par Jauclin

   SOMMAIRE


Remerciements

Merci aux personnes  qui par leurs écrits m’ont fourni les éléments de base nécessaires à cette étude :

Monsieur Gérard de Sede ( « le dossier , les impostures , les phantasmes , les hypothèses » )

Monsieur Jean-Luc Chaumeil ( « Le testament du Prieuré de Sion » )

Monsieur Douzet et son équipe ( http://www.societe-perillos.com/pds1_1.html )

Monsieur R.R Dagobert ,

Monsieur Jean Girou (http://www.connectotel.com/rennes/courrent.html )

Wikipedia et ses rédacteurs … http://fr.wikipedia.org/wiki/Dossiers_secrets_d%27Henri_Lobineau

et tout les autres …..

 

« copyright »

Mon travail est disponible pour tous . Il peut être cité en partie sur un site web ou dans un ouvrage , en espérant que par respect , l’utilisateur précisera ses sources ….

 

 

Brèves de comptoir

 

Mais pourtant c’est simple … !!

P Plantard crée le Prieuré de Sion en 1956 parce qu’une montagne près de chez lui porte ce nom …., et donc si l’on trouve le mot Sion sur le petit parchemin , c’est qu’il a été fait par lui …et c’est pareil pour la dalle et la pierre de Coumesourde . Et puis pour le grand parchemin il nous donne la solution dans le deuxième apocryphe , c’est donc qu’il l’a crée … !!

 

 

Introduction

Non … je vous rassure ( ou vous désole ..) , je n’ai pas subitement changé d’avis . C’est un peu près ce que l’on pourrait entendre d’une personne qui ne se pose pas trop de questions sur cette histoire . Cela parait si simple et si évident présenté de la sorte . Pourtant , quand on y regarde de près ……..il y a de quoi se poser des questions ……

 

Tout à vraiment basculé quand Monsieur  Willker découvrit l’origine du petit parchemin . Les certitudes d’avant se sont mises « à craqueler » . Puis j’ai eu l’occasion de vérifier que le dictionnaire de Dom Cabrol ne contenait pas le texte de Jean extrait du codex Bezae …puis d’autres l’ont fait aussi . Enfin il y a eu « pierre et papier » qui nous a montré à quel point Philippe de Cherisey « maîtrisait » son sujet ( voir Annexe ).

 

 

Le Prieuré de Sion de 1956 , c’est quoi ?

 

Ce que l’on nous propose …

Le Prieuré de Sion fut enregistré sous ce nom  le 7 mai 1956 (déclaré au Journal Officiel le 25 juin 1956 ), à la sous-préfecture de St-Julien-en-Genevois, en Haute Savoie ( association selon la  loi de 1901 ) .Son bureau se compose d’un président ( monsieur André Bonhomme alias : Stanis Bellas ) un secrétaire Pierre Plantard ( alias Chyren ) , un  trésorier (  Armand Defago ) ,  un vice-président (  Jean Deleaval )  . Tout ceci est vrai ….

Maintenant , son nom serait inspiré de celui d’une colline située près de Saint Blaise , entre Saint Julien et Annecy  à 30 km d’Annemasse , où se trouve le domicile de P Plantard .

Voici ce que dit Mr Bonhomme en 1996 à propos de sa création :  « Le Prieuré n'existe plus. Nous n'avons jamais été impliqués dans aucune activité à caractère politique. Nous étions quatre amis qui voulions nous amuser. Nous nous sommes appelés ‘le Prieuré de Sion’ parce qu'il y avait une montagne avec le même nom près de chez nous. Je n'ai pas vu Pierre Plantard depuis vingt ans et je ne sais pas ce qu'il est devenu, mais il a toujours eu une grande imagination. Je ne sais pas pourquoi les gens essaient de faire une si grande chose de rien ».

 

Je comprends dans cette intervention de Mr Bonhomme que ce dernier souhaite nous dire que nous devons ce nom de « Prieuré de Sion » à P Plantard , ce dernier ayant beaucoup d’imagination…. .

 

Mais quel fut le rôle de cette association ?

Les statuts donnent au Prieuré un sous-titre : CIRCUIT. Ce nom provient de l’initiale des mots Chevalerie d’Institution et Règle Catholique et d’Union Indépendante Traditionaliste.

Nous y voila  ..un vieux fantasme de Plantard …. Des « cathos » , traditionalistes qui œuvrent pour redonner à la jeunesses les valeurs qui lui manquent …..mais …non , pas tout à fait …car ….

C’est une association de Défense HLM , c’est ce que l’on comprends dans le premier ( et l’un des rares ) bulletin de l’association :« CIRCUIT » .. voila … donc c’est pour défendre les pauvres locataires …..mais , en fait , non ..pas tout à fait ….. :

Le Prieuré de Sion est un centre d'études, de méditation, de repos et de prières qui sera situé sur  la Montagne de Sion …. En fait ..non ..pas tout à fait car ….

Le Prieuré de Sion n’a pas eu d’activité réelle : pas de compte-rendu d’assemblée générale ordinaire ni extraordinaire. !!!!

 

Pour résumer , le Prieuré de Sion ne servait à rien ..ou presque . Ce n’est pas à sa fonction qu’il fallait s’intéresser : juste une paire de bulletin et aucune réunion ….mais c’est le nom « PRIEURE DE SION » que P Plantard devait « déposer » , c'est-à-dire faire connaître .

Si vous mettez en relation ce que l’association était sensée faire avec ce nom , vous remarquerez rapidement qu’il n’y a aucun lien :  Une société de défense HLM qui s’appelle « Prieuré de Sion » ..c’est complètement ridicule , vous ne trouvez pas ?

Mais alors , cette histoire de nom de montagne …. ???

Il faut remettre les choses à leur place …Pour comparer , imaginez le cas de figure suivant : L’abbé Saunière souhaite mettre en place une société de défense de locataires ( je ne recule devant rien !! )  ..donc à Rennes le Château . Il la nomme logiquement « Prieuré de Rennes le Château » ..c’est presque normal ..il y a bien le mot « prieuré » ..mais passe encore , l’homme est curé ( lui … !).

Si il nous propose «  Prieuré de Cardou » ..c’est déjà plus pareil ..mais bon , on accepte …

Un « Prieuré de Bugarach » devient suspicieux . ;c’est un peu loin ce lieu…allez , comme c’est l’abbé Saunière , et que la montagne est grande ..OK pour cette appellation .

Mais si c’est « Prieuré de Roquemorel » ,du nom d’un petit mont qui se trouve au Sud de Carcassonne , à quelques 30 km de Rennes , alors là cela devient vraiment risible …même si l’abbé se donne la peine de déposer les statuts de l’association à …Carcassonne .

Toute proportion gardée , c’est ce qui se passe avec Plantard et son « Prieuré de Sion » .

Cette « justification » est en fait ce que Plantard « a du sortir » à Mr Bonhomme pour lui faire avaler cette couleuvre .

Il avait donc bien le choix  P Plantard , avec toutes les montagnes , ces cours d’eau et villages ( et pourquoi pas les noms de rues..) que l’on trouve à 30 km à la ronde pour justifier son  « Prieuré de Sion »  …Il a eu un peu de chance ..mais pas trop .En effet , sa rue ne portait pas le nom de Sion , ni le nom de son immeuble , ni le mont près duquel se trouve Annemasse …C’est pourtant logiquement ce qui se passe  pour la plupart des associations Françaises , non ?? ( vous pouvez vérifier …) .

 

Mais ce n’est rien en regard de l’ENORME coup de chance qu’il a eu ( si l’on considère bien entendu que le choix de ce nom de Prieuré de Sion n’est pas déjà en rapport avec l’affaire de RLC ) .

En effet , en 1956 il choisit « par hasard » ce nom , puis on le retrouve pratiquement écrit dans les apocryphes quelques années plus tard , quand il explique l’origine de « son organisation » . En effet , je cite :

« En 1152, un petit contingent de l'abbaye de Notre-Dame du Mont-de-Sion accompagna le roi Louis VII qui rentrait en France après la deuxième croisade et fut installé à l'abbaye de Saint-Samson, à Orléans. Parmi eux, un groupuscule encore plus choisi fut transféré au « petit prieuré du Mont-de-Sion » (Montission), près de Saint-Jean-le-Blanc, aux environs d'Orléans. »

Historiquement , un petit prieuré du Mont de Sion près d’Orléans a réellement existé ….

Alors je ne crois pas trop à ce genre de hasard ……

Je sais par contre que Plantard fut « un chercheur de Trésors » dans l’âme ….et que dès 1945 , c’est ce que qui l’attira dans l’affaire qu’il mit au point : celle de Gisors .

Je ne serais pas étonné que dès 1945 , des chercheurs de trésors de tous horizons se mirent en contact avec P Plantard ,quand l’affaire de Gisors fut connue , et lui parlèrent de Saunières. Donc déjà à cette époque , il pouvait être mis au courant , voir même bien avant par le biais de Monti ( livre G de Sède ) .

 Mais il me parait certain que dès le début de l’année 1956 , il connaît l’affaire de Rennes le Château . Car vous pouvez remarquer qu’il créa le « Prieuré de Sion » en mai 1956 , soit quelques mois après que l’histoire de l’abbé Saunière et de son trésor fut révélée à la France entière par la presse  ( dépêche du Midi ..puis d’autres …)

 

Certains diront « pas possible, aucun écrit de lui se rapportant à cette histoire n’existent avant les années 1960 , donc il ne la connaît pas.. » . Sur ce raisonnement nous pouvons donc déduire que le docteur Courrent par exemple ne s’est jamais intéressé à cette histoire ..en effet , il n’a rien publié sur ce sujet …Comme vous le savez , ce n’est pas le cas …

Dès la fin des années 50 , Plantard est remarqué malgré sa discrétion du coté de RLC ( page 76  « Mythologie du trésor de Rennes » R Descadeillas ) ; pourtant , il n’y a pas encore d’écrit à cette date…

Alors pourquoi ?

Avant les années 60 , Plantard est un chercheur de trésors , et donc logiquement il ne va pas publier ce qu’il sait sur cette affaire . Il possède une avance sur tous …les documents « empruntés » dans le fond « Courrent/Boudet/Saunière » .

A partir de 1956 les choses changent . L’affaire est révélée à tous …. Il doit reprendre la main …. Il « dépose » donc le terme de « Prieuré de Sion » , vous comprendrez ensuite pourquoi ….

Il n’a donc plus la même démarche : il veut alors se faire passer pour ce qu’il n’est pas, un descendant royal ( et héritier potentiel ..) et donc il publie ..pour essayer de le justifier .

De « chercheur discret », il change de statut et passe à celui de « descendant prosélyte » !

 

Le Prieuré de Sion ….Mais que devions-nous comprendre … ?

Ce que P Plantard nous explique , c’est que sa famille remonte aux rois Mérovingiens et wisigoths . Qu’ à un moment donné  l’abbé Saunière s’était rendu compte que le trésor qu’il avait découvert ne pouvait appartenir qu’au descendant de cette lignée .Il souhaita donc lui en faire part .  Nous devions donc deviner qu’à l’époque de Saunière , cette personne était son oncle , le fameux Jean XXIII ( voir apocryphe VI) pas celui du Prieuré de Sion ( J Cocteau ..détaillé dans l’énigme sacrée .. ) , mais bien quelqu’un de sa famille.

Mais étant donné que le père ( Pierre IV ) de ce dernier s’était désisté pour  son frère ( Charles I ) qui n’est autre que le père de P Plantard , alors P Plantard pouvait « légitiment » réclamer une partie du « butin » , si ce dernier venait à être trouvé …..

Il y a bien un « soupçon » de mégalomanie dans la démarche de P Plantard , mais aussi certainement beaucoup de pragmatisme .

Que doit-on comprendre de la lettre de mise au point de P Plantard … ? ( lettre page 148 et 149 du testament du Prieuré de Sion » )

Elle nous apprend que Plantard n’a jamais eu l’intention de reproduire dans le livre de G de Sede les parchemins ( qu’ils soient vrais ou faux ) .
N’oublions pas que P Plantard fut un chercheur , et comme beaucoup d’entre vous il n’aime pas trop partager ses informations ….(particulièrement les bonnes …c'est-à-dire les parchemins )
Dans cette histoire G de Sede est le co-auteur de Plantard pour « l’or de Rennes » ..pour être plus précis , il est le « rédacteur » , le contenu provenant de Plantard .
On comprends dans cette lettre que G de Sede évite la signature du contrat afin d’obtenir ( soit disant….. ) des informations sur le décodage de la dalle . En fait il a reçu les parchemins de la part de Cherisey et les « fait étudier » .
Lors de la parution de « l’or de Rennes » , Plantard y découvre les parchemins . Il n’a donc plus d’autre solution que de les désavouer .
Ce qui s’est donc probablement passé , c’est que Cherisey a décalqué les parchemins sans que Plantard ne le veuille ou ne le sache ( fut-il vexé de ne pas avoir été pris pour auteur à la place de G de Sede ? ) .Comme il fut la personne qui fit découvrir les parchemins à tous , la seule solution était de prétendre qu’il en fut le créateur .
Donc l’hypothèse qui consiste à dire que Plantard trouva le document de base ( LucVI du codex Bezae ) et le donna à Cherisey pour qu’il crée le petit parchemin ne tient pas  .
Il n’a jamais voulu qu’un parchemin soit publié , il n’y a donc aucune raison d’en faire fabriquer de faux .

 

Alors cette lettre ,  info ou intox ?

Plutôt info …. Car Plantard pouvait très bien donner directement les parchemins à G De Sede …ou utiliser son « canal » favoris c'est-à-dire les apocryphes publiés à la BNF . Si Plantard les avait intentionnellement fait parvenir à De Sede par le biais de Cherisey , il n’était alors absolument pas certain que ce dernier les publie .De plus , plusieurs personnes sont cités dans cette lettre ..ce sont autant de témoins qui peuvent confirmer ou contredire P Plantard ..ce dernier ne pouvait pas prendre de risques .

N’oubliez pas non plus que «  Cherisey auteur des parchemins » fut la dernière justification d’une « longue » série ( Francis Blanche etc ..) : rien ne les empêchait de reconnaître les faits plus tôt …si ce n’est qu’ils n’en étaient pas les auteurs …

P Plantard pouvait-il être l’auteur des parchemins ?

Non ..je ne le pense pas du tout .

Il n’y a aucun rapport entre le travail demandé pour réaliser les parchemins et celui nécessaire  pour « construire » les apocryphes . Autant les parchemins ont demandé un travail important , long et rigoureux , autant les apocryphes montrent le travail d’un amateur ..on y trouve entre autres des reproductions d’ouvrages connus ( R Charroux ) , des photocopies de journaux etc …

Il serait incompréhensible que Plantard ai passé autant de temps sur des parchemins qui n’apportent rien à son « délire » ( une date fausse, le 681 du grand parchemin , un mot « SION » pour le petit … ) au détriment des apocryphes qui eux lui sont utiles .

De plus, si l’on considère que P Plantard est l’auteur des parchemins , il faut donc lui reconnaître  un certain « génie » , mais qui perds tout son sens quand on sait qu’il utilise une écriture en onciale abandonné depuis le VIIeme siècle afin de les faire passer pour une œuvre « pseudo templière » du début du deuxième millénaire .

Puis n’oublions pas non plus que le petit parchemin issu du codex Bezae est « marqué » par sa « période protestante » , je n’imagine donc pas P Plantard , ce « chevalier catholique traditionaliste » représentant d’un Prieuré de Sion non moins catholique choisir ce texte . Même dans le dictionnaire de Vigouroux , Théodore de Beze à qui l’on doit la connaissance de ce texte y est décrit d’une façon peu favorable ( page 1773 , je cite entre autre : «  ..ce calviniste ….imbu des nouvelles erreurs protestantes … ».) .

 

Quelles sont les sources documentaires de P Plantard ?

Ce qui est certain dans cette histoire , c’est que Plantard dispose d’une source d’information de première qualité . Pour ma part , trois personnes étaient capables d’accumuler de si précieuses informations et de  faire ainsi le lien entre l’époque de l’abbé Saunière et celle de Plantard-Corbu, ce sont ceux que j’appelle les trois « C » : Cros , Courrent et Courtauly ..

Ce n’est que dans le début des années 60 que l’abbé Courtauly permettra de compléter l’histoire de l’abbé Saunière afin de finaliser un apocryphe ( Blancassall ) et un ouvrage ..  « l’or de Rennes » :Il n’a donc ici  pas ma faveur .

Mr Cros nous a permis d’en savoir un peu plus sur la dalle , ainsi que sur la pierre de Coumesourde , découverte en 1928 ..mais c’est pratiquement tout : pas d’allusion dans les apocryphes donc je l’écarte donc aussi .

Je ne tiens bien sur pas compte de l’affirmation de Cherisey selon laquelle il aurait glisser le document « Cros » dans les papiers de Mr Corbu . Il faut lire sérieusement ce document pour se rendre compte que son auteur n’a pour but que d’étudier cette source d’information , sans à aucun moment vouloir faire le lien avec un hypothétique « Prieuré de Sion » .Je n’ai pas d’avis particulier sur sa mise en forme ( document dactylographié ) , mais sur le fond , il n’est certainement pas de sa création .

 

 Par contre , je suis maintenant persuadé que cette source d’information provient du Docteur Paul Courrent .

J’ai deux arguments qui me font choisir ce personnage .

Le premier est le témoignage de Mr Dagobert . Ce dernier découvrit le rôle de P Plantard quand il écrivit son livre  « LE ROI DAGOBERT , Histoire d’une famille et d’une chanson » . Il constata alors que celui-ci en compagnie de Mr Corbu « emprunta » quelques documents du Docteur Courrent .

Mr Dagobert dispose de plusieurs témoignages de personnes qui me semblent à priori dignes de foi . La recherche d’un trésor n’étant pas son objectif , je vois mal ce dernier nous proposer de faux renseignements . Enfin Mr Dagobert est un personnage qui appartient à une époque où l’honneur et l’honnêteté sont  des valeurs qui gouvernent une vie , et je n’ai donc pas de raisons objectives de douter de lui sur ce point .

Le deuxième me vient de l’analyse du contenu du deuxième apocryphe .

Aucune référence n’est faite par rapport à l’abbé Courtauly ou Mr Cros …mais ce sont pas moins de six références que l’on trouve par rapport au docteur Courrent . En voici la teneur :

 
Page 3 : Un premier ouvrage de l’abbé Boudet intitulé : La vraie langue celtique devait intriguer Monseigneur Billard , évêque de Carcassonne et aussi un docteur de Rennes les Bains , Paul Courrent .

 
Page 3 : Ne pouvant plus faire le bien autour de lui , l’abbé Boudet mourut de chagrin un an après son départ , cela malgré les soins attentifs et les visites du docteur Courrent

 
Page 7 :Dans le même temps , à Rennes les Bains , un certain docteur Paul Courrent s’intéresse à la vie étrange de l’abbé Boudet .

 
Page 7 :Convocations réitérées de l’évêque de Carcassonne auxquels le curé répond en présentant des certificats de complaisance , le(u)s uns délivrés par le docteur Courrent  , de Rennes les Bains , les autres par le médecin de Couiza , le Dr Roché .

 
Page 9 :Il est soigné par le docteur Paul Courrent qui couche même à la villa Bethanie .

Page 11 :Six étages de galeries et d’immenses salles existent toujours , Henri Lobineau déclara les avoir parcouru en 1920 avec le Docteur Courrent .

 

Il est donc certain que le docteur P Courrent s’intéressa de très près à la vie de l’abbé Boudet . Plantard le sait très bien et pour cause …la base des informations qu’il a recueillies est issue de cette source .Elle transparaît dans ce document .

C’est aussi à partir de cette source que Plantard réalisera « pierres gravées du Languedoc » .  En effet , le docteur Paul Courrent « possède plusieurs cordes à son arc » . Elles nous sont rappelées dans le texte suivant que nous devons à Mr Jean Girou :

« Historien, COURRENT a trouvé dans les fauves Corbières un terrain immense de prospection; il devient le mémorialiste de la Corbière; géologue, hydrologue, archéologue, numismate, héraldiste, historien, généalogiste, COURRENT est universel dans ce domaine; il alimente de ses communications vivantes et précises le Bulletin de la Société des Etudes Scientifiques; la Société des Etudes Scientifiques devient son royaume et par son prestige il conservera cette royauté pendant plus de 50 ans; membre de notre Société depuis 1898, le Docteur COURRENT occupa la présidence en 1902, en 1926; secrétaire général depuis 1927, puis Directeur de la Société, il en fut l'âme et la flamme jusqu'à sa mort. COURRENT a assisté à son apothéose, lors de son jubilé, fêté à Embres où il avait pris sa retraite . »

 
C’est certainement dans le « fond Courrent/Boudet/Saunière » , que P Plantard découvrira le livre de Mr Sacaze qui lui permettra de construire ce document .

 

« Pierre gravées du Languedoc » ..un apocryphe ..oui …mais dans quel but ?

Plantard dispose d’informations de première main , mais se trouve devant un gros problème . Aucun ouvrage ne décrit la dalle . Pourtant il sait bien qu’elle est une source d’information précieuse dans cette recherche et qu’elle permet d’apporter du crédit à son histoire de « Prieuré de Sion ». Il sait qu’il existe un lien entre la phrase « et in arcadia ego » de la dalle et la solution du codage du grand parchemin ….

Je suis souvent surpris que certains chercheurs attendent une confirmation de l’existence d’un document dans un quelconque écrit .. Il est évident que ce genre d’information ne circule pas et ne se trouve pas dans un ouvrage , la stèle fait figure d’exception dans cette histoire.

P Plantard  va donc essayer de  remettre maladroitement en circulation certain documents par le biais de ce pseudo ouvrage attribué  à Stublein …

 

Pourquoi trouve-t-on la solution de l’énigme du grand parchemin dans le deuxième apocryphe ?

« Bergere pas de tentation… » est bien la solution du codage du grand parchemin .

Il n’y a bien entendu aucun lien  obligatoire entre le fait de posséder la solution et le fait d’avoir crée l’énigme . Cherisey n’est pas l’auteur ( voir annexe ) pas plus que Plantard .

En proposant cette phrase dans le deuxième apocryphe ,  Plantard ne donne pas la solution de l’énigme , il le sait bien . Tout au plus il donne des éléments qui lui permettent indirectement de prendre la main sur les autres chercheurs .Si quelqu’un trouve quelque chose , et que ce quelque chose est en rapport avec la phrase « Bergère .. » ( logiquement , comme cette est phrase est bien en rapport avec l’énigme , cela doit arriver un jour ..) , alors son histoire de descendant prends du poids .

C’est ainsi qu’à notre époque certains chercheurs découvrent des éléments que Plantard ne connaissait pas …les rapports entre Nicolas Poussin , Monseigneur Pavillon et la région de RLC ( étude de Monsieur Daffos ) , la véritable signification du PAX681 ( étude de Monsieur Thierry Garnier …) etc …...

 Il ne peut pas présenter les deux parchemins …car ils ne sont pas complètement décodés ..surtout le petit pour lequel il ne saura rien tirer .. Il a du se poser beaucoup de questions ….

C’est pour lui un mélange de trois évangiles..pourquoi ? Quels sont tous ces mots qui paraissent en trop ? et ce découpage en forme de grotte , que cela signifie-t-il exactement ? et ce Primo-Secundo ..il doit y avoir quelque chose dessous ..c’est sûr ….

Puis il y a eu ce « boubourse » de Cherisey , qui fait de l’excès de zèle en faisant parvenir les parchemins à De Sede … avec sa phrase stupide .Comment réagir ? .

Avouons qu’ils sont vrais , cela apportera de l’eau à mon moulin .

Et zut ..on me demande des comptes …comment avouer à tous que ces documents furent « empruntés »..Pas possible , il y a encore peu de temps je « visitais » les prisons Françaises , et ce serait fini de mon avance …Plus qu’une chose à faire …avouer qu’il sont faux ..ce sera Cherisey qu’il le fera , qu’il dise qu’il les a crée ..qu’il assume .. !!

Enfin …qu’il n’en dise pas trop …surtout . ;il ne maîtrise rien .. ! je lui en donnerai la consigne …

 

Le petit parchemin …à quel point fut-il modifié ?

« Pierre et papier » nous apprends ( mais nous l’avions déjà deviné ..) que la phrase « A Dagobert II et à Sion est ce trésor , et il est la mort » est l’œuvre de Cherisey , mais est-ce la seule transformation ?

Qu’il est gênant pour certain ce « SION » verticale situé en bas du parchemin …c’est donc certainement l’œuvre de Cherisey ..cela ne peut donc pas être autre chose …

Et bien non . Je pense qu’il fait partie du parchemin ..au moins pour trois motifs .

 Le premier c’est qu’il n’y avait pas de raison pour que Cherisey se fasse un plaisir de nous annoncer qu’il fut une de ses créations , comme il l’a fait pour « A Dagobert » .

Le deuxième est  que l’annonce « Sion » est redondante .

En effet …une première fois incluse dans le texte , verticalement ..puis une deuxième fois dans la phrase « A Dagobert » . Ce serait donc un cas unique ou le codeur annonce par deux fois la même chose .

Nous savons que la phrase est de Cherisey , donc le mot Sion ne peut pas être de lui .

Il faut bien comprendre que la personne qui découpa le texte du parchemin avait bien l’intention de faire apparaître le mot « Sion » et non le nom Dagobert . Si Cherisey était cette personne ..soit il aurait transformé le petit parchemin pour faire apparaître les deux mots , soit n’en faire apparaître aucun de cette façon , mais uniquement  utiliser le décalage de lettres avec la phrase « A Dagobert », comme il l’a fait .

La phrase « A Dagobert » n’est donc qu’un moyen un peu maladroit de rattacher « Dagobert » au mot  « Sion » déjà présent sur le parchemin .

Le troisième vient de mes interprétations …. Je profite de cette occasion pour vous présenter ma dernière version . Vous y trouverez des éléments qui ne furent jusqu’alors jamais  communiqués .

Je rappelle ( le climat actuel étant ce qu’il est …) que je fus le premier à mettre en évidence les deux diagonales ( Sud-Est issue de RLC et Sud-Ouest issue de RLB ) ainsi que la succession de lettres T en sixième position au début de chaque ligne .

Je vais aujourd’hui confirmer mes interprétations  .

Voici comment  lire ce document :

La ligne de T en sixième position annonce le « TR » de la ligne 3 que l’on retrouve à la verticale de ce dernier en ligne 10 ainsi qu’un T de la ligne 7 ..

La ligne 7 possède bien une lettre T en sixième position , il est en bout de ligne sur l’orientation Sud-Ouest…L’auteur du parchemin suggère de remplacer la croix par la lettre T . Nous retrouvons donc bien trois croix alignées suggérant la direction Sud-Ouest .

Cette direction aboutit sur la ligne 14 en N . Cette lettre est aussi mise en évidence par l’auteur , dans l’alignement du sigle PS et de la première croix de la ligne 4 ( N du IHS …).C’est en effet à partir de cette croix que part la direction Sud-Ouest .

 

Le SION verticale comme horizontale n’est pas un SION …mais à « la valeur » d’un SIGNO : le même SIGNO que l’on retrouve sur le monument de RLB , mais c’est aussi le SIGNE ( Sud-Est ici ..)  par lequel on doit vaincre , situé dans l’église de RLC .

Plantard ne l’a jamais compris ….Vous avez ici le point de départ de la légende du « Prieuré de Sion » .

Je ne pense donc pas que le but de l’auteur était d’évoquer SION mais les lettres S et O pour Sud-Ouest qui sont la traduction du sigle PS .

Enfin le « TR » rajouté de la ligne 3 doit nous inviter à nous intéresser au TR de la ligne 10 qui se trouve au bout de la diagonale de lettre T issue de RLC .

 

( http://www.renne-le-chateau.com/pier_gra/pierres.html#ancre5 )

Mais alors , que s’est-il vraiment passé .. ?

 

« Brève » de comptoir ..(bis) …

 

En fait , c’est pas très compliqué ..

Au plus tard , c’est au début de l’année 1956 que Pierre Plantard découvre l’affaire « Saunières » ..mais je pense que cela s’est passé bien avant cette date ..Il « se procure » des documents provenant du Docteur Courrent relatifs au travail de l’abbé Boudet et l’abbé Saunières . Comme tout chercheur , il se réfère aux interprétations des anciens pour comprendre ce qu’il a trouvé, c'est-à-dire essentiellement au travail de Mr Cros . Comme ce dernier pensait que le « PS prae-cum » était d’origine templière , et que ce « PS » était présent sur la dalle ,sur  la pierre de Coumesourde et sur  le petit parchemin associé au mot « SION » ,   c’est dans cette voie qu’il se mit à chercher : c’est un sujet qu’il connaissait déjà bien ( affaire Gisors ) . Mais rien n’aboutissait ..tout juste avait-il trouvé l’existence d’un petit prieuré en relation avec Sion du coté d’Orléans …mais sincèrement , il ne devait pas y croire…..

En janvier 1956 ce fut la catastrophe ..une série d’ articles parurent dans un journal et révélérent à toute la France l’histoire du « curé aux milliards » , des chercheurs de tous horizons affluaient sur Rennes : il fallait réagir …. Changement complet de stratégie …plus question d’être un chercheur discret qui prends le risque de se faire distancer .Il fit donc reconnaître le peu de chose qu’il pensait avoir trouvé en ayant déjà dans l’idée de s’en servir , c’est ainsi qu’il « déposa » l’expression de « Prieuré de Sion » en créant une association qui ne fonctionna jamais . Si je n’arrive pas à le trouver pensa-t-il , alors d’autres le feront à ma place ….il suffira que je sois le légitime héritier . Ce sera l’occasion aussi pour lui de satisfaire une mégalomanie qui ne faisait que grandir . Patiemment il construit son délire , à l’aide de documents apocryphes . Il « lâcha » quelques informations mais juste assez pour « conserver la main » . Seulement le malheureux fut débordé par le succès .A la suite du livre de G de Sede , ce fut « l’énigme sacrée » ….Il  fallut alors gérer comme il pouvait  ….

 

 

Voila …..

Toujours pas de preuves concrètes pour étayer ce point de vue …mais pas plus de preuves concrètes pour pouvoir affirmer le contraire ….

Il faut alors estimer  si cela pouvait se passer comme ce fut ici proposer ….peser le pour et contre ..estimer la psychologie de chaque personnage ….

Mais alors comment expliquer que tout ces documents ( stèle , dalle , pierre de Coumesourde , parchemins , dispositions des statues dans les églises de RLC et ND de Marceille , écrits de Boudet …).semblent indiquer le même lieu … ?

Même le tableau de N Poussin s’interprète facilement  en choisissant cette vallée située au Sud-Ouest de RLC . A contrario ..avez-vous essayé de le faire en choisissant un autre lieu ?

Cela devient si difficile …

A-t-on ici uniquement un ensemble de coïncidences ?

A vous d’estimer ……..

 

A …plus …

 


 ANNEXE


LES INVRAISEMBLANCES DE Philippe De CHERISEY


Pour un créateur , cela n’est pas très clair dans son esprit …
Reprenons l’interview ( Page 66 à 76 ) Chaumeil-Cherisey de 1973 .
Pour celui-ci il faut bien comprendre une chose …Cherisey souhaite faire croire à JL Chaumeil qu’il est bien le créateur des parchemins , il n’est donc pas question à ce moment de raconter des âneries , il doit être crédible …c’est pourtant ce qu’il fera ….

En page 70 Cherisey parle des parchemins des évangiles de Saint Luc fabriqués par moi ….
et enchaîne sur « son » codage qui utilise le texte de la pierre tombale , et le saut du chevalier .
Il parle donc du grand parchemin ..mais celui-ci n’est pas de Luc mais de Jean …Etrange erreur pour quelqu’un qui a passé des heures sur ce texte à créer un codage …. !

En page 71 , il parle de « décoder la pierre tombale . « Il faut dire que c’est un anagramme superbe … » …
Erreur la pierre n’est pas l’anagramme …., c’est le texte à partir duquel on a crée l’anagramme … Alors simple erreur de présentation de sa part?? pas du tout ….

Il continu dans cette erreur …En effet en page 74 il annonce en parlant du texte de la stèle : « une première remarque s’impose, ce texte est forcement postérieur à 1861 .. »
Et il l’explique ainsi …en interprétant « par la croix et ce cheval de Dieu » ( à cette époque , Cherisey ne s’est pas encore intéressé à sa prétendue signature , nous somme en 1973 , alors que c’est peu de temps avant 1985 qu’il rédige « pierre et papier » ..et son histoire de signature ) .Il annonce alors que cette phrase est en rapport avec le tableau de Delacroix de 1861 . Puis en parlant de la pierre tombale il nous dit que « ce texte se décode qu’à l’aide d’Eugène Delacroix .. » , autrement dit il semble persuadé que c’est à partir du texte « bergère etc … » que le texte de la dalle fut crée ..

En fait ..il ne comprends rien et mélange tout …Ce qu’il dit avoir crée ( bergere etc … )lui sert de base pour interpréter la dalle , tout en commettant l’erreur de croire que le texte de la dalle fut crée à partir du texte Bergère.. : Il se trompe « dans le sens » de l’anagramme .

Il confirme à nouveau le tout en page 76 en fin d’interview en annonçant :
« il faut alors faire deux transferts et un exercice sur le cavalier . Tel est le décryptage de la tombe de la Marquise de Blanchefort »

Toujours page 71 … « toute la beauté du décryptage réside dans un des évangiles de Luc qui commence ainsi : In Sabbato Secundo Primo … » .
Nouvelle énorme erreur , le petit parchemin est complètement inutile et n’intervient absolument pas dans le décryptage du grand !!!!

Alors comment expliquer logiquement ce cafouillage ….. ?
Les deux parchemins sont bien authentiques , et Cherisey/Plantard les possède dès1965 . Ceux-ci sont accompagnés du décodage du grand parchemin .Ils connaissent donc à l’époque la solution « bergere etc … » .
Mais ils ne se sont pas intéressé dans le détail au décodage et donc ils n’ont que quelques notions sur ce dernier . Il en accepte l’authenticité , ce qui explique les interprétations de Cherisey sur le texte , reprise plus tard dans « pierre et papier » , mais en y rajoutant un paragraphe ( page 96….) dans lequel il essaie de prouver qu’il en est bien l’auteur .
Plantard sait bien que Cherisey ne maîtrise rien ( pas plus que lui certainement .. ) , et ce n’est pas hasard que Cherisey nous dit en page 74 « je voulais m’étendre sur le codage , mais Plantard m’a dit : non ..etc … »

En fait , Le but est de faire coller ces documents authentiques ( petit et grand parchemin ) au délire de Plantard … C’est en faisant le lien entre Dagobert et Sion , mot déjà présent sur le petit parchemin ( le sion au fond de la grotte comme nous dit Cherisey .. !! ) dans la fameuse phrase « a Dagobert et à Sion ..etc .. » qu’il le feront .
Là , pas de doute , c’est un rajout , Cherisey le dit …mais cela fait bien longtemps que je l’avais compris ( voir étude RDV ) .
Seulement ils viennent de donner à tous l’occasion de comprendre l’énigme , il faut donc au plus vite désavouer les parchemins …
Et c’est pour cette raison que nous avons le droit à toutes ces invraisemblances …..

Contrairement à ce qu’il dit ..les généalogies sont fausses …
mais les parchemins vrais ( retouché pour l’un deux …. ) .

 

La « signature » de Cherisey ..ou comment il revendique être l’auteur des parchemins …

Première constatation : il « signe » dans le grand parchemin grâce aux mots « cheval de Dieu » et « a midi » …( voir page 101 ) mais ne signe pas le petit parchemin ( rappelons que ces deux parchemins ont des origines différentes : codex et Vulgate ) ..Le petit parchemin est donc vraiment à prendre « à part » .

Pour commencer posons-nous une simple question : quelles doivent être les caractéristiques d’une signature présente sur un document . Je lui en trouve trois :

La première : elle doit identifier de façon rigoureuse la personne .
Ici , ce n’est pas le cas …C’est au prix d’interprétations parfois douteuses ( amedée = a midi .. ! ) que l’on doit retrouver l’identité .

La deuxième est qu’elle est unique :
Ce n’est pas le cas non plus …. La signature est en deux parties .. « cheval de Dieu » et « A midi » .

La troisième : elle termine le document et se trouve donc ..à la fin .
Ce n’est pas le cas ..Une partie se trouve au milieu , l’autre au trois quart ..

Ceci dit …envisageons deux cas …Le premier étant Cherisey est l’auteur des parchemins ( ce qui est faux , l’ayant déjà démontré précédemment ..) , la deuxième …il n’est pas l’auteur …

CHERISEY est l’auteur :
Hypothèse « haute » :
Il crée l’énigme en utilisant l’anagramme , une transposition à l’échiquier , l’application d’une double clé …soit un travail ayant une certaine précision et complexité .Il serait donc logique que sa signature possède les mêmes caractéristiques … Par exemple son nom présenté en fin de texte sous la forme d’anagramme …voir de lettres nécessitant pour le déchiffrage une clé évidente …
Ici , rien de tout cela ..il se montre incroyablement « dilettante » lors de la présentation de sa signature , lui qui fut si géniale dans la construction de l’énigme …..

Hypothèse « basse » :
Il souhaite comme il le prétends , présenter son nom sous la forme « ami de Dieu » et « ami des chevaux » ( pour Cherisey et Philippe ..) . Dans ce cas une notion important doit apparaître : celle d’ami , car elle figure à la fois dans le nom et le prénom .
Il ne le fait pas . Pourtant rien était plus facile pour lui de le faire …il suffisait de « réserver » quelques lettres sur les 128 de l’anagramme , pour les utiliser à son identification ..puis les présenter A LA FIN du texte sous la forme d’une expression regroupant les notions d’ami , de Dieu et de cheval ..La solution qu’il trouve …c’est de présenter la notion de cheval et de Dieu dans l’expression « cheval de Dieu » puis plus loin ..la notion d’ami qui lui manque , grâce à « a midi » .

CHERISEY n’est pas l’auteur :
Il lui faut donc essayer de prouver qu’il est l’auteur … Il va donc rechercher dans le texte les mots ou expression qui pourraient se rapporter à son identité . Si il s’était appelé « Desmontagne » , il aurait certainement choisi le mot daemon pour prouver ses affirmations .. daemon = des monts = des montagnes …!!
Un Monsieur Dien aurait pris Gardien …etc…. etc ….
Etant un peu chanceux , il trouve « cheval de Dieu » .


Cherisey a du remarquer que son argument « cheval de Dieu » était léger .. : pas de notion d’ami . IL va donc tenter « le grand écart » avec « a midi » que l’on trouve plus loin …expliqué comme étant « amédée »( un I pour un E comme sur la dalle .. !! ben voyons !!! ) , c'est-à-dire aimé de Dieu en latin ( et non plus en grec ..on ne peut pas être chanceux sur tout ..) . La notion d’ami est ainsi introduite maladroitement . Sa soif de prouver va lui faire commettre une grosse erreur ..celle de vouloir tout interpréter . Nous avons donc l’explication ou « j’achève ce daemon » est venue du titre d’un roman de Ioneco « amédée ou comment s’en débarrasser » !!...Elle vient de loin celle là !!!
Tout montre qu’il a cherché à faire correspondre une partie du texte à son identité ….

Je le répète , en temps que « créateur génial », il lui était plus facile de mettre une signature UNIQUE et INDISCUTABLE en FIN de document ….

Il n’a pas eu la chance de s’appeler Pépin .. !! dans ce cas .. .. « pomme » pouvait passé , et la couleur bleue pouvait montrer ses origines …
En fin de texte , cela devenait presque indiscutable … !

 

A propos de l’anagramme …
D’abord contrairement à ce qu’il prétend , il est beaucoup plus facile d’en faire un quand les lettres sont nombreuses : le choix des mots possibles devient beaucoup plus important .
Je le sais pour l’avoir fait un jour ( sur un autre site .. ) afin d’expliquer le mécanisme à un ami chercheur .
Ensuite il s’étonne de « son génie » car l’anagramme obtenu ( page 83 ) est composé des mêmes lettres !!
Il n’a strictement rien compris à la création du codage et ne fait que recopier ce que quelqu’un ( par document interposé probablement ) avait compris …
C’est absolument normal de retrouver les mêmes lettres car c’est à partir de là que fut crée le codage … !!!!
C’est simple ….
Le véritable auteur de l’énigme a pris un texte : celui de la stèle ajouté des lettres de PS praecum . Ensuite a partir de cet ensemble de lettres , il a crée le message « bergere etc … » : voici l’anagramme …..( donc OBLIGATOIREMENT les mêmes lettres ..)
Ensuite il a disposé ce texte dans deux échiquiers , et grâce au parcours du cavalier , il a réordonné les lettres ….( mais les lettres sont TOUJOURS IDENTIQUES …)
Par une première clé , il a retranché la valeur des lettres de la stèle ( prises à l’envers ..) de ce texte , puis appliqué la clé mortepee …en retranchant toujours les valeurs , afin d’obtenir un ensemble de lettres « VCPSJQROVYMYY etc … » qui contiennent bien au passage les lettres K,Y et Z , ce qui est tout à fait normal : C’est à ce moment ( dès la première clé ) que les lettres changent ….
Enfin il intercale régulièrement ce texte dans l’évangile de Jean …..
Il faut relire le passage page 83 … !!!
« je voudrai lui faire remarquer un phénomène prodigieux et dont aucun logicien n’a pu expliquer comment il s’obtenait…. »
 Alors quand il prétend page 96 , « mon premier truc fut l’élimination partielle des lettres KWYZ « , c’est qu’il a strictement rien compris …
A la limite , il aurait du dire : j’ai retiré la lettre W car le codage se fait sur 25 lettres , le W n’existant pas à l’époque ….mais pour K , Y et Z …c’est la constatation d’un « piètre chercheur » qui a vu qu’elle étaient absente du texte d’origine .. c’est tout !!

Maintenant si cette supercherie a si bien tenue dans le temps ..c’est que très peu de gens ont vraiment essayé de comprendre ce qui se passe dans ce cryptage …
Encore récemment , on trouvait dans un ouvrage sur RLC en page 67 ( venant d’un auteur pourtant sérieux ..) la phrase suivante : « ce texte codé a été déchiffré de différentes façons …….versions totalement différentes . la plus truculente à mon avis …pommes bleues »
Et non , Monsieur JL R …Il n’y a qu’un seul codage , une seule lecture possible!!!!!

Cherisey est ici , dans son « pierre et papier » un chercheur qui découvre le miracle de l’anagramme …. !!!!!!
 

 

A la manière de Samantha …..

Page 86 …je cite …
« que de virés n’avons-nous pas faites , l’ami basile et moi-même, dans ces couloirs …jusqu’au jour ou , méditant mieux sur BERGERE PAS DE TENTATION , la recherche nous sembla aussi stérile que de vouloir …..etc .. »
En fait dans ce passage , Cherisey nous explique que son interprétation sur bergere fait référence au mont Serbairou …et qu’il a passé ensuite son temps en compagnie d’un ami pour retrouver la grotte .. !!!!! lol

Alors là , c’est du Samantha …je vois ici le scénario ….
Samantha décide de créer un conte pour enfant , sur une recherche de trésor …puis scène suivante , « elle » se me à le rechercher , persuadée que c’est devenu une réalité …. !!!

Ah !! Sacré Cherisey !!!! Pour sûr , cet homme a travaillé avec Francis Blanche !!!!!

 

L’étendue des connaissances de l’auteur à propos le nouveau testament …
En page 73 nous découvrons que Luc l’évangéliste était païen avant de rencontrer le Christ !!!
Aucun évangélistes n’a pu rencontrer le Christ , les évangiles sont des documents de deuxième voir de troisième génération (Jean ..).Ce n’est qu’un détail , mais qui permet d’avoir une idée plus précise de ce personnage ….

 
Le Codex Bezae pris pour un montage …
Page 78 …
« le document 1 est un montage de trois évangiles synoptiques rapportant le même évènement . Soit Luc , Matthieu , Marc … »
Et oui !!!!! il avait bien pris ce texte pour un mélange , ne sachant pas qu’il provenait du codex Bezae , texte absent du dictionnaire de Dom Cabrol .
Et pourtant en page 70 il affirme « il ne faut pas confondre avec les parchemins des évangiles de saint Luc fabriqués par moi , dont j’ai pris le texte antique en onciale à la bibliothèque nationale sur l’ouvrage de dom Cabrol , l’archéologie chrétienne , casier C25 »
Aucune référence dans ce document au Codex Bezae ….. ni même au dictionnaire de Vigouroux , apparut dans cette histoire au XXIeme siècle grâce à Mr Chaumeil ….

Cette histoire qui évolue dans le temps aux gré des découvertes trouve actuellement une autre explication ….
Ce serait Plantard …qui trouve dans Vigouroux le texte …le confie à Cherisey …qui le transforme en « petit parchemin » …
Mais …en page 98 , nous lisons « non pas du tout puisque j’ai rédigé les documents I et II ( les parchemins …) en écriture semi onciale pour les situer en un temps ou le W était ignoré des occidentaux ..etc … »

P de Cherisey  a donc  déjà oublié qu’il les  a copié de Cabrol ( ou Vigouroux .. !! ) dans lesquels ILS SONT DEJA ECRITS EN ONCIAL … !!!!
A non …j’oubliais …c’est peut être Plantard …qui les trouve dans …Vigouroux …dans les quatre page qui expliquent les mots : CODEX BEZAE …( mais qui en oublie l’origine ..pourtant, ce détail n’a pas du lui échapper .. !) ….puis qui réécrit ce texte en écriture normale , pour le donner à Cherisey …qui a l’éclair de génie de les retranscrire en onciale et ..….

Quand je pense que l’on reproche certains chercheurs d’avoir l’interprétation un peu trop facile … !!!!

Du positif quand même …..

Ses réflexions sur le choix de ce texte si particulier ..avec le fameux « Secundo Primo » , qui est la clé du petit parchemin …les fameuses initiales PS de la dalle ( tiens , à propos , je croyais que cette dalle était fausse….pour certains ….crée pas l’équipe aussi , c’est pourtant pas du tout ce que l’on comprends quand on lit la page 100 )
En poursuivant ses réflexions , il aurait peut être compris le lien avec ce qu’il a pris pour une signature , et qu’il fallait inverser la lecture des deux lettres pour pouvoir les comprendre ( Seconde ..Première … ).

En conclusion ,

Le petit parchemin est pour moi authentique …….

 

 SOMMAIRE

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