu : ces
mêmes croix que
l’on retrouve dans le texte « jesu.medela.vulnerum +
… » . Sur le
livre , elles se trouvent disposées de la même
façon que sur le terrain …
Ces mêmes croix se retrouvent à l’entrée de l’église sur
deux statues en compagnie de deux autres , disposées autour d’un damier ( voir étude ..) . En effet Saint Roch la
porte sur la cuisse et Saint Jean Baptiste la tient à la main …
Nous avons déjà là ( sans compter toute l’étude ) un paquet
de « coïncidences » , non .. ?
QUE NOUS APPREND LA FRESQUE ?
N’oubliez pas que cette fresque fait face au tableau situé
sous l’autel .
C’est d’abord un ensemble de quatre dames formant un cercle qui
attira mon attention . Ces dames , comme sur certains vitraux portent toutes de
longs cheveux . Certaines d’entre elles ont des positions rappelant l’histoire
de Marie Madeleine ( l’une est en pleurs , l’autre agenouillé aux pieds de
Jésus peut-être prête à lui essuyer les pieds ) . Mais c’est surtout les deux
dames du bas qui m’ont particulièrement intéressées : l’une faisant face à
l’autre .
Celle de droite est agenouillée dans une position un peu
« acrobatique » ( photo 2 ...inversée ) , c’est le personnage qui me parait « le
plus mal représenté » . Mais vous l’avez déjà vu dans l’église , sous
l’autel : c’est à nouveau Marie Madeleine en même position agenouillée ,
les mains jointes , mais l’image est inversée : elle regarde ici Jésus
vivant et non Jésus mort sur sa croix .
Elle ne possède pas de petit tablier , car ici ce dernier
n’est pas nécessaire ..En effet , en face d’elle se trouve Sainte Germaine de
Pibrac ( photo 5 ), la seule possédant un tablier dans lequel se trouve deux
morceaux de pain : le miracle s’est produit , elle a recouvert le mont de
ses fleurs coupées .
Ce mont des béatitudes regroupe
donc Sainte Germaine et Marie Madeleine...nous retrouvons donc à nouveau ces deux dames associées ..... .
Jeudi 3 Novembre
2005
SAINT LUC CHAPITRE 6
Après le ramassage des épis ..
Tout le monde connaît maintenant ce passage de l’évangile
car il constitue le texte de base extrait du codex Bezae qui fut utilisé pour
créer le petit parchemin . En fait tout
le monde connaît le début de ce texte relatif aux épis de blés , mais qui
connaît la suite ?
Le chapitre 6 de Saint Luc nous parle essentiellement de
trois évènements (aux numéros 42 , 43 et
47 ) parmi les cinq cités que vous retrouverez sur le lien suivants :
http://big.chez.tiscali.fr/theologiedelepiscopat/synopse.htm
Ce sont dans
l’ordre :
42. Les épis arrachés. : 1-6
43. Guérison d’un homme à la main
desséchée : 6-11
45. Jésus gravit la montagne. Choix des
Douze : 12-16
46. Les foules à la suite de Jésus : 17-19
47. Béatitudes. Discours inaugural :20-49
Je ferai déjà une première remarque : seul ce chapitre
de Saint Luc regroupe ces trois
évènements ( ils existent parfois dans d’autres évangiles , mais dans des
chapitres différents )
Puis les constatations suivantes :
Le petit parchemin nous parle des épis arrachés , et
propose deux mots qui ne devraient pas s’y trouver : REDIS et BLES ..que
je traduis par le « RLC , blé » et que j’interprète comme étant le
lieu où se trouve l’entrée recherchée, conduisant au « trésor » de
Rennes le château . Il est alors
curieux de constater que Saunière ai mis dans sa fresque …la représentation
d’un sac de blé ( certains disent de pains ..mais pour moi ce dernier est dans
le tablier ) se trouvant au pied de la colline aux fleurs ( la serre Mijane ) .
La fresque représente la dernière partie du chapitre
6 : Jésus gravit la montagne , les
foules à sa suite ( 11 personnes ., à « judas » près , nous avions le
nombre d’apôtres …. !) et le discours « venez à moi … » .
Le bras desséché
Enfin dernier point , dans ce chapitre Jésus guérit un homme
à la main desséchée …
Pour qui connaît la légende de Sainte Germaine de Pibrac ,
le rapprochement devient évident , le corps de cette dernière fut retrouvée
quelques dizaines d’années après sa mort intact ou presque …un de ses bras
était desséché .
Un sac de blé ( en lien direct avec le
parchemin ), une Sainte au bras désséché , le mont
des béatitudes et le discours .....:
En résumé , Saunière a représenté globalement dans cette
fresque le chapitre 6 de Saint Luc ….
Suite à ces constatations , nous pouvons envisager sérieusement
que l’abbé Saunière soit bien le
créateur des fameux parchemins .
Ce ne pas être l’abbé Bigou pour au moins deux arguments ,
le premier fut développé par Tégé dans l’une de ses études sur le codex Bezae .
http://lemercuredegaillon.net/gaillon27/codex_bezae_p2.htm
Le deuxième vient du fait que la logique du petit parchemin
et celle de la stèle est la même : une diagonale de T . L’abbé Bigou
n’avait aucune raison de coder deux fois cette énigme par le même procédé …
Par contre Saunière ayant interprété dans un premier temps
le message de la stèle , puis l’ayant supprimé vers les années 1908 , avait
toutes les raisons de construire une énigme ( les parchemins ) sur un modèle qu’il
avait jadis découvert .
Le choix du texte de
base ( Saint Luc chapitre 6 ) pour le petit parchemin concorde avec la
représentation de la fresque ….
Il est possible aussi qu’à partir d’une information sur le Codex (
dissimulé dans un parchemin ou autre ), il ai choisi de représenter ce chapitre
.Il y reprend aussi la même phrase « Jesu.Medela etc … » , celle qui
nous permet d’interpréter son message .
Le grand parchemin résume ce que
Saunière avait appris sur
les représentations de cette énigme à
d’autres époques ( Poussin , Tenier …) ,
il nous explique que ce T prend la position du cheval dans un
échiquier , et
nous donne la façon de situer plus exactement
l’entrée ( pommes bleues ) : il nous présente tous
les "documents" que l'abbé nous a présenté dans
son église .....
Plantard et Cherisey ..encore et toujours !
Pour terminer , je ne développerai plus « l’affaire Cherisey/Plantard » que l’on trouve encore dans certains
« argumentaires » récemment publiés sur le net ,et dont le fond est
vieux de plus de vingt ans
.Toujours la même histoire , les "mêmes lieux communs"
..... Avec des commentaires prenant les chercheurs pour des
« gogos» qui ne tiennent hélas pas compte de
l’actualité : entre autre ,
l’absence de codex Bezae dans le dictionnaire de Dom Cabrol
c'est-à-dire la
preuve que ce dernier avait encore une fois fabulé ( DIPH p107
à 162 ; HT
p 268 ) ….
Je l'ai déja dit ...si un des documents (
parchemins ou autres ...) devait être jeté à la
poubelle , cela ne présente aucun problème pour moi : je suis pragmatique . .Mais que cela soit fait sur la base d'arguments valables , et non pas sur les affirmations de deux mythomanes .
J’espère dans les travaux de certains chercheurs qui peut
être un jour expliqueront comment ces parchemins sont tombés dans les mains de « Plantard
and Co » par le biais de …. ?.
Ces parchemins ont constitué une base historique solide pour
construire leur délire : l’histoire d’une descendance mérovingienne pour
l’un des deux personnages : un lien entre RLC , les mérovingiens(!) ...et Plantard . La présence
du mot SION sur le petit parchemin , que Saunière fit apparaître pour indiquer
une direction par rapport à RLB ( mais
qui sait , peut être aussi l’origine du dépôt ..), leur a servi à construire une fable
autour d’un prétendu « Prieuré de Sion » dont les initiales furent
prises sur la dalle ( autre direction ..) .
C’est en tout cas ce que je
pense sincèrement …
LA STATUAIRE PRES DE L’AUTEL : MM et les deux
« Antoines »
Les quatre statues situées à l’entrée ont pour rôle de
représenter la vallée de la Valdieu et permettent de situer plus exactement
l’entrée de la grotte ( voir étude ..).
La deuxième partie de la nef permettra de faire le lien
entre Marie Madeleine , patronne de l’église et Saint Antoine que l’on prie
pour retrouver les objets perdus ….
Ainsi pour moi , Saunière associe Marie
Madeleine et sa
grotte ( tableau sous l’autel ) avec Saint Antoine de Padoue
…par le truchement
de Saint Antoine l’ermite ( dont le rôle est aussi nous
mettre sur la piste de Teniers … voir étude pour
l'interprétation ):
Marie/grotte
…grotte/Saint Antoine ( l’ermite ) ..donc Marie/Saint Antoine de Padoue
….
C’est à dire que Marie Madeleine va nous indiquer , nous donner la
direction vers laquelle il faudra rechercher l’objet perdu ….
Saint Antoine étant posé sur un socle constitué de quatre
anges , c’est du coté de la fontaine des quatre ritous qu’il va falloir
chercher ( voir étude ..) : une entrée dans la vallée de la Valdieu , le
lieu à l’Ouest vers la serre Mijane ( associée à Sainte Germaine …) .
Vendredi 4
Novembre 2005
UN ENSEMBLE COHERENT D’INFORMATIONS : L’ENIGME
DECHIFFREE
Voici résumé ce que nous dit Saunière dans ce schéma ….

C’est avec Marie Madeleine , patronne de
l’église qu’il va
nous montrer la voie , cette même Marie Madeleine dont les
initiales
constituent la clé du message « ET IN ARCADIA
EGO » ( voir étude plaque OMARIE ) .
Il nous explique dans un premier temps que MM dans sa grotte
symbolise l’entrée du lieu recherché qui abrite « les objets perdus »
.
Que cette dernière se trouve au pied d’une colline "tapissée
de fleurs coupées" ( cette colline Fleury ..voir début de cette étude ) c'est-à-dire
dont le nom trouve son origine dans celui de Sainte Germaine : la serre
Mijane .
C’est à ses pieds que se trouve l’entrée qui conduit au
« trésor » symbolisé sur la fresque par un sac de blé .
Il nous montre la direction à suivre par le chemin qui
conduit à la porte de son église , mais aussi par la statue de MM présente sous
le porche ( photo 4 ) qui nous indique par sa croix la direction à prendre (
interprétation que j'approuve de Mr Brunelin et Mr …qui se reconnaîtra...) , mais aussi le
signe à réaliser pour localiser précisément ce lieu ( voir étude église ).
C'est Marie Madeleine , plusieurs fois représentée regardant le Christ ( XP ) , qui cette fois-ci "regardera" le pech de la roque ( XP ..voir étude ) .
C’est peut –être en disposant un
baptistère dans un lieu
inhabituel ( à l’entrée d’un cimetière
) , mais au Nord-Est de la grotte du jardin , qu’il
a voulu ainsi symboliser Rennes les Bains , "ville d’eaux" .
Enfin , c’est en disposant une grotte dans le jardin de
l’église ( située à gauche de cette direction ) contenant à l’origine une
statue de MM agenouillée , qu’il nous explique où chercher dans la vallée de la
Valdieu , c'est-à-dire à gauche de cette direction .
En conclusion
Faille naturelle , grotte vivante , ou ancienne mine , ces
trois possibilités peuvent être envisagées . Dans cette vallée de RLB , de
Blanchefort au Serbaïrou tous les coteaux sont truffés de grottes et ou de
mines .
Bien qu’ayant un sol identique à d’autres sites tout proches qui
eux firent l’objet d’exploitations minières , la vallée de la Valdieu serait-elle
la seule à avoir eu depuis des siècles ses flancs préservés ?
Il est donc certain que si aucune recherche sérieuse n’est
réalisée à cet endroit , tout ce qui vient d’être écrit ne restera qu’une belle
histoire …pleines de coïncidences .....mais sans aucune preuve ,et j'en suis bien conscient . !
J'ai commencé par un mot de l'abbé
Saunière , le mot de la fin sera celui de Marie Denarnaud
, "compagne" de ce dernier qui fut assez sincère
ou persuasive pour que Mrs Corbu puis Buthion passèrent une
partie de leur vie à chercher un "trésor" ( j'ai du mal
à croire qu'elle voulait expliquer à N. Corbu
comment organiser un traffic de messes pour s'enrichir ..) :
" Avec ce que Monsieur le curé a laissé ,
on nourrirait tout Rennes pendant cent ans et il en resterait encore !"
( HAS p 12 ...)
FIN
BILAN : Vendredi 4 Novembre 2005
Et voila .. ! Le « feuilleton » est fini .
J’espère que vous aurez trouvé dans cette partie d étude
, matière à réfléchir .
C’est une grande satisfaction pour moi de constater que
jamais la partie « RLC » du
site du « rendez-vous » n’avait connue une telle fréquentation
et ceci pendant
les six jours de diffusion !
A tous merci pour votre "participation passive"..et peut être …
A plus …… ;-)
E . Jauclin
SOMMAIRE