N’oubliez pas non plus que «
Cherisey auteur des parchemins » fut la dernière justification d’une
« longue » série ( Francis Blanche etc ..) : rien ne les empêchait
de reconnaître les faits plus tôt …si ce n’est qu’ils n’en étaient pas les
auteurs …
P Plantard pouvait-il être
l’auteur des parchemins ?
Non ..je ne le pense pas du tout .
Il n’y a aucun rapport entre le travail demandé pour réaliser les parchemins et
celui nécessaire pour
« construire » les apocryphes . Autant les parchemins ont demandé un
travail important , long et rigoureux , autant les apocryphes montrent le
travail d’un amateur ..on y trouve entre autres des reproductions d’ouvrages
connus ( R Charroux ) , des photocopies de journaux etc …
Il serait incompréhensible que
Plantard ai passé autant de temps sur des parchemins qui n’apportent rien à son
« délire » ( une date fausse, le 681 du grand parchemin , un mot
« SION » pour le petit … ) au détriment des apocryphes qui eux lui
sont utiles .
De plus, si l’on considère que P
Plantard est l’auteur des parchemins , il faut donc lui reconnaître un certain « génie » , mais qui
perds tout son sens quand on sait qu’il utilise une écriture en onciale abandonné
depuis le VIIeme siècle afin de les faire passer pour une œuvre « pseudo
templière » du début du deuxième millénaire .
Puis n’oublions pas non plus que
le petit parchemin issu du codex Bezae est « marqué » par sa
« période protestante » , je n’imagine donc pas P Plantard , ce
« chevalier catholique traditionaliste » représentant d’un Prieuré de
Sion non moins catholique choisir ce texte . Même dans le dictionnaire de
Vigouroux , Théodore de Beze à qui l’on doit la connaissance de ce texte y est
décrit d’une façon peu favorable ( page 1773 , je cite entre autre :
« ..ce calviniste ….imbu des nouvelles erreurs protestantes … ».) .
Quelles sont les sources
documentaires de P Plantard ?
Ce qui est certain dans cette
histoire , c’est que Plantard dispose d’une source d’information de première
qualité . Pour ma part , trois personnes étaient capables d’accumuler de si
précieuses informations et de faire
ainsi le lien entre l’époque de l’abbé Saunière et celle de Plantard-Corbu, ce
sont ceux que j’appelle les trois « C » : Cros , Courrent et
Courtauly ..
Ce n’est que dans le début des
années 60 que l’abbé Courtauly permettra de compléter l’histoire de l’abbé
Saunière afin de finaliser un apocryphe ( Blancassall ) et un ouvrage ..
« l’or de Rennes » :Il n’a donc ici pas ma faveur .
Mr Cros nous a permis d’en savoir
un peu plus sur la dalle , ainsi que sur la pierre de Coumesourde , découverte
en 1928 ..mais c’est pratiquement tout : pas d’allusion dans les
apocryphes donc je l’écarte donc aussi .
Je ne tiens bien sur pas compte de
l’affirmation de Cherisey selon laquelle il aurait glisser le document
« Cros » dans les papiers de Mr Corbu . Il faut lire sérieusement ce
document pour se rendre compte que son auteur n’a pour but que d’étudier cette
source d’information , sans à aucun moment vouloir faire le lien avec un
hypothétique « Prieuré de Sion » .Je n’ai pas d’avis particulier sur
sa mise en forme ( document dactylographié ) , mais sur le fond , il n’est
certainement pas de sa création .
Par contre , je suis maintenant persuadé que
cette source d’information provient du Docteur Paul Courrent .
J’ai deux arguments qui me font
choisir ce personnage .
Le
premier est le témoignage de Mr Dagobert . Ce dernier découvrit le rôle de P
Plantard quand il écrivit son livre « LE ROI DAGOBERT , Histoire d’une
famille et d’une chanson » . Il constata alors que celui-ci en compagnie de Mr Corbu « emprunta »
quelques documents du Docteur Courrent .
Mr
Dagobert dispose de plusieurs témoignages de personnes qui me semblent à priori
dignes de foi . La recherche d’un trésor n’étant pas son objectif , je vois mal
ce dernier nous proposer de faux renseignements . Enfin Mr Dagobert est un
personnage qui appartient à une époque où l’honneur et l’honnêteté sont des valeurs qui gouvernent une vie , et je n’ai
donc pas de raisons objectives de douter de lui sur ce point .
Le
deuxième me vient de l’analyse du contenu du deuxième apocryphe .
Aucune
référence n’est faite par rapport à l’abbé Courtauly ou Mr Cros …mais ce sont
pas moins de six références que l’on trouve par rapport au docteur
Courrent . En voici la teneur :
Page 3 : Un premier ouvrage
de l’abbé Boudet intitulé : La vraie langue celtique devait intriguer
Monseigneur Billard , évêque de Carcassonne et aussi un docteur de Rennes les
Bains , Paul Courrent .
Page 3 : Ne pouvant plus
faire le bien autour de lui , l’abbé Boudet mourut de chagrin un an après son
départ , cela malgré les soins attentifs et les visites du docteur Courrent
Page 7 :Dans le même temps ,
à Rennes les Bains , un certain docteur Paul Courrent s’intéresse à la
vie étrange de l’abbé Boudet .
Page 7 :Convocations
réitérées de l’évêque de
Carcassonne auxquels le curé répond en présentant
des
certificats de complaisance , le(u)s uns délivrés par le docteur Courrent , de Rennes les Bains , les autres par le
médecin de Couiza , le Dr Roché .
Page 9 :Il est soigné par le
docteur Paul Courrent qui couche même à la villa Bethanie .
Page 11 :Six étages de
galeries et d’immenses salles existent toujours , Henri Lobineau déclara les
avoir parcouru en 1920 avec le Docteur Courrent .
Il est donc certain que le docteur
P Courrent s’intéressa de très près à la vie de l’abbé Boudet . Plantard le
sait très bien et pour cause …la base des informations qu’il a recueillies est
issue de cette source .Elle transparaît dans ce document .
C’est aussi à partir de cette
source que Plantard réalisera « pierres gravées du Languedoc » . En effet , le docteur Paul Courrent
« possède plusieurs cordes à son arc » . Elles nous sont rappelées dans
le texte suivant que nous devons à Mr Jean Girou :
« Historien, COURRENT a trouvé dans les fauves
Corbières un terrain immense de prospection; il devient le mémorialiste de la
Corbière; géologue, hydrologue, archéologue, numismate, héraldiste,
historien, généalogiste, COURRENT est universel dans ce domaine; il
alimente de ses communications vivantes et précises le Bulletin de la
Société des Etudes Scientifiques; la Société des Etudes Scientifiques
devient son royaume et par son prestige il conservera cette royauté pendant
plus de 50 ans; membre de notre Société depuis 1898, le Docteur COURRENT occupa
la présidence en 1902, en 1926; secrétaire général depuis 1927, puis Directeur
de la Société, il en fut l'âme et la flamme jusqu'à sa mort. COURRENT a assisté
à son apothéose, lors de son jubilé, fêté à Embres où il avait pris sa retraite
. »
C’est certainement dans le
« fond Courrent/Boudet/Saunière » , que P Plantard découvrira le
livre de Mr Sacaze qui lui permettra de construire ce document .
« Pierre gravées du
Languedoc » ..un apocryphe ..oui …mais dans quel but ?
Plantard dispose d’informations de
première main , mais se trouve devant un gros problème . Aucun ouvrage ne
décrit la dalle . Pourtant il sait bien qu’elle est une source d’information
précieuse dans cette recherche et qu’elle permet d’apporter du crédit à son
histoire de « Prieuré de Sion ». Il sait qu’il existe un lien entre
la phrase « et in arcadia ego » de la dalle et la solution du codage
du grand parchemin ….
Je suis souvent surpris que
certains chercheurs attendent une confirmation de l’existence d’un document
dans un quelconque écrit .. Il est évident que ce genre d’information ne
circule pas et ne se trouve pas dans un ouvrage , la stèle fait figure
d’exception dans cette histoire.
P Plantard va donc essayer de remettre maladroitement en circulation certain
documents par le biais de ce pseudo ouvrage attribué à Stublein …
Pourquoi trouve-t-on la
solution de l’énigme du grand parchemin dans le deuxième apocryphe ?
« Bergere pas de
tentation… » est bien la solution du codage du grand parchemin .
Il n’y a bien entendu aucun
lien obligatoire entre le fait de
posséder la solution et le fait d’avoir crée l’énigme . Cherisey n’est pas
l’auteur ( voir annexe ) pas plus que Plantard .
En proposant cette phrase dans le
deuxième apocryphe , Plantard ne donne
pas la solution de l’énigme , il le sait bien . Tout au plus il donne des
éléments qui lui permettent indirectement de prendre la main sur les autres
chercheurs .Si quelqu’un trouve quelque chose , et que ce quelque chose est en
rapport avec la phrase « Bergère .. » ( logiquement , comme cette est
phrase est bien en rapport avec l’énigme , cela doit arriver un jour ..) , alors
son histoire de descendant prends du poids .
C’est ainsi qu’à notre époque
certains chercheurs découvrent des éléments que Plantard ne connaissait pas
…les rapports entre Nicolas Poussin , Monseigneur Pavillon et la région de RLC
( étude de Monsieur Daffos ) , la véritable signification du PAX681 ( étude de
Monsieur Thierry Garnier …) etc …...
Il ne peut pas présenter les deux parchemins …car
ils ne sont pas complètement décodés ..surtout le petit pour lequel il ne saura
rien tirer .. Il a du se poser beaucoup de questions ….
C’est pour lui un mélange de trois
évangiles..pourquoi ? Quels sont tous ces mots qui paraissent en
trop ? et ce découpage en forme de grotte , que cela signifie-t-il
exactement ? et ce Primo-Secundo ..il doit y avoir quelque chose dessous
..c’est sûr ….
Puis il y a eu ce « boubourse »
de Cherisey , qui fait de l’excès de zèle en faisant parvenir les parchemins à
De Sede … avec sa phrase stupide .Comment réagir ? .
Avouons qu’ils sont vrais , cela
apportera de l’eau à mon moulin .
Et zut ..on me demande des comptes
…comment avouer à tous que ces documents furent « empruntés »..Pas possible
, il y a encore peu de temps je « visitais » les prisons Françaises ,
et ce serait fini de mon avance …Plus qu’une chose à faire …avouer qu’il sont
faux ..ce sera Cherisey qu’il le fera , qu’il dise qu’il les a crée ..qu’il
assume .. !!
Enfin …qu’il n’en dise pas trop
…surtout . ;il ne maîtrise rien .. ! je lui en donnerai la consigne …
Le petit parchemin …à quel
point fut-il modifié ?
« Pierre et papier »
nous apprends ( mais nous l’avions déjà deviné ..) que la phrase « A
Dagobert II et à Sion est ce trésor , et il est la mort » est l’œuvre de
Cherisey , mais est-ce la seule transformation ?
Qu’il est gênant pour certain
ce « SION » verticale situé en bas du parchemin …c’est donc certainement l’œuvre de Cherisey ..cela ne peut
donc pas être autre chose …
Et bien non . Je pense qu’il fait
partie du parchemin ..au moins pour trois motifs .
Le premier c’est qu’il n’y avait pas de raison
pour que Cherisey se fasse un plaisir de nous annoncer qu’il fut une de ses
créations , comme il l’a fait pour « A Dagobert » .
Le deuxième est que l’annonce « Sion » est
redondante .
En effet …une première fois
incluse dans le texte , verticalement ..puis une deuxième fois dans la phrase
« A Dagobert » . Ce serait donc un cas unique ou le codeur annonce
par deux fois la même chose .
Nous savons que la phrase est de
Cherisey , donc le mot Sion ne peut pas être de lui .
Il faut bien comprendre que la
personne qui découpa le texte du parchemin avait bien l’intention de faire
apparaître le mot « Sion » et non le nom Dagobert . Si Cherisey était
cette personne ..soit il aurait transformé le petit parchemin pour faire
apparaître les deux mots , soit n’en faire apparaître aucun de cette façon ,
mais uniquement utiliser le décalage de
lettres avec la phrase « A Dagobert », comme il l’a fait .
La phrase « A Dagobert »
n’est donc qu’un moyen un peu maladroit de rattacher « Dagobert » au
mot « Sion » déjà présent sur
le parchemin .
Le troisième vient de mes
interprétations …. Je profite de cette occasion pour vous présenter ma dernière
version . Vous y trouverez des éléments qui ne furent jusqu’alors jamais communiqués .
Je rappelle ( le climat actuel
étant ce qu’il est …) que je fus le premier à mettre en évidence les deux
diagonales ( Sud-Est issue de RLC et Sud-Ouest issue de RLB ) ainsi que la
succession de lettres T en sixième position au début de chaque ligne .
Je vais aujourd’hui confirmer mes interprétations
.
Voici comment lire ce document :
La ligne de T en sixième position
annonce le « TR » de la ligne 3 que l’on retrouve à la verticale de
ce dernier en ligne 10 ainsi qu’un T de la ligne 7 ..
La ligne 7 possède bien une lettre
T en sixième position , il est en bout de ligne sur l’orientation
Sud-Ouest…L’auteur du parchemin suggère de remplacer la croix par la lettre T .
Nous retrouvons donc bien trois croix alignées suggérant la direction
Sud-Ouest .
Cette direction aboutit sur la
ligne 14 en N . Cette lettre est aussi mise en évidence par l’auteur , dans
l’alignement du sigle PS et de la première croix de la ligne 4 ( N du IHS
…).C’est en effet à partir de cette croix que part la direction Sud-Ouest .

Le SION verticale comme
horizontale n’est pas un SION …mais à « la valeur » d’un SIGNO :
le même SIGNO que l’on retrouve sur le monument de RLB , mais c’est aussi le
SIGNE ( Sud-Est ici ..) par lequel on
doit vaincre , situé dans l’église de RLC .
Plantard ne l’a jamais compris
….Vous avez ici le point de départ de la légende du « Prieuré de
Sion » .
Je ne pense donc pas que le but de
l’auteur était d’évoquer SION mais les lettres S et O pour Sud-Ouest qui sont
la traduction du sigle PS .
Enfin le « TR » rajouté
de la ligne 3 doit nous inviter à nous intéresser au TR de la ligne 10 qui se
trouve au bout de la diagonale de lettre T issue de RLC .
( http://www.renne-le-chateau.com/pier_gra/pierres.html#ancre5 )
Mais alors , que s’est-il
vraiment passé .. ?
« Brève » de comptoir
..(bis) …
En fait , c’est pas très compliqué
..
Au plus tard , c’est au début de
l’année 1956 que Pierre Plantard découvre l’affaire « Saunières »
..mais je pense que cela s’est passé bien avant cette date ..Il « se
procure » des documents provenant du Docteur Courrent relatifs au
travail de l’abbé Boudet et l’abbé Saunières . Comme tout chercheur , il se
réfère aux interprétations des anciens pour comprendre ce qu’il a trouvé, c'est-à-dire
essentiellement au travail de Mr Cros . Comme ce dernier pensait que le
« PS prae-cum » était d’origine templière , et que ce
« PS » était présent sur la dalle ,sur la pierre de Coumesourde et sur le petit parchemin associé au mot
« SION » , c’est dans cette voie qu’il se mit à chercher :
c’est un sujet qu’il connaissait déjà bien ( affaire Gisors ) . Mais rien
n’aboutissait ..tout juste avait-il trouvé l’existence d’un petit prieuré en
relation avec Sion du coté d’Orléans …mais sincèrement , il ne devait pas y
croire…..
En janvier 1956 ce fut la
catastrophe ..une série d’ articles parurent dans un journal et révélérent à
toute la France l’histoire du « curé aux milliards » , des chercheurs
de tous horizons affluaient sur Rennes : il fallait réagir …. Changement
complet de stratégie …plus question d’être un chercheur discret qui prends le
risque de se faire distancer .Il fit donc reconnaître le peu de chose qu’il
pensait avoir trouvé en ayant déjà dans l’idée de s’en servir , c’est ainsi
qu’il « déposa » l’expression de « Prieuré de Sion » en
créant une association qui ne fonctionna jamais . Si je n’arrive pas à le
trouver pensa-t-il , alors d’autres le feront à ma place ….il suffira que je
sois le légitime héritier . Ce sera l’occasion aussi pour lui de satisfaire une
mégalomanie qui ne faisait que grandir . Patiemment il construit son délire , à
l’aide de documents apocryphes . Il « lâcha » quelques informations
mais juste assez pour « conserver la main » . Seulement le malheureux
fut débordé par le succès .A la suite du livre de G de Sede , ce fut « l’énigme
sacrée » ….Il fallut alors gérer
comme il pouvait ….
Voila …..
Toujours
pas de preuves concrètes pour étayer ce point de vue …mais pas plus de preuves
concrètes pour pouvoir affirmer le contraire ….
Il
faut alors estimer si cela pouvait se
passer comme ce fut ici proposer ….peser le pour et contre ..estimer la
psychologie de chaque personnage ….
Mais
alors comment expliquer que tout ces documents ( stèle , dalle , pierre de
Coumesourde , parchemins , dispositions des statues dans les églises de RLC et
ND de Marceille , écrits de Boudet …).semblent indiquer le même lieu … ?
Même
le tableau de N Poussin s’interprète facilement
en choisissant cette vallée située au Sud-Ouest de RLC . A contrario
..avez-vous essayé de le faire en choisissant un autre lieu ?
Cela
devient si difficile …
A-t-on
ici uniquement un ensemble de coïncidences ?
A
vous d’estimer ……..
A
…plus …
ANNEXE
LES INVRAISEMBLANCES DE Philippe De CHERISEY
Pour un créateur , cela n’est pas très clair dans son esprit …
Reprenons l’interview ( Page 66 à 76 ) Chaumeil-Cherisey de 1973 .
Pour celui-ci il faut bien comprendre une chose …Cherisey souhaite faire croire
à JL Chaumeil qu’il est bien le créateur des parchemins , il n’est donc pas
question à ce moment de raconter des âneries , il doit être crédible …c’est
pourtant ce qu’il fera ….
En page 70 Cherisey parle des parchemins des évangiles de Saint Luc fabriqués
par moi ….
et enchaîne sur « son » codage qui utilise le texte de la pierre tombale , et
le saut du chevalier .
Il parle donc du grand parchemin ..mais celui-ci n’est pas de Luc mais de Jean
…Etrange erreur pour quelqu’un qui a passé des heures sur ce texte à créer un
codage …. !
En page 71 , il parle de « décoder la pierre tombale . « Il faut dire que c’est
un anagramme superbe … » …
Erreur la pierre n’est pas l’anagramme …., c’est le texte à partir duquel on a
crée l’anagramme … Alors simple erreur de présentation de sa part?? pas du tout
….
Il continu dans cette erreur …En effet en page 74 il annonce en parlant du
texte de la stèle : « une première remarque s’impose, ce texte est forcement
postérieur à 1861 .. »
Et il l’explique ainsi …en interprétant « par la croix et ce cheval de Dieu » (
à cette époque , Cherisey ne s’est pas encore intéressé à sa prétendue
signature , nous somme en 1973 , alors que c’est peu de temps avant 1985 qu’il
rédige « pierre et papier » ..et son histoire de signature ) .Il annonce alors
que cette phrase est en rapport avec le tableau de Delacroix de 1861 . Puis en
parlant de la pierre tombale il nous dit que « ce texte se décode qu’à l’aide
d’Eugène Delacroix .. » , autrement dit il semble persuadé que c’est à partir
du texte « bergère etc … » que le texte de la dalle fut crée ..
En fait ..il ne comprends rien et mélange tout …Ce qu’il dit avoir crée (
bergere etc … )lui sert de base pour interpréter la dalle , tout en commettant
l’erreur de croire que le texte de la dalle fut crée à partir du texte
Bergère.. : Il se trompe « dans le sens » de l’anagramme .
Il confirme à nouveau le tout en page 76 en fin d’interview en annonçant :
« il faut alors faire deux transferts et un exercice sur le cavalier . Tel est
le décryptage de la tombe de la Marquise de Blanchefort »
Toujours page 71 … « toute la beauté du décryptage réside dans un des évangiles
de Luc qui commence ainsi : In Sabbato Secundo Primo … » .
Nouvelle énorme erreur , le petit parchemin est complètement inutile et
n’intervient absolument pas dans le décryptage du grand !!!!
Alors comment expliquer logiquement ce cafouillage ….. ?
Les deux parchemins sont bien authentiques , et Cherisey/Plantard les
possède dès1965 . Ceux-ci sont accompagnés du décodage du grand parchemin .Ils
connaissent donc à l’époque la solution « bergere etc … » .
Mais ils ne se sont pas intéressé dans le détail au décodage et donc ils n’ont
que quelques notions sur ce dernier . Il en accepte l’authenticité , ce qui
explique les interprétations de Cherisey sur le texte , reprise plus tard dans
« pierre et papier » , mais en y rajoutant un paragraphe ( page 96….) dans
lequel il essaie de prouver qu’il en est bien l’auteur .
Plantard sait bien que Cherisey ne maîtrise rien ( pas plus que lui
certainement .. ) , et ce n’est pas hasard que Cherisey nous dit en page 74 «
je voulais m’étendre sur le codage , mais Plantard m’a dit : non ..etc … »
En fait , Le but est de faire coller ces documents authentiques ( petit et
grand parchemin ) au délire de Plantard … C’est en faisant le lien entre
Dagobert et Sion , mot déjà présent sur le petit parchemin ( le sion au fond de
la grotte comme nous dit Cherisey .. !! ) dans la fameuse phrase « a Dagobert
et à Sion ..etc .. » qu’il le feront .
Là , pas de doute , c’est un rajout , Cherisey le dit …mais cela fait bien
longtemps que je l’avais compris ( voir étude RDV ) .
Seulement ils viennent de donner à tous l’occasion de comprendre l’énigme , il
faut donc au plus vite désavouer les parchemins …
Et c’est pour cette raison que nous avons le droit à toutes ces
invraisemblances …..
Contrairement à ce qu’il dit ..les généalogies sont fausses …
mais les parchemins vrais ( retouché pour l’un deux …. ) .
La « signature » de
Cherisey ..ou comment il revendique être l’auteur des parchemins …
Première constatation : il « signe » dans le grand parchemin grâce aux mots «
cheval de Dieu » et « a midi » …( voir page 101 ) mais ne signe pas le petit
parchemin ( rappelons que ces deux parchemins ont des origines différentes :
codex et Vulgate ) ..Le petit parchemin est donc vraiment à prendre « à part »
.
Pour commencer posons-nous une simple question : quelles doivent être les
caractéristiques d’une signature présente sur un document . Je lui en trouve
trois :
La première : elle doit identifier de façon rigoureuse la personne .
Ici , ce n’est pas le cas …C’est au prix d’interprétations parfois douteuses (
amedée = a midi .. ! ) que l’on doit retrouver l’identité .
La deuxième est qu’elle est unique :
Ce n’est pas le cas non plus …. La signature est en deux parties .. « cheval de
Dieu » et « A midi » .
La troisième : elle termine le document et se trouve donc ..à la fin .
Ce n’est pas le cas ..Une partie se trouve au milieu , l’autre au trois quart
..
Ceci dit …envisageons deux cas …Le premier étant Cherisey est l’auteur des
parchemins ( ce qui est faux , l’ayant déjà démontré précédemment ..) , la
deuxième …il n’est pas l’auteur …
CHERISEY est l’auteur :
Hypothèse « haute » :
Il crée l’énigme en utilisant l’anagramme , une transposition à l’échiquier ,
l’application d’une double clé …soit un travail ayant une certaine précision et
complexité .Il serait donc logique que sa signature possède les mêmes
caractéristiques … Par exemple son nom présenté en fin de texte sous la forme
d’anagramme …voir de lettres nécessitant pour le déchiffrage une clé évidente …
Ici , rien de tout cela ..il se montre incroyablement « dilettante » lors de la
présentation de sa signature , lui qui fut si géniale dans la construction de
l’énigme …..
Hypothèse « basse » :
Il souhaite comme il le prétends , présenter son nom sous la forme « ami de
Dieu » et « ami des chevaux » ( pour Cherisey et Philippe ..) . Dans ce cas une
notion important doit apparaître : celle d’ami , car elle figure à la fois dans
le nom et le prénom .
Il ne le fait pas . Pourtant rien était plus facile pour lui de le faire …il
suffisait de « réserver » quelques lettres sur les 128 de l’anagramme , pour
les utiliser à son identification ..puis les présenter A LA FIN du texte sous
la forme d’une expression regroupant les notions d’ami , de Dieu et de cheval
..La solution qu’il trouve …c’est de présenter la notion de cheval et de Dieu
dans l’expression « cheval de Dieu » puis plus loin ..la notion d’ami qui lui
manque , grâce à « a midi » .
CHERISEY n’est pas l’auteur :
Il lui faut donc essayer de prouver qu’il est l’auteur … Il va donc rechercher
dans le texte les mots ou expression qui pourraient se rapporter à son identité
. Si il s’était appelé « Desmontagne » , il aurait certainement choisi le mot
daemon pour prouver ses affirmations .. daemon = des monts = des montagnes …!!
Un Monsieur Dien aurait pris Gardien …etc…. etc ….
Etant un peu chanceux , il trouve « cheval de Dieu » .
Cherisey a du remarquer que son argument « cheval de Dieu »
était léger .. :
pas de notion d’ami . IL va donc tenter « le grand
écart » avec « a midi » que
l’on trouve plus loin …expliqué comme étant
« amédée »( un I pour un E comme
sur la dalle .. !! ben voyons !!! ) , c'est-à-dire aimé
de Dieu en latin ( et
non plus en grec ..on ne peut pas être chanceux sur tout ..) . La
notion d’ami
est ainsi introduite maladroitement . Sa soif de prouver va lui faire
commettre
une grosse erreur ..celle de vouloir tout interpréter . Nous
avons donc
l’explication ou « j’achève ce daemon »
est venue du titre d’un roman de Ioneco
« amédée ou comment s’en débarrasser
» !!...Elle vient de loin celle là !!!
Tout montre qu’il a cherché à faire correspondre une partie du texte à son
identité ….
Je le répète , en temps que « créateur génial », il lui était plus facile de
mettre une signature UNIQUE et INDISCUTABLE en FIN de document ….
Il n’a pas eu la chance de s’appeler Pépin .. !! dans ce cas .. .. « pomme »
pouvait passé , et la couleur bleue pouvait montrer ses origines …
En fin de texte , cela devenait presque indiscutable … !
A propos de l’anagramme …
D’abord contrairement à ce qu’il prétend ,
il est beaucoup plus facile d’en faire un quand les lettres sont nombreuses :
le choix des mots possibles devient beaucoup plus important .
Je le sais pour l’avoir fait un jour ( sur un autre site .. ) afin d’expliquer
le mécanisme à un ami chercheur .
Ensuite il s’étonne de « son génie » car l’anagramme obtenu ( page 83 ) est
composé des mêmes lettres !!
Il n’a strictement rien compris à la création du codage et ne fait que recopier
ce que quelqu’un ( par document interposé probablement ) avait compris …
C’est absolument normal de retrouver les mêmes lettres car c’est à partir de là
que fut crée le codage … !!!!
C’est simple ….
Le véritable auteur de l’énigme a pris un texte : celui de la stèle ajouté des
lettres de PS praecum . Ensuite a partir de cet ensemble de lettres , il a crée
le message « bergere etc … » : voici l’anagramme …..( donc OBLIGATOIREMENT les
mêmes lettres ..)
Ensuite il a disposé ce texte dans deux échiquiers , et grâce au parcours du
cavalier , il a réordonné les lettres ….( mais les lettres sont TOUJOURS
IDENTIQUES …)
Par une première clé , il a retranché la valeur des lettres de la stèle (
prises à l’envers ..) de ce texte , puis appliqué la clé mortepee …en
retranchant toujours les valeurs , afin d’obtenir un ensemble de lettres «
VCPSJQROVYMYY etc … » qui contiennent bien au passage les lettres K,Y et Z , ce
qui est tout à fait normal : C’est à ce moment ( dès la première clé ) que les
lettres changent ….
Enfin il intercale régulièrement ce texte dans l’évangile de Jean …..
Il faut relire le passage page 83 … !!!
« je voudrai lui faire remarquer un phénomène prodigieux et dont aucun logicien
n’a pu expliquer comment il s’obtenait…. »
Alors quand il prétend page 96 , « mon
premier truc fut l’élimination partielle des lettres KWYZ « , c’est qu’il a
strictement rien compris …
A la limite , il aurait du dire : j’ai retiré la lettre W car le codage se fait
sur 25 lettres , le W n’existant pas à l’époque ….mais pour K , Y et Z …c’est
la constatation d’un « piètre chercheur » qui a vu qu’elle étaient absente du
texte d’origine .. c’est tout !!
Maintenant si cette supercherie a si bien tenue dans le temps ..c’est que très
peu de gens ont vraiment essayé de comprendre ce qui se passe dans ce cryptage
…
Encore récemment , on trouvait dans un ouvrage sur RLC en page 67 ( venant d’un
auteur pourtant sérieux ..) la phrase suivante : « ce texte codé a été
déchiffré de différentes façons …….versions totalement différentes . la plus
truculente à mon avis …pommes bleues »
Et non , Monsieur JL R …Il n’y a qu’un seul codage , une seule lecture
possible!!!!!
Cherisey est ici , dans son « pierre et papier » un chercheur qui découvre le
miracle de l’anagramme …. !!!!!!
A la manière de Samantha …..
Page 86 …je cite …
« que de virés n’avons-nous pas faites , l’ami basile et moi-même, dans ces
couloirs …jusqu’au jour ou , méditant mieux sur BERGERE PAS DE TENTATION , la
recherche nous sembla aussi stérile que de vouloir …..etc .. »
En fait dans ce passage , Cherisey nous explique que son interprétation sur
bergere fait référence au mont Serbairou …et qu’il a passé ensuite son temps en
compagnie d’un ami pour retrouver la grotte .. !!!!! lol
Alors là , c’est du Samantha …je vois ici le scénario ….
Samantha décide de créer un conte pour enfant , sur une recherche de trésor
…puis scène suivante , « elle » se me à le rechercher , persuadée que c’est
devenu une réalité …. !!!
Ah !! Sacré Cherisey !!!! Pour sûr , cet homme a travaillé avec Francis Blanche
!!!!!
L’étendue des connaissances de
l’auteur à propos le nouveau testament …
En page 73 nous découvrons que Luc
l’évangéliste était païen avant de rencontrer le Christ !!!
Aucun évangélistes n’a pu rencontrer le Christ , les évangiles sont des
documents de deuxième voir de troisième génération (Jean ..).Ce n’est qu’un
détail , mais qui permet d’avoir une idée plus précise de ce personnage ….
Le Codex Bezae pris pour un montage …
Page 78 …
« le document 1 est un montage de trois évangiles synoptiques rapportant le même
évènement . Soit Luc , Matthieu , Marc … »
Et oui !!!!! il avait bien pris ce texte pour un mélange , ne sachant pas qu’il
provenait du codex Bezae , texte absent du dictionnaire de Dom Cabrol .
Et pourtant en page 70 il affirme « il ne faut pas confondre avec les
parchemins des évangiles de saint Luc fabriqués par moi , dont j’ai pris le
texte antique en onciale à la bibliothèque nationale sur l’ouvrage de dom
Cabrol , l’archéologie chrétienne , casier C25 »
Aucune référence dans ce document au Codex Bezae ….. ni même au dictionnaire de
Vigouroux , apparut dans cette histoire au XXIeme siècle grâce à Mr Chaumeil ….
Cette histoire qui évolue dans le temps aux gré des découvertes trouve
actuellement une autre explication ….
Ce serait Plantard …qui trouve dans Vigouroux le texte …le confie à Cherisey
…qui le transforme en « petit parchemin » …
Mais …en page 98 , nous lisons « non pas du tout puisque j’ai rédigé les
documents I et II ( les parchemins …) en écriture semi onciale pour les situer
en un temps ou le W était ignoré des occidentaux ..etc … »
P de Cherisey a donc déjà oublié qu’il les a copié de Cabrol ( ou Vigouroux .. !! ) dans
lesquels ILS SONT DEJA ECRITS EN ONCIAL … !!!!
A non …j’oubliais …c’est peut être Plantard …qui les trouve dans …Vigouroux
…dans les quatre page qui expliquent les mots : CODEX BEZAE …( mais qui en
oublie l’origine ..pourtant, ce détail n’a pas du lui échapper .. !)
….puis qui réécrit ce texte en écriture normale , pour le donner à Cherisey
…qui a l’éclair de génie de les retranscrire en onciale et ..….
Quand je pense que l’on reproche certains chercheurs d’avoir l’interprétation
un peu trop facile … !!!!
Du positif quand même …..
Ses réflexions sur le choix de ce
texte si particulier ..avec le fameux « Secundo Primo » , qui est la clé du
petit parchemin …les fameuses initiales PS de la dalle ( tiens , à propos , je
croyais que cette dalle était fausse….pour certains ….crée pas l’équipe aussi ,
c’est pourtant pas du tout ce que l’on comprends quand on lit la page 100 )
En poursuivant ses réflexions , il aurait peut être compris le lien avec ce
qu’il a pris pour une signature , et qu’il fallait inverser la lecture des deux
lettres pour pouvoir les comprendre ( Seconde ..Première … ).
En conclusion ,
Le petit parchemin est pour moi
authentique …….
SOMMAIRE